Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Mer 13 Juin - 11:55



► February,2018. Newcastle | quotation
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Swann eu l'air perturbé quand il se racla la gorge, il ne s'attendait sûrement pas à ce que Johanna revienne si rapidement. Et encore moins à ce qu'il lui pose ce genre de question, sortit de but en blanc, sans aucune forme ni douceur dans ses mots. Le Johana souriant et joueur que Swann avait eu le plaisir de rencontrer avait disparût. Il n'y avait plus de sourire sur on visage, plus de jovialité ni de douceur. Il s'était complètement fermé, comme un bloc de pierre ou une armoire. Il s'était totalement refermé.

- Ça pose un problème ?

Bien que la réaction du plus jeune le fit ce détendre légèrement. Il ne cherchait ni à le nier ni à le cacher. Ce fut un petit soulagement mais pas tant que ça. Il fallait tout de même qu'il éclaircisse tout ça.

-Pas pour le moment.

Mais ça allait le devenir s'il commençait à lui mentir ou ne devenait violent. Bien que la situation était à son avantage ; Swann était bourré comme pas deux, il ne tenait pas debout seul, présentement était nu comme un ver dans une baignoire, et Joh le surplombait de toute sa hauteur, sur la défensive, il restait prudent. Il avait milles questions à lui poser, il voulait absolument s'assurer que la situation était hors de danger, qu'il pouvait lui faire confiance. Mais avant ça, il devait le faire sortir de là.

Son œil de policier le rendait des plus observateurs, et il n'avait pas pu louper les frissons qui recouvraient son épiderme alors que de grosses gouttes glissaient le long de ses cheveux, son dos, ses épaules, ses bras. Et si la situation avait été différente, si il n'avait pas été obnubilé par le fait que le blond était un mutant, peut-être, sans doute se serait-il attardé à le regarder un peu plus en détails, à apprécier son corps fin sur lequel l'eau ruisselait. Il aurait prit le temps de le détailler, de l'apprécier. Mais non, il n'avait pas l'esprit à ça. Il était bien trop concentré sur ses questions qu'il mourrait d'envie de lui poser. Mais il ne pouvait pas, enfin, il se devait d'attendre que le cadre soit plus favorable. Alors il se pencha doucement sur lui et tourna le bouton pour vider la baignoire.

-Sortez du bain d'abord. Je ne voudrais pas que vous attraperiez froid.

Il lui fit un très léger sourire, afin d'essayer de détendre l'atmosphère mais surtout de ce détendre lui-même. Au fond tous les mutants n'étaient pas mauvais, il le savait, il en avait déjà rencontré plus d'un. Alors pourquoi jetait-il tout de suite la pierre à Swann en se braquant de la sorte ? Il n'avait pas de réponse à ça. Si ce n'était la peur, son traumatisme sans nul doute. Mais il fallait qu'il apprenne à passer outre et à ne pas se hâter sur les conclusions.

-Tenez, mettez ça sur vous.

Il déposa le peignoir sur ses épaules une fois que l'eau fut vidée, et attendit qu'il ai mit correctement le tissus et l'ai noué autour de sa taille pour lui tendre les bras légèrement, afin que le mutant s'accroche à lui et qu'il puisse le porter jusque la chambre. Malgré une certaine appréhension, il redevenait tout doucement attentionné et aux petits soins. L'effet Swann Weavers à n'en pas douté. Jamais en temps normal il se serait autant approché d'un mutant qu'il ne connaissait pas, du moins pas de manière aussi direct voir même intime. Mais instinctivement il faisait confiance à Swann, pourquoi ? Il ne le savait pas, il n'en avait même aucune idée. Mais les faits étaient là, et il fallait avouer que cela le perturbait aussi énormément.

Sans grands efforts il réussit à le soulever et l'emmena aussitôt vers la chambre ou un boxer propre et une chemise appartenant à Johana l'attendaient. Il le déposa avec douceur sur la surface moelleuse et confortable du lit. Il était si léger qu'il faisait à peine s'affaisser le matelas en s'asseyant dessus.
Il le regarda un instant, se demandant s'il devait lui poser toutes les questions qui lui tournaient en boucle dans la tête, maintenant. Il était tiraillé, parce qu'au fond c'était le bon moment pour, et en un sens, il se dit qu'il n'avait pas vraiment envie de savoir. Et si, ce Swann qu'il appréciait déjà beaucoup, s'avérait être quelqu'un qu'il allait détester, simplement à cause de sa mutation ? Ce n'était pas ce qu'il désirait. Mais il ne pouvait pas non plus faire ami ami avec lui sans savoir ce qu'il était réellement.

Alors en se raclant la gorge il s'assit en tailleurs devant lui sur le sol, entrelaça ses doigts les un avec les autres et souffla doucement comme pour se calmer interieurement.

-Je suis désolé. J'ai tendance à sur réagir quand j'apprends la mutation de quelqu'un. Traumatisme. Vous n'avez rien à craindre, du moins pas de moi et pas tant que vous êtes quelqu'un de réglo avec la police.

Il avait dit ça en tirant doucement sur le col de sa chemise après en avoir déboutonné le haut, afin de dévoiler, sur son pectoral gauche, un tatouage, celui des psychologiste. Ce tatouage il le détestait autant qu'il l'aimait. Il lui rappelait chaque jour, qu'il n'était pas mieux que tous ces mutants, usant de leur « don » contre les autres, sans leur consentement. Car oui, il pouvait savoir si les gens mentaient, à tout instant, c'est-à-dire sans qu'il ne demande le consentement aux gens pour pouvoir utiliser sa mutation sur eux. Alors ce n'était pas de sa faute, il n'en avait aucun contrôle. Mais ça ne faisait pas moins de lui le type de mutant qu'il détestait.

Habituellement il ne le montrait à personne, peu de gens dans son entourage ayant connaissance de sa « différence ». Son chef actuel, son ancien chef du FBI, et son médecin. Mais il sentait qu'il pouvait faire confiance à Swann, qu'il n'avait pas besoin de le lui cacher. Et s'il voulait qu'il soit totalement honnête avec lui, il devait en faire de même.

-Quel est votre cadeau empoisonné à vous?

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Mer 13 Juin - 15:46


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Pas pour le moment ? Mes mains remontent sur mes bras, je me sens grelotter. Mes cheveux dégoulinent dans mon dos. Je sens quelques gouttes rouler sur mon épiderme, couler sur ma colonne vertébrale. La tiédeur agréable qui s'était logée entre mes mèches refroidit peu à peu, laisse place à une température bien moins confortable. Je sens mes pommettes rougir sous le coup, mes iris allant se porter sur les yeux de Johana, qui semble prendre bien soin d'éviter mon regard. J'aurais pu lui demander simplement pourquoi il me posait la question, ou bien simplement m'excuser pour le ton que j'y ai mis. Mais ce serait hypocrite de ma part.

Je me mords la lèvre quelques secondes lorsqu'il se penche devant moi. Le bruit de la baignoire en train de se vider me fait relever la tête, mon regard se portant sur sa nuque un instant. Qu'entend-il par « pas pour le moment » ? C'est-il déjà retrouvé confronté à un mutant qu'il a dû neutraliser ? Ou bien est-ce qu'il fait parti de ces personnes qui traquent et chassent les mutants dans le but de les éliminer ?
Je me recroqueville davantage lorsqu'il me some de sortir de la baignoire, mes prunelles fixées sur la baignoire et l'eau se vidant à grande vitesse. Bien plus rapide que celle de mon bac de douche miteux. Swann pense qu'il a toujours été bouché, je pense que le conduit était déjà bien obstrué avant notre arrivée, mais que depuis les multiples décolorations et shampooing qui s'y sont produit, c'est mille fois pire. Quand j'y réfléchis, c'est bien la première fois que je vis une telle situation par moi-même. J'ai déjà eu quelques plans d'un soir, qui m'ont amené à me laver ailleurs que chez moi ou dans mon enveloppe originelle. En revanche, me retrouver nu comme un ver complètement faible et démuni sans être capable de me relever de moi-même parce que je suis torché, ça, c'est de l'inédit.

Il pose le peignoir sur mes épaules, je sursaute faiblement. Je ne l'avais même pas vu venir. Je m'empresse – avec l'habilité d'un manche – d'enfiler le vêtement, écarte mes jambes quelques secondes pour nouer la ceinture, tentant de pousser sur mes bras. En vain. Je suis vraiment nul à chier ce soir. Je tourne la tête vers le surintendant, capte son léger sourire. Mon thorax se comprime quelques instants, mon cœur s'emballe lorsque je remarque ses bras tendus vers moi. Malgré l'énorme méfiance qui s'est installée en moi suite à ses mots, je me sens fondre comme une noix de beurre devant cette scène. J'attrape difficilement l'un de ses bras, puis le second, m'appuyant sur sa carrure pour me redresser. Mes bras s'enroulent autour de son cou, ma tête suivant le mouvement. Mes genoux cognent le rebord de la baignoire et en quelques secondes, je me sens décoller à nouveau.

Mes jambes viennent se replier rapidement autour des hanches de l'homme, mon aorte en pleine panique. Ça me fait vraiment bizarre qu'on soit aussi attentionné avec moi, et encore plus lorsqu'il s'agit de cet homologue que je ne connaissais pas il y a quelques heures. Ce type va me faire avoir un infarctus.
Mes cheveux trempés dégoulinent encore dans mon cou, mon abdomen se contracte. A-t-il seulement conscience de la proximité qu'il instaure en me portant ainsi ? Si je finis cette soirée en vie, ce sera un miracle.

Il me dépose sur le lit, je replace le peignoir sur mes jambes, le visage cramoisi. Comme je l'ai prémédité tout à l'heure, la douche m'a rafraîchit les idées, mais le fait qu'il me porte les as ravivées. Je localise les vêtements qu'il m'a apportés un peu plus tôt, me contente d'attraper le boxer dans l'idée de le mettre avant de comprendre que la tâche va s’avérer tout aussi complexe que celle de prendre une douche. Je vais garder ce peignoir encore un moment, je pense.
Je toise les draps, à présent changés, me pince les lèvres. Je n'ai qu'une envie, c'est de m'y laisser tomber et de dormir là. Ça à l'air foutrement confortable.
Mais visiblement, Johana n'est pas décidée à me laisser dormir de suite. Il s'assoit face à moi, au sol, les jambes repliées. Ses doigts se croisent, comme ceux de quelqu'un qui à beaucoup à dire et trop peu de mots.

- Je suis désolé. J'ai tendance à surréagir quand j'apprends la mutation de quelqu'un. Traumatisme. Vous n'avez rien à craindre, du moins pas de moi et pas tant que vous êtes quelqu'un de réglo avec la police.

Réglo avec la police. Aux dernières nouvelles, je dois l'être. Je n'ai jamais été un sain, mais fort heureusement, je n'ai jamais commis de délit qui me vaux un casier judiciaire. Manquerait plus que ça. Un traumatisme ? Ce pourrait-il qu'il ait été un jour agressé par un mutant ? Ce serait fort possible, cela dit. Vu la palanquée de criminels qui existent, se serait un miracle qu'il n'y ai pas de mutants parmi eux. Ce qui les rend encore plus dangereux.
Je baisse les yeux sur sa main, réalisant après coup qu'il est en train de déboutonner sa chemise. Mes paupières s'écartent un instant en observant son geste. Pourquoi il se désape ? Est-ce que le fait de me porter l'a lui aussi... Oh. Un tatouage. Psi. Comme celui que Nikola Stepanovic possédait, hors celui de Johana se trouve sur son pectoral gauche.
Je refoule la première idée qui me vient en tête avant de ravaler la phrase qui voulait l'illustrer – à savoir qu'il est putain de bien gauler – puis écoute ses mots avec attention avant de me sentir blêmir.

Mon cadeau empoisonné. Quelle belle blague. Je suis le cadeau empoisonné.
Je ne souhaite pas lui mentir, pas après sa gentillesse ni son altruisme, encore moins après son honnêteté. J'ai quand même des valeurs. Seulement, je ne peux pas lui dire la vérité telle qu'elle est. Je ne peux pas lui dire que je ne suis que la projection astrale foiré d'un propriétaire originel qui lui-même ignore ce que je suis en train de faire. Ça reviendrait à dire que je n'ai aucune existence. J'ai bien trop de dignité pour penser de cette manière.

- Je...

Je cherche mes mots, me mords la lèvre, deviens nerveux. Mes doigts viennent se loger entre mes mèches trempées, je les secoue quelques instants.

- C'est compliqué à expliquer.

Mes dents s'enfoncent dans ma lèvre, bien plus fort que précédemment. J'inspire profondément, puis force un sourire.

- Je sais que des mots ne prouvent rien, mais je vous jure que je ne suis pas dangereux. Les seuls problèmes que j'ai pu avoir avec la police remontent à l'adolescence et c'était pour consommation d'alcool et de drogue dans un lieu publique, je m'en suis tiré avec une amende et quelques travaux d’intérêt généraux.

J'expire un bon moment, cherchant mon pantalon des yeux. Il me faudrait une cigarette. Là, tout de suite.

- Concernant ma mutation, même si je ne la maîtrise pas du tout elle n'a rien de dangereux. Elle est plus handicapante pour moi qu'autre chose. Disons simplement que le plus gros risque est que je disparaisse d'un moment à l'autre.

J'hésite quelques secondes, en tentant d'accrocher son regard. J'ignore complètement ce que je pourrais dire pour tenter de le convaincre, et j'ignore encore plus ce qui me pousse à agir. La stupidité, la faiblesse évidente de mon corps, que sais-je encore. Je me sens couler sur les draps, jusqu'à ce que mes genoux cognent le sol, de sorte à me retrouver juste en face du surintendant, vraisemblablement sur la défensive. Mes doigts avancent maladroitement vers les siens avant de se poser sur ses mains mêlées.

- Je ne vous veux aucun mal Johana.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Jeu 14 Juin - 18:55



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Johana était totalement tétanisé à sa place. Ce n'était pas de la peur. Ce n'était pas non plus de l'animosité. C'était un mélange de beaucoup de choses. Il y avait bien un peu de peur, mais la peur que les choses tournent mal entre eux, car au fond, il l'appréciait bien plus qu'il ne voulait se l'avouer, il y avait de ça aussi, une sorte d'admiration béate, car dans la situation actuelle il le trouvait extrêmement beau, et beaucoup trop attirant pour son bien-être. La fatigue de sa journée jouait surement aussi, il ne savait d'ailleurs pas quelle heure il était, mais il doutait qu'il aurait réellement une nuit de sommeil. Même si son corps le réclamât fortement, il savait qu'il ne pourrait pas dormir, ou que même s'il le faisait, la nuit ne serait absolument pas reposante.

Il posait son regard sur le jeune homme par intervalles, évitant absolument de croiser ses iris dont il ne savait pas vraiment la couleur. Il n'avait pas besoin de cela pour savoir si ses mots étaient sincères ou non. Et à son plus grand soulagement, pas un mensonge ne traversa ses lèvres. Il avait été totalement sincère, même si il restait assez vague, au moins il ne lui mentait pas sur la dangerosité de sa mutation. Et c'est dans ce genre de moment qu'il prenait le temps d'apprécier la sienne. Au moins, il pouvait avoir vraiment confiance en son interlocuteur, parce qu'il le savait honnête.

Il n'était pas dangereux, et comme lui, il la considérait plus comme un handicape que comme un cadeau. Il en fut presque soulagé. Rare était les gens qu'il avait croisé qui n'appréciaient pas spécialement ce don de Dieu. Lui-même s'était détesté pendant un temps quand il avait appris sa mutation, il avait eu des envies de meurtres, de suicide, de sexe, d'alcool, de drogue. Tout ce qui aurait pu lui faire oublier sa condition de mutant. Mais il n'avait cédé à rien. Par lâcheté ou force d'esprit ? Même lui n'en était pas certain. Ce qui était sûr cependant, c'est qu'il avait réussit à remonter la pente, il s'était reprit en main et avait rationalisé. Il avait vécu toute sa vie avec sa mutation. Savoir que s'en était une ne changerait rien. Il était né de la sorte, et un tatouage ne changerait rien. Aujourd'hui il essayait d'en apprécier les avantages, et cela avait au moins eu le mérite de lui ouvrir les yeux. Tous les mutants n'étaient pas des « méchants », il ne pouvait pas trouver de preuves plus concrète pour se faire changer d'avis lui-même.

Alors oui, il avait pleinement confiance en Swnn à présent, d'autant plus grâce à son geste qui était totalement inattendu. Il s'était agenouillé devant lui sans qu'il ne s'en rende compte, trop absorbé par ses pensées. Ce fut le contact de sa main ce posant sur celle du policier qui le fit sortir de ses songes. Il leva le regard vers lui et se rendit compte que la distance qui les séparait s'était fortement réduite.
Encore une fois il ne pût s'empêcher de se dire qu'il le trouvait vraiment beau, encore plus avec cet air un peu abattu, ses cheveux encore mouillés en bataille, et le peignoir lui tombant sur l'épaule. Il plongea ses yeux dans les iris noisettes de son vis-à-vis. Ils étaient beaux, et très expressifs, plus qu'il ne l'aurait cru. Banal mais très beau aussi.

- Je ne vous veux aucun mal Johana.

Sa voix était douce, calme, posée, sincère. Ce qui fit un bien fou au brun qui relâcha toute la pression qui s'était emparée de lui d'un seul coup. Il ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir lentement et de poser de nouveau son regard sur le sien. Un nouveau sourire étira légèrement ses lèvres et d'une main il prit les doigts de Swann entre les siens, les capturant gentiment entre ses phalanges. Il leva ensuite avec une lenteur calculée, afin de ne pas l'effrayer, sa main vers son visage. Du bout des ongles, il replaça une mèche blanche qui barrait le front du jeune homme, et dans ce même mouvement, effleura doucement sa joue, pressant la pulpe de ses doigts contre sa pommette assez brièvement, l'air distrait.

-Je vous crois. J'ai pleinement confiance en vous.

Il hésitait. Devait-il lui révéler sa mutation ? C'était à double tranchant. Et même s'il avait confiance en lui, savoir que Johana était un détecteur ambulant de mensonge, pouvait avoir tendance à modifier le comportement des gens. Car plutôt que de ne pas lui mentir il pourrait déformer la vérité, omettre des choses. C'est un peu ce qu'il craignait. Mais Swann avait l'air d'être quelqu'un de confiance. Depuis le début il ne lui avait pas une seule fois mentit, ou du moins, pas sur quelque chose de vraiment sérieux. Il préféra se taire, pour le moment Swann ne posait pas de question. Alors il pouvait le garder pour lui.
Et puis, il était bien trop occupé à le dévisager, observer chacune de ses petites imperfections, comme ce petit grain de beauté au-dessus de sa lèvre, ou encore les légères cernes sous ses orbes ocres. Il observait son visage anguleux, les rougeurs sur ses joues, la petite lumière dans ses yeux, la pulpe de ses lèvres. Sa main n'avait pas quitté sa joue.

Au fond de lui, une petite voix lui criait de se reculer, de ne pas instaurer une telle proximité entre eux, qu'il ne devait pas se laisser submerger de la sorte par ses affects. Mais il avait envie de l'ignorer pour une fois. Alors avec lenteur, attendant un quelconque mouvement de refus de sa part au cas ou afin de stopper son mouvement, il approcha son visage du sien, glissant dans un même mouvement sa main dans ses cheveux à l'arrière de son crane, l'incitant à s'approcher lui aussi.

Il ne savait pas trop ce qu'il était en train de faire, mais il fut rappelé à l'ordre par son propre estomac qui se mit à gargouiller avec force, lui rappelant que son repas du midi était digéré depuis bien longtemps et qu'il fallait qu'il songe à se nourrir. Ses joues s'empourprèrent et il retira sa main en se reculant assez soudainement. Il se racla la gorge de gène, détournant le regard.

-Je… je suis désolé je me suis laissé emporter…



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Ven 15 Juin - 12:44


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Un léger sursaut m'agite lorsque les phalanges du policier glissent entre les miennes, comme pour les entrelacer. Un frisson parcours mon dos, dans le même temps que les gouttes qui dégorgent de mes mèches le dévalent. Le peignoir à glissé de mes épaules, et pourtant, je suis incapable de bouger pour le moment.  Mes muscles sont figés, paralysés. Peut-être est-ce dût à l'alcool. Ou bien peut-être que c'est la peur qu'il réagisse mal à mes propos, ou tout simplement le fait que ça fait bien longtemps que personne n'a prit ma main. Lorsque ses ongles effleurent mon front puis ma joue, mon aorte s'emballe, mon rythme cardiaque déraille sévèrement.

Un des plus gros handicap de cette mutation est que jusqu'alors, je n'ai que très rarement connu des attentions qui m'étais exclusives. Swann et moi sommes le même être, la même personne, la même base. Pourtant, mes propres pensées diffèrent des siennes, et lorsqu'elles se regroupent, mon existence prend fin. Avant, je perdais l'usage de mon libre arbitre, redevenait le Swann hypocrite, gardant ses sombres pensées et sa dignité bien encrée au fond de lui, en accrochant des sourires factices pour de parfaits inconnus. Je me recouvrais de superficialité, et oubliais mes propres valeurs. Depuis l'incident à l’hôpital, les choses sont totalement différentes. Je perds existence en rejoignant mon double, mais plus encore, je perds la vue sur sa vie. Je n'en aperçois que des fragments, des images vagues, concrètes seulement lorsque je m'apprête à faire mon apparition, à la manière d'un rêve dont on se réveil subitement. Quelques moments subsistent, flous, bref, mais les plus précis sont ceux qui se sont produit la minute précédente. Tout comme Swann ignore ce que je fais de ma vie, j'en viens à être inconscient de ce qu'il fabrique de la sienne.

Pleinement confiance en moi ? J'ignore s'il le devrait. Je n'ai certes pas nié le fait que je suis un mutant, et je n'ai pas cherché à lui cacher mon état ou mes pensées – même si pour le coup je ne suis pas certain de la nature de mon honnêteté, à savoir si elle se place sur le compte de la bonne foi ou celui de l'alcool – mais j'ai clairement et purement omis le fait que je suis la mutation en question. Je suis la projection de Swann, avec ses propres sentiments, sa propre conscience, mais je ne suis que le résultat de son don. Peut-être parce que je ne tiens pas à être rabaissé au rang d'illusion tangible.

Je me pince les lèvres quelques secondes, posant les yeux sur le visage de Johana, visiblement en pleine introspection. Incapable d'effectuer le moindre mouvement, je me mets à le détailler, observer la forme de ses sourcils, les légers cernes sous ses yeux qui témoignent de la vie fatigante qu'il doit mener. Sa mâchoire, sa barbe naissante, la forme de son menton. Je me demande quel âge il a exactement. Il est plus vieux que moi c'est certain, et j'imagine qu'on ne peut pas devenir surintendant sitôt la sortie de l'école de Police, même si je n'y connais rien au métier des forces de l'ordre, ça à l'air d'être un bon niveau dans la carrière. Trente-cinq, trente six ans ? Peut-être plus. S'il a quarante balais en tout cas, il ne les fait pas.

Je suis loin, très loin d'avoir les mêmes goûts que Swann en temps normal. Il serait mentir que de dire que je n'ai pas fini par moi-même tomber éperdument amoureux de Jared à l'époque, malgré nos dix années d'écart. Cependant mon originel semble avoir une passion non mesurée pour les types plus vieux que lui, quitte à ce qu'il aient le double de son âge. Je ne suis pas de cet avis. Je n'ai rien contre quelques années de plus, mais lorsque l'écart est trop grand, j'ai le sentiment d'être un gosse, ou une pute avec son Sugar Daddy.

Pourtant, lorsque la main de Von Schürmann, toujours présente sur ma joue, glisse à l'arrière de ma tête, se logeant parmi mes cheveux, mon palpitant manque un battement. Son visage se rapproche indéniablement, sa prise me force à en faire de même. Mes lèvres s'entrouvrent presque instantanément, mon corps se crispe. Ma respiration se fait manquante, l'espace de quelques secondes. Juste assez pour que tout mon cerveau se mette en alerte. A quoi penses-t-il, que fait-il, est-ce qu'il va m'embrasser, est-ce que je me fais des films, est-ce qu'il attend quelque chose de moi, est-ce que j'ai moi-même envie de l'embrasser ?

Un bruit de ventre se fait entendre, suivit d'un moment de blocage. Les joues du policer s'empourprent, il s'écarte rapidement, l'air gêné. L'oxygène revient dans mes bronches tandis que je l'entends se racler la gorge, puis s'excuser. Mes connexions synaptiques sont en train de griller. Il s'est laissé emporté ? C'est à dire ? Il ne sait pas ce qu'il lui a prit, il n'avait pas envie de m'embrasser, est-ce que je ressemble à une de ces ex ? Mon organe vitale est au bord de l'infarctus. J'ignore si je suis soulagé ou vexé de ces mots. Oui, oui j'ai eu envie qu'il m'embrasse. Peu importe notre différence d'âge, peu importe le fait qu'il n'était qu'un inconnu il y a quelques heures. J'ai eu envie de l'embrasser. Bordel. J'espère que c'est l'alcool qui parle.

L'éthanol dans mes veines prend le contrôle de ma main, qui vient de suite se poser sur l'épaule de l'homme, comme pour prendre appui dessus, et me pousser à me redresser. Je me dresse maladroitement sur mes abattis branlants, mes genoux cognant entre eux. Le Jack Daniel's me fait rire, puis articule mes mots.

- A force de vous occupez de moi vous n'avez même pas pensé à manger ? Si vous voulez je peux vous faire à manger pour vous remercier. S'il y a bien une chose que je partage avec mon jumeau c'est un niveau catastrophique en cuisine, mais je peux vous faire un sandwich pour vous remercier de vous être occupé de moi !

Les joues rouges, le cœur battant à tout rompre dans mon cerveau, je me frotte la tête en riant légèrement. Mes pas s'activent d'eux même, près à se diriger vers la porte, mais je n'ai pas la chance d'accomplir mon but premier. Mes jambes s’emmêlent, mes genoux cognent, le peignoir trop long se coince entre mes cuisses. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je bascule de côté, puis m'écrase sur le sol en un bruit sourd, mon dos cognant le parquet. Des perles nerveuses me montent aux yeux, mes jambes se redressent. Putain que je suis con, je suis pas foutu de mettre un pied devant l'autre sans me vautrer.
Je geins sous la douleur et la honte, en plus, je crois que le peignoir s'est ouvert.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Ven 15 Juin - 18:31



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Quel con ! Comment avait-il pu se laisser aller de la sorte ? Comment avait-il pu ne serait-ce qu'envisager de profiter de la faiblesse du blond tout comme de la proximité du moment. Il avait du mal à comprendre ce qu'il lui avait pris. Pourquoi il avait agi comme cela et pourquoi Swann lui faisait autant d'effet.

L'alcool et la fatigue avait fait qu'il n'avait même pas réagit à son approche, si ce n'est qu'il l'avait senti se crisper sous ses doigts. Bien sur qu'il s'était crispé. Un mec qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam le ramenait chez lui et essayait de profiter de son ivresse pour l'embrasser. S'il ne s'était pas enfui c'était sûrement parce qu'il ne tenait pas sur ses jambes. Lui-même aurait déjà pris la fuite depuis longtemps. Ou aurait cassé la gueule à la personne face à lui. Même s'il n'était pas violent. Il ne supportait pas le harcèlement. Alors il ne comprenait pas pourquoi lui-même en était l'auteur même si s'était bénin, cela restait du harcèlement dans les lois. A partir du moment ou l'autre parti n'était pas consentant, cela en devenait.

Il inspira un grand coup et le regarda se lever, surpris par son contact. Visiblement, il avait encore moins conscience de la situation que Johana ne l'imaginait. Ou alors, il se levait pour partir, pour s'éloigner le plus possible de lui, et ça, Johana le comprenait complètement. Il ne lui en voudrait pas le moins du monde. Il commença même à se redresser, s'apprêtant à lui proposer de quitter la chambre pour le laisser seul, ou alors même de le ramener quelque part ailleurs loin de chez lui.

- A force de vous occupez de moi vous n'avez même pas pensé à manger ? Si vous voulez je peux vous faire à manger pour vous remercier. S'il y a bien une chose que je partage avec mon jumeau c'est un niveau catastrophique en cuisine, mais je peux vous faire un sandwich pour vous remercier de vous être occupé de moi !

Swann venait de lui couper l'herbe sous le pied. Lui faire un sandwich ? Il était adorable. Il ne tenait même pas debout et il voulait lui faire un sandwich pour le remercier, alors qu'il n'y avait pas lieu de le remercier. Mais il trouvait cela définitivement trop mignon, si bien qu'il n'avait pas le cœur de refuser.
Il tiqua très légèrement à l'évocation de celui qu'il devinait être son « jumeau » au vu du mouvement de ses lèvres. Pourquoi lui mentait-il là-dessus ? S'agissait il d'un ami qu'il considérait comme un frère ? C'était probable. En un sens ça ne le regardait pas. Mais il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il s'agissait peut-être de son petit ami, et qu'il ne voulait pas que Joh le sache pour une raison obscure. Et si s'était le cas, il savait qu'il serait déçu. Mais au moins il aurait une raison de plus pour ne pas trop s'approcher de lui.

Il suivit son mouvement du regard, le laissant tituber jusque la porte, mais quand il vacilla, il tenta tant bien que mal de le rattraper mais il ne fut pas assez rapide, tout juste assez pour amortir sa tête à l'aide de ses deux mains. C'est donc à genoux sur la moquette, les doigts dans les cheveux de Swann, sa tête au-dessus de la sienne, le regard inquiet, qu'il entrouvrit les lèvres afin de s'assurer qu'il n'avait rien.

-Est-ce que vous vous etes fait mal ? Faites attention à vous, je ne voudrais pas que vous vous blessiez.

Il eu un petit sourire, se rendant compte qu'il ne s'était probablement rien fait. Il souleva sa tête pour la poser sur ses genoux et se penchant sur lui, il referma le peignoir qui s'était effectivement ouvert, laissant apparaître son anatomie, ce qui le fit sourire. Malgré sa maigreur, il était plutôt bien foutu, et sa peau avait l'air douce. Dans la position actuelle il aurait facilement pu la caresser à pleine main. Mais il n'en fit rien. Il se contenta de refermer les pants du drap de bain sur lui et de rattacher convenablement la ceinture.

Il lui offrit de nouveau un sourire bienveillant et passa à présent ses bras sous ses bras et sous ses genoux.

-Accrochez vous à moi. Il faut que vous arriviez entie en bas si vous voulez pouvoir me faire un sandwich.


Bon il avait conscience qu'un sandwich à cette heure était très mauvais pour son régime alimentaire plutôt sérieux. Mais il ne voulait pas refuser la proposition de Swann. Il avait l'air tellement content de pouvoir faire quelque chose pour le remercier. Alors il se redressa dans un mouvement souple, avant de sortir de la chambre et de descendre les marches afin de rejoindre la cuisine. Il traversa de nouveau le couloir et ensuite ce qui semblait être le salon, le tout dans la pénombre. C'est arrivé dans la cuisine que la lumière s'alluma d'elle-même. Détection de mouvement. Il déposa alors Swann sur un des tabourets près de la grande baie vitrée et non loin du frigo.

Très design, tout en effet bois, avec de grand placard et un ilot central, l'ensemble allait avec l'esprit des deux autres pièces que Swann avait pu voir. Une grande ouverture sur la droite donnait sur un salon plongé dans le noir.

-Est-ce que vous voulez manger quelque chose aussi ? Je peux vous préparer rapidement un petit truc si l'envie vous dit.

Il avait dit cela en ouvrant le frigo, et commençant à sortir du pain de mie, une tomate, de la salade, du fromage et du jambon, qu'il posa devant Swann, accompagné d'un couteau et d'une plaquette de beurre.

-Je vous laisse faire, mon repas est entre vos mains.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Sam 16 Juin - 12:24


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Le regard porté sur le plafond, je baisse légèrement les yeux pour voir apparaître le visage du policier dans mon champs de vision. Quand est-il arrivé jusqu'ici ? Je remarque la présence de ses mains sous ma tête, dans mes cheveux. Un nouveau frisson me parcours. Une part de moi a envie de  trouver la grotte la plus proche et de m'y planquer jusqu'à ce que la terre en oublie mon existence. Un autre de rester sans rien dire, à essayer de me liquéfier pour faire parti du sol et disparaître dans l'instant. Johana me demande si je me suis fait mal, ma réponse est tout autre que mes envies.

Je me mets à rire bêtement, toujours aussi ivre, malgré la gêne évidente en moi et le peignoir écarté. Je plaque la main sur mon visage, baragouine :

- Oh putain le boulet.

Mon crâne se soulève, avant d'être posé sur les genoux de mon homologue, se penchant au dessus de moi. Mon sourire se fige un instant lorsque je sens ses doigts frôler mon épiderme, mon aorte tressautant dans ma cage thoracique. L'oxygène se fait manquant dans mes poumons l'espace de quelques secondes, juste assez pour me mettre à nouveau en alerte. Mais il finit par refermer le vêtement, nouant la ceinture un peu plus que précédemment. Je pique un fard, relève les yeux vers le visage souriant du surintendant. Il est vraiment beau gosse.

Je sens une nouvelle fois ses bras glisser sous ma carcasse, de nouveau partis pour me porter. Décidément, je ne risque pas de m'y faire. J'ai l'impression d'être une princesse quand il me porte comme ça. Mes doigts tremblants se posent sur ses clavicules, caressent quelques instants la courbe de ses épaules. Je me demande s'il fait du sport. Il a l'air musclé. Ses trapez sont marqués, sa musculature est développée. Je mords ma lèvre quelques secondes, en laissant retomber l'une de mes mains sur son sternum, puis sur ses pectoraux. J'en viens à me demander à quoi son torse doit ressembler sans ses vêtements si formels. Le pauvre. A devoir s'occuper de moi il a gardé les mêmes fringues que celles de la journée. Peut-être qu'il aurait préféré prendre une douche, se changer, manger un morceau et regarder un film. En soit, rien n'incluant de ramener un ivrogne dans sa demeure et de se charger de lui comme s'il s'occupait d'un gosse.

La lumière qui s'allume sans que le policier n'ait eu à faire un mouvement me fait plisser les yeux. Je réalise seulement maintenant que nous étions dans la pénombre tout le long du trajet. J'étais tellement obnubilé par le toucher de la silhouette de Johana au travers de ses vêtements que j'en ai totalement annihilé l'espace autour de nous.
Nous sommes dans une cuisine. Une putain de belle cuisine, là encore, rien à voir avec la kitchenette un peu pourrave de notre appartement. Je crois remarqué un salon sur la droite, mais étant donné le grammage d'alcool dans mes veines, autant dire que je ne suis sûr de rien.

Ma tête bascule sur le côté quelques instants, frôle le buste de l'homme. Je me sens frémis une nouvelle fois avant d'être déposé sur un siège de bar.
Si j'ai faim ? J'en ai aucune idée. Mon repas n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac et doit être à présent en train de se décomposer sur le bord d'une route. La nausée s'est enfin enfuie de ma trachée, mais ce n'est pas pour autant que je suis prêt à m'enfiler un beefsteak.

Le policier me sort la totale déposant le tout devant moi. Je jette un œil aux aliments, la salade, le fromage, le jambon, le beurre, du pain de mie, de la tomate. Une tomate. C'est à peu près un des seuls aliments que j'ai envie d'avaler là tout de suite.
Je lui lance un lèger sourire, puis m'empare du couteau et m'applique à tartiner le pain. J'ai l'impression qu'il a accepté que je lui fasse à manger plus par pitié que par réelle envie, mais ça me va. De toute manière, je vois pas trop comment je pourrais me rendre utile autrement.

Je découpe les aliments avec le couteau plat, avant de les placer grossièrement sur le pain, les sourcils froncés. Mes doigts s'attardent sur la tomate, dont je découpe deux larges tranches avant de croquer dans l'autre moitié. Elle dégouline entre mes doigts. Le glamour à l'état pur.

La tranche de tomate toujours dans la bouche, je referme le sandwich – loin d'être le plus appétissant au monde - puis le tends à Johana. Je croque le dernier morceau du fruit, puis cligne des yeux quelques secondes.

- Vous avez une autre tomate ?

Je jette un œil sur ma droite, plisse les paupières. On dirait vraiment un salon. Il a l'air grand, lui aussi. Peut-être qu'il a une grande télé. Ça doit être génial pour matter des films. Je lève le visage vers mon interlocuteur, m'essuie la bouche d'un revers de bras.

- Vous aimez bien quoi comme genre de films ?



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Mar 19 Juin - 18:54



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Swann avait décidé de le rendre fou. Les caresses sur son torse, son cou, sa peau de manière générale le rendait ivre de son touché. Il devait faire preuve d’un self-control dont il avait peu l’habitude.

Son travail lui en demandait énormément, surtout lorsqu’il avait face à lui des mutants ou des personnes dont la morale le rendait fou. Alors il avait l’habitude de faire preuve de contrôle sur sa personne, de rester calme en plus ou moins toute circonstance. Mais quand il s’agissait d’attirance, de désir, d’envie. Là c’était tout autre. Il n’avait pas vraiment l’envie de se contrôler au fond de lui. Et puis, il s'agissait de Swann, et il était loin d'être indifférent à ce garçon, bien malheureusement.

Mais il resta quand même des plus calme, respirant lentement, en se concentrant sur le chemin à prendre dans le noir afin de ne pas chuter ou se prendre les pieds dans quelque chose,  même s’il connaissait la maison par cœur maintenant, et qu’il pouvait s’y déplacer dans le noir total, les yeux fermé, même ivre il était certain qu’il pourrait se repérer.

La lumière automatisée était là pour que le matin il n’ai pas à chercher l'interrupteur et qu’il puisse directement aller au frigo préparer son petit déjeuné. Et puis maintenant il avait prit l’habitude, donc jamais il n’allumait les lumières sauf celle de la cuisine.

Il s’adossa au frigo en croisant les bras le regardant faire. Il était décidément beaucoup trop mignon à galérer pour lui faire son sandwich proprement. Il n’avait pas vraiment pitié de lui, il était juste adorable, et Johana adorait qu’on prenne soin de lui, alors il le laissait faire. Il lui sorti une autre tomate à sa demande et la lui tendit après avoir prit une serviette pour venir lui essuyer le coin des lèvres et les doigts doucement.

-Vous êtes pire qu’un enfant. Vous en avez partout.

Il ria doucement et posa le tissus à côté de lui ainsi que la tomate et prit son sandwich entre ses mains, puis le porta directement à sa bouche pour en prendre une grosse bouché, sans hésiter. Il ferma les yeux d’appréciation et soupira un grand coup de soulagement. Bon sang que cela faisait du bien. Il avait une de ses faims de loup. Visiblement sa salade du midi ne lui avait pas suffit. Ou du moins, elle n’était pas suffisante jusque… qu’elle heure était-il au fait ?

Quand il ouvrit les paupières et posa son regard sur l’énorme horloge mural au style de vieille gare, il se rendit compte que le temps était passé beaucoup plus vite que prévu. Il était deux heure du matin passée. Déjà ? Bon sang, il était bien trop tard. Il se levait à six heure. Donc dans quatre heure. Bon et bien la nuit allait être très très courte.

Il eu un petit soupire et recroqua de nouveau dans le pain après avoir avalé sa première bouchée.

-Merchi…


Il eu un petit rire en entendant son accent étouffé à cause de la nourriture, et avala en essayant de ne pas s’étouffer.

-Merci pour le repas.. Ca fait un bien fou. Et pour répondre à votre question, je suis un grand amateur de film d’épouvante, de thriller et de film policier. Je déteste le gore et les films romantiques par contre.

Il eu un petit rire de nouveau et se rapprocha de Swann afin de commencer à ranger, croquant une nouvelle bouchée à pleine dents au passage.

Il rangea tout dans le frigo, et servit un grand verre de Coca Cola dont il retira les bulles à Swann.

-Tenez, ça  vous aidera à digérer et évitera de nouvelles envies de régurgiter votre dîner.

Il lui fit dos ensuite pour tout mettre dans le lave vaisselle tout en terminant son repas qu’il avala plutôt rapidement. Il voulait aller se coucher, sinon il ne tiendrait pas le lendemain s’il n’avait pas au moins trois heures de sommeil. L attendit néanmoins calmement que le blond ai terminé, sortant son portable de sa poche afin de vérifier ses mails. Il s’agissait là d’un model assez coûteux qui lui avait été fourni par son travail. Il détestait la marque Apple, mais il n’avait pas craché dessus quand il lui avait été offert en dédommagement de la perte du sien dans l’accident de voiture.

Quand ce fut fait, et que Swann eu terminé, il se approcha de nouveau de lui et lui tendit les bras comme il le ferait à un enfant.

-Fini ? Votre chauffeur personnel est prêt.

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Mer 20 Juin - 4:44


Well, at night, I have to say "Guten tag" ?
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Une fringale de tomate. Certains ont des envies de sucré, d'autres de salé. Visiblement, le whisky réveille un besoin de tomates chez moi. A croire que l'éthanol consomme toutes les vitamines de mon corps, au point qu'il en ait un besoin improbable. Besoin qu'il cherche apparemment à satisfaire en me donnant l'impression que ce fruit/légume indéterminé est le truc le plus appétissant au monde. A moins que je ne cherche à satisfaire un besoin de clope. La dernière remonte à un bout de temps maintenant. J'ai envie de fumer. Il me semble avoir entendu dire qu'il y avait de la nicotine dans les pépins des tomates, une fois. Peut-être que c'est ça ?

Je croque a pleine dents dans l'aliment, les yeux rivés sur Johana, en train de manger le sandwich que je viens de lui faire. Juste avant, il m'a essuyé la bouche, et je suis encore en train de m'en foutre partout, trop obnubilé par sa présence. La vache, il devait vraiment avoir la dalle. Quand je vois la rapidité avec laquelle il engloutit le casse-croûte – totalement basique – que je lui ai fait, je me dis qu'il n'y a que deux possibilités pour qu'il se l'enfile aussi vite. La première étant qu'il soit particulièrement appétissant – ce dont je doute quand je vois les tranches dépasser de chaque côté – la deuxième étant qu'il a tout simplement très faim.
Cela dit, quand je l'ai croisé tout à l'heure, il me semble qu'il a dit qu'il venait de terminer sa journée. Quelle heure il était quand on s'est vu ? Dix heures, onze heures, minuit ? L'alcool présent dans mes veines me brouille totalement le cerveau. J'ai le sentiment que si je ferme les yeux, j'aurais oublié la totalité de la demi-heure précédente.

Je lève la tête vers lui en avalant le jus de la tomate dans un bruitage abominable pour éviter de salir le peignoir, avale une bouchée de l'aliment. J'analyse ses mots quelques instant avant de réprimer un bâillement, puis sourit largement.

- J'aime les films d'horreur aussi, et j'aime pas non plus les films à l'eau de rose. Ca c'est plus le cas de S...

Je m'étouffe avec un morceau de tomate, en réalisant ce que j'allais prononcer. Le cas de « Swann ». J'aurais pu le dire, quitte à faire passer mes mots pour un moment de maladresse instauré par l'ivresse. Mais je ne préfère pas chercher une fausse excuse. Moins il en sait sur le sujet, mieux ce sera pour moi.

Je me redresse un peu sur mon siège, continuant de manger l'aliment. Je dépose le trognon dans l'assiette, m'essuie la bouche maladroitement. Je lève le regard vers Johana lorsqu'il me verse un verre de coca, qu'il touille pour en ôter les bulles. Je réprime une grimace sur le coup, mais n'en dit rien. Je déteste boire du Coca-Cola sans bulle. Mais je suppose que ça doit être mieux pour mon estomac. Malheureusement.

Je passe la main dans mes cheveux en lorgnant le dos du surintendant, bois une gorgée de ma boisson. Il est en train de tout débarrasser. Tout à l'heure, il a dit qu'il vivait seul. Seul dans une baraque aussi grande. Il y aurait de quoi déprimer. Mais autant dire que je troquerais bien la vie de Swann et sa chatterie complète contre la maison Von Schürmann avec sa solitude.  
Je mords ma lèvre quelques secondes, avant d'attraper le verre une nouvelle fois, le regard toujours rivé sur le policier. Il a failli m'embrasser tout à l'heure, j'en suis presque sûr. Je suppose qu'en temps que flic et donc représentant des forces de l'ordre, il fait en sorte de se comporter comme un citoyen modèle, et de ne pas profiter de la situation. C'est mignon, quelques part.

Je fronce les sourcils un instant en avalant ma dernière gorgée de boisson, plisse les paupières un instant. A chaque fois que mes paupières se ferment, j'ai l'impression que le sol tremble. Lorsque je rouvre les paupières, ma tête tourne encore plus. Je pensais que ça se serait atténué. J'imagine que m'enfiler la quasi totalité d'une bouteille de Jack Daniel's ne peut pas partir comme ça. Je commence à me dire que demain matin je serait encore bourré, vu comme c'est parti.
Je souris un instant et pose la main sur mon front avant de sourire dans le vide, béa. Je perds encore plus pieds que tout à l'heure, et la fatigue n'arrange rien.

- Eh, monsieur Johana quand j'aurais décuvé je vous inviterais au cinéma pour vous remercier, on ira voir un film d'horreur ensembles.

Aller au cinéma. Une expérience que je n'ai jamais fait de moi-même. Swann y est bien allé plus d'une fois, avec des amis ou des rencards, mais ce n'est pas mon cas. Une part de moi ne peut s'empêcher de calquer une vision rapide dans mon imagination. Un imprimé d'un couple blotti dans les bras l'un de l'autre, avec un paquet de pop-corn, devant un film. Mon palpitant s'emballe. Qu'est-ce qu'il m'arrive bordel ? Oui, Johana est loin d'être un laideron, mais est-ce que c'est le fait qu'il prenne autant soin de moi qui me fous dans cet état ?
Il me faut une clope, il n'y que comme ça que je vais pouvoir me calmer. Même si ce n'est pas durable. Ça me sera plus qu'utile.

Je l'observe s'arrêter devant moi, étendant les bras. Bordel, il est craquant. Je me frotte la tête, étire mes lèvres en un sourire à la fois béat et crispé. Je tends une main vers lui, attrape son haut entre mes doigts comme pour l'attirer à moi, applique ensuite ma seconde prise sur le buste de policier, si maladroitement qu'elle glisse de sa clavicule à son sternum.

- Est-ce qu'il serait possible que je fume une cigarette avant d'aller dormir ? Dites moi juste où je dois aller et je me débrouillerais, je comprendrais que vous ayez envie de dormir...



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Jeu 21 Juin - 18:45



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Son invitation fut des plus surprenante, il ne s’attendait pas à une telle demande. Après tout il n’avait pas fait grand-chose pour lui. Il avait simplement fait son devoir de policier, et surtout de citoyen. Alors il estimait ne pas mériter plus de remerciement que cela. Mais il appréciait, grandement même.

Alors tout en l’attrapant dans ses bras, comme la princesse qu’il était, il sourit grandement et avança ses lèvres vers son oreille pour y susurrer un « Ce sera avec le plus grand plaisir que je passerai une soirée au cinéma en votre compagnie. » presque sensuel. Oui, sensuel. Il avait envie de le taquiner un peu, comme le faisait Swann plus ou moins inconsciemment. Car il savait que l’infirmier n’était pas indifférent à ses charmes, et il avait envie d’en jouer maintenant qu’il avait reprit ses esprits et se sentait capable de se contrôler.

Il effleura son oreille avec le bout de son nez avant de relever la tête avec un sourire et de reprendre le chemin de la chambre.

-Vous pourrez fumer là-haut, il y a un balcon attenant à votre chambre.

Il monta les marches une à une, lentement, la lumière de la cuisine se coupant à peine cinq secondes après qu’ils ai quitté la pièce. Les plongeant de nouveau dans le noir total. Il sentait le souffle du blond contre la peau de son cou, ce qui envoyait des frissons tout le long de sa colonne vertébrale. Son cœur battait un chouilla trop fort dans sa poitrine, encore une fois dû à la proximité du corps du plus jeune contre lui.

-Mais avant de sortir, il va falloir vous habiller. Vous allez attraper froid.

De retour dans la chambre, il le reposa sur le lit et commença doucement à lui retirer son peignoir en le faisant glisser sur son épaule.

-Vous permettez ? On ira plus vite si je vous aide.

Alors oui, il voulait l’aider afin d’aller plus vite. Mais pas que. Il devait avouer que pouvoir toucher sa peau était très satisfaisant. Mais il attendait son approbation afin de pouvoir continuer à le déshabiller.

Et visiblement Swann ne protesta pas, alors il souria et continua. Faisant tomber le tissus en molleton de chaque côté de ses épaules jusqu’à ce qu’il tombe sur le lit. Johana dû un instant retenir le plus jeune, ce dernier ayant un mouvement de balancement un peu inquiétant. Il espérait qu’il ne tomberait pas dans les vapes. Alors il l’attrapa par les épaules le temps qu’il se stabilise puis d’une main, sans le lâcher, attrapa la chemise qui était au pied du lit et la lui enfila un peu difficilement.

Swann n’aidait pas beaucoup en un sens, mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Alors il termina de boutonner la chemise, avec lenteur, gardant son visage près du sien afin de pouvoir en déchiffrer ses expressions malgré la pénombre.

Il était de plus en plus tenté de se laisser porter par ses désirs et de l’embrasser. Mais il avait aussi enfin réussit à acquérir un certain sang froid. Manger et boire un coup lui avait fait du bien et lu i'avait remit les idées en place, alors il était certain qu’il parviendrait à se contrôler complètement et ne pas déraper une nouvelle fois.

Une fois qu’il eu fini, il prit le boxer et se mit à genoux devant lui et prit son pied droit dans sa main, comme le prince l’eu fait avec Cendrillon. Sauf que cette fois-ci il ne s’agissait pas d’un soulier en verre, mais d’un caleçon en tissus. Il passa son pied dedans et en profita pour doucement effleurer le dessus de celui-ci du bout de ses doigts. Puis prit le second et l’enfila aussi avant de doucement se redresser tout en remontant le sous-vêtement le long de ses fines jambes, laissant ses doigts remonter sur son épiderme en même temps.

Quand il fut en haut de ses cuisses et qu’il ne pu pas aller plus haut à cause du matelas sur le quel il était assit. Alors il se leva et tendit les bras vers lui pour qu’il se redresse.

-Debout, je ne peux pas vous enfiler votre caleçon si vous restez assis. Ou alors je vous laisse faire.

Il eu un petit rire affectueux, posant sa grande main sur sa tête, avant de la laisser retomber pour la lui tendre. Il avait vraiment beaucoup d’affection pour Swann, après si peu de temps à le côtoyer. Et il ne voulait pas s’en cacher,  de toute façon il n’avait pas vraiment de raison de vouloir le dissimuler, il avait bien conscience que Swann n’était pas indifférent à son charme. Alors il avait envie d’en jouer un peu. Même s’il éprouvait un certain remord en se disant qu’il n’était pas en pleine possession de tout ses moyens et qu’il profitait peut-être un peu trop de la situation.

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Mar 26 Juin - 14:57


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Un frisson dévale mon épiderme, de l'arrière de mon oreille au bas de mon dos. Je m'attendais à ce qu'il me porte à nouveau, je m'attendais également au fait qu'il puisse être à nouveau être proche de moi. En revanche, je ne m'attendais absolument pas à ce qu'il chuchote à mon oreille. Mes doigts se crispent un peu sur le haut du policier tandis que nous montons les marches, son nez effleurant le cartilage de mon oreille. Est-ce qu'il veut ma mort ?

Je me sens frémir à nouveau lorsqu'il m'informe de la présence du balcon dans la chambre, mes prises s'accrochant un peu plus à son haut que tout à l'heure. J'ai l'impression que je suis  deux doigts de clamser. Mes bras remontent le long du coup de Johana, s'enroulant autour de celui-ci, mon visage plonge malgré moi contre sa clavicule. Une fois encore, j'y inspire l'odeur de son parfum. Mes paupières se ferment contre ma volonté, mon corps semble rendre les armes. Je savoure la chaleur de son être contre le mien, le confort d'être lové entre ses bras.
Je perçois le battement de son cœur dans son thorax, plutôt rapide. Est-ce qu'il bat toujours a cette même vitesse ? Je ne lui souhaite pas, ce serait un coup à crever prématurément.

Sa voix me tire de mes pensées, mes paupières s'ouvrant une nouvelle fois. Nous sommes revenus dans la chambre. Je resserre un peu mon étreinte autour du cou du policier en me sentant basculer vers l'arrière, jusqu'à sentir une surface sous mes jambes. Il vient de me poser sur le lit, comme tout à l'heure. Je lève le regard vers lui, mes bras devenant aussi mou que du coton, pour retomber platement sur le matelas. Fermer les yeux encore une fois n'était pas une bonne idée, ça m'a claqué encore plus. J'ai le sentiment que les dernières forces présentes dans mon corps se sont envolées à l'instant où j'ai respiré le parfum de Von Schürmann.

Lorsque sa poigne se pose sur mon épaule, découvrant le tissu, je sens un nouveau frisson me parcourir, plus virulent encore que tout à l'heure. Il ne cherche qu'à m'aider. Malgré le fait qu'il ait avoué que je lui plaisais, je dois rester focaliser sur cette idée. Ce peu importe la manière dont il me frôle, dont il interagit avec moi. Je me dois d'ignorer cette affection qui fait battre mon cœur, les élans qui le troublent et qui font pulser mes envies.
Je me sens basculer vers l'avant, mon regard deviant jusqu'à la braguette du surintendant. Ainsi positionné, ce serait vraiment simple pour moi de la défaire. Mais je ne peux pas faire ça, il cherche juste à m'aider, quand bien même le contact agréable de ses mains sur mes bras à présent découverts.

Je percute qu'il me retient d'une main, et qu'il m'a également demandé l'autorisation de me déshabiller. Pourtant je n'ai pas été foutu de lui répondre. A croire que lui même à compris que le temps de réagir, il aurait eu le temps de m'habiller entièrement.
Son souffle se répercute sur ma peau, la chatouillis de ses doigts sur mon sternum me fait frémir. Je remercie la pénombre ambiante d'être présente, sans quoi j'aurais piqué un fard, pour la énième fois ce soir. Le fait de le savoir si proche de moi, quand tout à l'heure j'ai vraiment eu l'impression qu'il allait m'embrasser, réactive mes sens d'une manière horriblement sadique. C'est comme si toutes mes cellules sont entrées en ébullition.  

J'ai à nouveau envie de dresser ma main vers son visage et pourtant, les connexions de mon cerveau semblent avoir oublié celles de mes membres. A défaut me pouvoir effleurer sa joue de mes doigts, j'approche mon visage du sien, jusqu'à plaquer ma tempe contre la sienne, puis effleurer sa joue du bout de mon nez. Mes lèvres frôlent un instant le coin de sa bouche, mais avant que je n'ai pu effectuer le moindre mouvement, le surintendant laisse place à son fantôme, s'agenouillant devant moi.
Je tressaille en sentant la pulpe de ses doigts sur mes chevilles, puis sur mes jambes. Mon aorte manque battement sur battement, mon abdomen se contracte brusquement. Je ne vais vraiment pas pouvoir me contrôler à ce stade. Encore moins si son entreprise grimpe jusqu'à mes hanches.

Là encore, il s'arrête, m'intime de me lever. Je reste pantois un instant. Si je me redresse, le peignoir qui couvre encore mes parties restera sur le lit, et la chemise retombera dessus. En soit, étant donné la lumière peu présente, ce ne serait pas très grave. Pourtant j'ai plus que conscience de ce que cette position m'inculque comme effet. Je me mords la lèvre en observant la main de Johana, inspire un instant. Je dois me calmer, me focaliser sur des choses qui ne m'attirent pas plus que ça.

- Je... Je vais le mettre tout seul si vous voulez bien... Mon paquet est dans la poche de mon pantalon, ou de ma veste je crois, je ne suis plus sûr... Vous pouvez me l'attraper avec mon briquet pendant que je mets le boxer ?

Je tente un sourire, qui dois probablement plus ressembler à une grimace. Je me sens basculer vers l'arrière et décide me laisser porter par le courant, attrapant les pan du sous-vêtement pour les remonter sur mes hanches. Non sans difficulté et sans avoir l'air d'un vers géant qui ondule sur le matelas.

Je force sur mes coudes pour me redresser néanmoins, maladroitement, puis pousse sur mes jambes pour me lever. Le sol semble tanguer dangereusement sous mes pieds. J'aurais du attendre que Johana revienne vers moi.

Je mets prudemment un pied devant l'autre, avance vers l'homme, en pleine recherche de mon tabac. Un vague sourire se trace sur mes lèvres et, avant que je n'ai pu comprendre moi-même mon acte, mes bras se referment autour de sa taille lorsqu'il se tourne vers moi, mes doigts agrippant son dos pour me maintenir contre lui, l’enlaçant dans une étreinte dont je ne saisis pas moi-même l'élan.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Sam 30 Juin - 18:42



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Well, at night, i have to say "guten tag" ?
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Malgré sa concentration nouvelle et son self-control, Johana devait faire preuve de beaucoup de patience. La joue de Swann contre la sienne était bien trop perturbante pour que malgré son calme olympien, il ne ressente rien. Il cru l'espace de quelques secondes que le blond allait l'embrasser. Il ne bougea pas. Il attendait de voir la suite. Le coin de sa lèvre effleura la sienne, et à ce moment précis son coeur cessa de battre, deux à trois secondes maximum, mais il le sentit clairement, que quelque chose venait de se débloquer en lui, comme si Swann venait de déclencher un feu en lui.

Il eu soudainement beaucoup trop chaud, et du se gifler mentalement afin de ne pas le plaquer au lit sur-le-champs et se jeter sur ses lèvres. Non il n'était pas un animal sauvage, non il ne le forcerait pas, et non il ne profiterait pas de la situation. Du moins s'était ce qu'il s'était dit jusqu'à ce que le petit blond se lève alors que Johana lui faisait dos, et qu'il vienne l'enlacer sans prévenir.

Le policier avait accepté d'aller lui chercher ses cigarettes dans son pantalon, malgré son aversion pour cette drogue douce, qui restait tout de même une drogue malgré sa légalisation. Et le brun en avait une sainte horreur, l'odeur, le goût qu'il imaginait, les effets négatifs, et même l'addiction que cela engendrait. Alors oui il en avait une sainte horreur. Mais Swann en avait envie, et même besoin sans doute. Alors il avait accepté de faire cette concession pour lui. De toute façon, que n'aurait-il pas fait pour Swann ?

Cette question le fit se figer alors qu'il venait de saisir le paquet de cigarette. Que ne ferait-il pas pour Swann ? Etait-il sérieux ? Il le connaissait à peine. Qu'avait-il de si spécial ? Il ne savait pas lui-même. Rien particulièrement. Du moins il essayait de s'en convaincre. Les coups de foudres et les coups de coeur irréfléchi, il en avait suffisamment vu et vécu. Il n'en avait pas besoin, pas actuellement, et encore moins alors que Swann était un mutant. Parce que bon. Il l'aimait beaucoup, et se doutait qu'il ne représentait aucun danger, mais il n'avait pas envie de s'y risquer, ne savait-on jamais. Et puis, il ne voulait pas s'attacher plus que de raison, de toute façon il ne comptait pas faire sa vie ici, il espérait même rapidement s'en aller, il n'aimait pas spécialement l'Angleterre, il voulait retourner dans un pays froid comme l'Allemagne, avec de la neige à perte de vue, et ou les hivers sont interminables. L'Islande peut-être, la Norvège ou la Suède même. Il en avait juste marre de cette pluie incessante, de ce ciel gris et surtout de ce vent constant.

Et pourtant, le contact de Swann contre son torse, sa tête se posant sur sa poitrine, ses bras enserrant sa taille, lui retournèrent l'estomac et enserrèrent son coeur dans un étaux. Il ne savait absolument pas comment réagir. Le geste ne venait pas de lui, il n'était pas celui qui avait initié le contact cette fois-ci, et il n'était pas non plus préparé à cela alors qu'il tentait de remettre ses émotions et ses pensées en place.

-Qu'est ce que... Swann... Quelque chose ne va... pas ?


Sa voix tremblait, n'était plus aussi assurée qu'elle l'était habituellement. Son sang se mit à pulser dans toute ses veines, il avait soudainement un coup de chaud qui n'était pas bon du tout. Swann était trop près, beaucoup, beaucoup trop près. Il ferma les yeux quelques instants, dans l'espoir de se calmer, mais se fut une mauvaise idée, parce que le fait de ne pas avoir le sens de la vue amplifia les autres, et il senti encore plus le coeur de Swann battre non loin du sien. Cette sensation était à la fois très apaisante et en même temps bien trop perturbante.

Il rouvrit les yeux quand il sentit l'infirmier bouger légèrement. Ce fût-là sa deuxième erreur. Parce qu'il tomba nez à nez avec lui, son regard se plongeant dans le sien aussitôt.

Cinq secondes, ce fut le temps pendant lequel son coeur et son cerveau cessèrent de fonctionner, cinq secondent qui lui parurent interminable, et lorsqu'ils se remirent en marche, il avait perdu toute volonté et tout self-control, de ne pas céder à son caprice.

Si bien que, un peu à l'encontre de sa volonté et de ses principes, il mit ses deux mains de chaque côtés de son visage, afin de le redresser un peu tout en lui se baissant et déposant ses lèvres sur les siennes avec franchise.

Ce contact l'électrisa complètement, envoyant un choc électrique dans tout son corps, ce qui lui fit échapper un long soupir de satisfaction contre la bouche du plus jeune. A cet instant précis il ne pouvait plus penser à rien d'autre que cette envie qui l'avait dévoré jusqu'à présent, et qui enfin se réalisait. De ses pouces il caressait ses joues, le bout de ses longs doigts fin se glissant à la base de ses cheveux.

Le baiser n'était pas insistant, ni forcé, il était désireux et doux, attendant une réponse de son vis-à-vis afin de s'approfondir, bien que ses mains se seraient volontiers glissées plus en arrière de sa tête afin de pouvoir laisser libre court à cette passion envers le jeune mutant qui le rongeait. Même si au fond de lui, sa petite conscience lui criait d'arrêter, qu'il ne devait pas se laisser emporter de la sorte.

Mais Johana n'en avait actuellement rien à faire de cette conscience qui parfois était bien trop bavarde.

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Lun 9 Juil - 10:53


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On dit bien souvent que l'alcool nous fait perdre le contrôle. Alors oui, probablement que le Jack Daniels présent dans mes veines n'aide en rien. Probablement que si j'avais eu la perspicacité d'y réfléchir, les choses auraient été différentes. Pourtant rien, absolument rien n'a sonné comme un signale d'alarme dans ma tête.

Mes bras enroulés autour de la taille de Johana, la tête posée contre son thorax, je sens mes épaules s'affaisser alors que mon étreinte se renforce, les manches de la chemise trop longue retombant sur mes mains. J'inspire profondément, mon abdomen contracté, les cellules en alerte. Il serait mentir que de dire que je n'éprouve aucun confort à cette situation. Bien au contraire. Depuis quand n'ai-je pas tout simplement prit quelqu'un dans mes bras, sans intention de fond, sans ambiguïté. Du moins. Au départ.

Je réalise le bien être que ça me procure d'être dans ses bras,  je savoure cette proximité et me questionne sur la raison de mon acte, la voix du surintendant me demande si quelque chose ne va pas. Mon cœur s'affole. Mon aorte s'emballe. Présentement, je suis venu l'enlacer en petite tenue, dans le but d'assouvir une pulsion inexplicable et, à son commencement, sans aucune arrière pensée. Cependant, à mesure qu'elle se prolonge, mon épiderme se met à bouillir, mon rythme cardiaque redouble d'intensité. Mon envie s'éveille à nouveau, plus présente encore que tout à l'heure.

Mes dents s'enfoncent dans ma lèvre, je relève lentement mon visage vers le policier, au comble de la honte. Que suis-je censé répondre ? Si je vais bien oui, certainement, beaucoup mieux depuis que j'ai prit une douche et me suis changé. En revanche, si cette question est dû à mon acte et a pour but d'y donner un sens, je ne sais que répondre. Que dire de plus que : j'avais juste envie ? Ou encore : c'est probablement l'alcool qui parle ?

Lorsque mes yeux se posent sur le visage de Johana, je constate qu'il a les yeux fermé. Un léger sourire vient étirer mes commissures tandis que je le toise, en sentant mon palpitant battre jusque dans ma gorge. Il est vraiment beau. C'est à peine croyable qu'il ne soit pas casé. Si j'étais son petit ami, je ne le laisserais pas passer la porte sans lui avoir fait promettre de s'enlaidir.

A nouveau, un raté fait basculer mon organe vitale. Son petit ami. Mais a quoi je pense bordel ? Je ne boirais plus jamais de whisky de ma vie. Je ne suis pas au collège, ni même au lycée. Je ne suis pas comme Swann qui peut "sortir" avec quelqu'un le temps d'assouvir ses envies jusqu'à s'en lasser puis jeter le dit petit ami aux oubliettes, d'autant plus s'il est plus âgé que moi, du genre, beaucoup plus. En bref, avoir des compagnons d'un temps, c'est pas mon délire, d'autant que jusqu'à l'ors, les petits amis de Swann étaient par défaut les miens. Ce qui ne m'a pas empêché quelques coup d'un soir histoire d'échapper au syndrome du minet en recherche de Daddy de Swann.

Les paupières de Von Schürmann s'ouvrent, nos regards se rencontrent. Nous nous observons quelque secondes, sans un mot. Mes lèvres s'entrouvrent, comme pour me rappeler le fait que je ne lui ai toujours pas répondu, puis ses paumes englobent ma mâchoire, ses doigts se posant de part et d'autres de mon visage. Nouveau raté. Avant même que je n'ai pu réaliser ce qu'il se passe, je me sens tressaillir, mes paupières écartées.

Il n'a pas fait dans la demi-mesure, cette fois. Comme s'il avait peur de se rétracter s'il avait prit trop de temps à agir. Nos bouches soudainement scellées l'unes à l'autre, mon abdomen se contracte. Je perçois son souffle, comme s'il s'était retenu de respirer un moment et recouvrait enfin l'oxygène. Mes muscles se tendent un instant, comme si tout mon corps avait décidé de se figer.

Lorsque les doigts de Johana glissent à la base de mes cheveux, un nouveau torrent de frisson m'électrise et cette fois, ma carcasse semble reprendre vie avec l'adrénaline d'un choc d'un millier de volt. Une première décharge début au creux de mon ventre, la seconde la fait remonter dans mes nerfs et mes bras. Sans même chercher plus loin, sans même réfléchir à si j'en ai envie ou pas, ou tout simplement que questionner sur la raison de ce baiser, mon être cède à mon taux d'alcoolémie conséquent, ma libido grimpe sans même attendre mon consentement.

Mes bras se redressent fermement, mes ongles allant presque se planter dans le tissu du haut de mon homologue. Mes lèvres s'ouvrent et je viens m'emparer vivement de la bouche de Johana, réponds à son baiser avec une fièvre qu'il ne m'est pas habituel d'éprouver. Mes dents s'enfoncent un instant dans son labre inférieur, ma langue glisse au dehors de sa cavité pour venir titiller sa congénère.

La chaleur grimpe en moi, mon hémoglobine entre en ébullition. Je l'embrasse passionnément, serrant mon corps contre le sien un peu plus qu'il ne l'était déjà, les doigts de ma main droite allant tout aussi rapidement se loger dans les cheveux du grand brun, découvrant la douceur de sa chevelure bien plus intimement que tout à l'heure.

Je ne tiens plus. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça, pourquoi Johana représente tant de désir, pourquoi il me fait agir de la sorte. Si Swann avait agi comme ça, j'aurais pu le juger fortement. Il m'est déjà arrivé d'être passionné lors de coups d'un soir, d'être assailli par un désir trop puissant, excité par la fièvre. Mais pas comme maintenant, pas comme ce soir. La dernière fois que nous avons éprouvé une proximité pareille avec quelqu'un, c'était Jared, et cette fois, cette proximité est mienne, elle m'est exclusive. Je ne la partage pas avec Swann, et je compte bien la garder égoïstement.

Mes canines s'enfoncent derechef dans la lèvre du surintendant tandis qu'un gémissement incontrôlé s'échappe de ma bouche. S'il ne m'arrête pas, je doute qu'il puisse avoir un quota de sommeil minimum. Il faut que ce soit lui, car à cet instant, j'en suis totalement incapable.



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Mar 10 Juil - 15:28



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Les quelques secondes que mit Swann à répondre à son baiser lui parurent une éternité. Durant ce lapse de temps sans réaction de la part du brun, il ne put s'empêcher de s'insulter mentalement pour son acte, pour ne pas avoir résisté, pour avoir profité de la situation. Si Swann le repoussait cela serait bien fait pour lui, il méritait même que le blond lui colle une gifle, afin de lui remettre les idées en place, même s'il doutait d'avoir réellement mal face à la force actuelle du plus jeune. Il s'agissait surtout là d'une question de fierté et de remords. Surtout qu'il avait entre aperçut son regard quand il s'était soudainement approché afin de saisir ses lèvres, ses paupières s'étaient écarquillées dans un mélange de surprise et peut être même de peur ou de dégoût, en comprenant ce qui allait se passer.

Peu importait le bien-être que lui procurait ce contact, il décida d'y mettre fin, reprenant doucement ses esprits. Du moins c'est ce qu'il voulu faire, commençant doucement à se reculer, jusqu'au moment où l'infirmier s'agrippa à lui, griffant son dos en même temps qu'il serrait son tee-shirt entre ses doigts fins, s'emparant dans un même temps de ses lèvres avec une fougue qu'il n'aurait pas imaginé chez lui. C'est à ce moment qu'il comprit qu'il ne pouvait plus reculer. Qu'il avait franchit la ligne de non-retour, et qu'il ne voulait pas y mettre fin.

Ce baiser était à la fois bien trop passionné, fougueux et pur qu'il en était bien trop bon. Un frisson remonta sa colonne vertébrale et son épiderme quand l’engouement du plus jeune lui fit remonter sa main dans ses cheveux et coller son corps tout entier contre sa propre anatomie, et lui même, l'incita ce rapprocher plus encore, en laissant glisser une de ses paumes de sa joue à son torse, puis son ventre pour finir sur sa hanche, sous la chemise, l'attrapant avec fermeté afin que leurs deux bassin entre pleinement en contact. L'effet immédiat ne fut pas ce qu'il escomptait, ou du moins, il ne s'attendait pas à ce que le blond réagisse autant.

Une nouvelle fois il lui mordit la lèvre, et il serait mentir que de dire que Johana n'aimait pas ça. Malgré son apparence très douce au quotidien, il était quelqu'un de plutôt sauvage dans l'intimité, alors il allait sans dire que les petites griffures et morsures qu'il subissait actuellement n'allait pas en l'aidant pour s'arrêter. Plus d'une fois il était ressortit d'une partie de jambe en l'air avec le dos couverts de griffures, comme s'il s'était battu avec un chat. Un fois seulement il avait été jusqu’à tester le Sado-Masochisme.
Mais il avait vite comprit que ce n'était pas pour lui, et pourtant il aimait le jeu, il aimait le bondage et il aimait la passion brute. Mais la violence n'était pas son truc, du moins pas dans le cadre du désir sensuel.

Cependant, ce qui l'acheva réellement, ce fut ce petit gémissement aigu qui passa les lèvres de son petit protégé, il semblait totalement incontrôlé et spontané, presque pure et innocent, bien que la situation n'avait rien d'innocente elle. Ce petit son des plus sexy qui vint s'écraser contre ses lèvres alluma un brasier en lui qu'il allait peiner à contrôler. Il le savait et le sentait, bien qu'au fond il se demandait s'il avait réellement envie de le maîtriser et l’étouffer. Car il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas brûlé de la sorte. La dernière fois qu'il avait ressentit une telle chaleur en lui, cela remontait à l'époque où il était encore en école de police. Alors oui, c'était il y a un bout de temps. Si bien qu'il ne faisait pas vraiment le lien, ni ne comprenait pourquoi il agissait comme ça. Du moins pour le moment.

Sûrement parce que son esprit était bien trop occupé par le baiser qu'ils étaient en train partager, à tel point que son corps bougeait de lui même, sans qu'il n'y réfléchisse vraiment. C'est pour cela qu'il ne se rendit compte qu'une fois que le dos du brun s'écrasa contre le mur, qu'il l'avait attrapé par les cuisses pour le soulever et lui faire enrouler ses jambes autour de ses propres hanches. Il ne s'en était pas rendu compte, il avait fermement saisit sa chair entre ses grandes mains, et l'avait porté sans aucune difficulté. Il avait ensuite du se retourner afin de le plaquer au mur et pouvoir lâcher une de ses mains pour la glisser sous sa chemise et venir explorer son torse, comme il mourrait d'envie de le faire depuis qu'il l'avait déshabillé un peu plus tôt dans la soirée.

Sa peau était bien plus douce qu'il ne l'avait imaginé en l'effleurant. Etait dû au fait qu'il était pratiquement imberbe ? Sûrement qu'il devait aussi prendre grand soin de son apparence, au plus grand plaisir du brun, qui n'avait pas quitté ses lèvres. Chose qu'il fit une fois que Swann fut contre la surface dur de la cloison. Il recula quelques secondes son visage pour pouvoir croiser son regard, cherchant dans celui-ci une quelconque désapprobation de sa part, comme s'il cherchait une raison valable de mettre fin à tout ça. Malheureusement, ou heureusement pour lui, il ne vit rien de cela. Swann avait l'air aussi perdu que lui dans le plaisir de cet échange. Un léger grondement incontrôlé lui échappa et il enfonça son visage dans le cou du plus jeune afin de venir y planter ses dents pour y laisser une jolie trace de morsure, qui il le savait, sur une peau comme la sienne, marquerait facilement. Il remonta ensuite son nez jusqu’à son oreille, sur la qu'elle il souffla doucement avant de susurrer d'une voix rendu rauque par le désir.

-J'ai essayé de me retenir, mais tu m'as poussé à bout. Apprêtes-toi à en assumer les conséquences, Swann.


Il lui mordit ensuite tout doucement, sensuellement, le lobe de l'oreille, comme pour bien lui faire comprendre le poids et l'importance de ses mots, au cas ou il ne l'aurait pas écouté ou à moitié. Inconsciemment il en était venu à le tutoyer. La situation n'était plus vraiment au vouvoiement de toute façon.

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Mer 11 Juil - 12:27


Well, at night, I have to say "Guten tag" ?
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L'effervescence d'alcool dans mes veines, l'excitation qui grimpe. Beaucoup trop de choses que je suis incapable de contrôler et qui font exploser mes neurones un à un.

Mes rapports sexuels, d'aussi loin que je m'en souvienne, ont toujours été particulier. Une dimension étrange, involontaire quelque part. Swann possédant sa propre vitalité en dehors de mes apparitions, lorsqu'il se retrouvait mêlé à de tels actes je ne les ressentais pas plus qu'un témoin oculaire. Lorsqu'il s'agissait des miens, en revanche tout devenait très étranges. J'étais à la fois spectateur et acteur. La peau que mes mains effleurait, un autre épiderme la ressentait. Les sons émis par ma voix étaient à la fois proche et lointains, comme des écho. Parce que tout ce que je ressentais, mon originel y avait également le droit. De ce fait, un simple baiser, une caresse, ou même un frisson ne m'appartenait pas complètement. Swann y avait non seulement un droit de regard après coup, mais il y avait également un droit de ressenti. Chacun de mes actes en général l'était. En revanche, je devais avouer que pendant mes liaisons cette sensation était décuplée.

Jusque là, il s'agissait de ce que j'ai toujours connu, de ce qui m'es le plus familier. Pourtant, lorsque  je sens la chaleur des doigts de mon homologue s'infiltrer sous la chemise, c'est un courant électrique entier qui anime mes cellules. Je me sens fondre, chavirer, tomber. Une étrange intimité glisse autour de nous, nous englobe, comme si cette action était tout à coup entourée dune bulle hermétique à l'espèce humaine toute entière. Les gémissement qui s'échappent de mes lèvres scellées à a bouche de Johana semblent étouffé, concis. Il deviennent miens, uniquement miens. Je ne suis plus un double, une projection astrale foirée ou trop tangible. Je suis un être humain à part entière, fait de chair et de sang.

Mes mains dévalent vivement son dos, se faufilent entre nos buste pour venir découvrir sa musculature au travers de ses vêtements. Ma langue viens s'immiscer une nouvelle fois dans sa bouche pour lui accorder un baiser à la française, vient cogner la sienne avec une certaine vivacité. J'ai le sentiment que toute l'énergie que j'ai perdu durant cette soirée s'est réservée dans une boîte, spécialement pour cet instant. Sans même m'en rendre compte, mes pieds quittent le sol et je viens plaquer significativement mon bassin à celui du brun, mes cuisses allant se resserer fermement autour de ses hanches. J'agrippe son haut une nouvelle fois, frémis, mords sa lèvre à nouveau.

Mon dos cogne le mur et je me cambre un instant pour laisser la possibilité au surintendant de venir explorer ma peau, une fois encore. Son contact est addictif, lascif, ô combien concupiscent. Mes propres prises viennent l'imiter, n'y tenant plus. Je trace ses pectoraux de mes mains comme pour les empoigner, le griffe. Je bous, je meurs de chaud. J'en veux plus encore, je veux le sentir plus près, plus proche. Il rompt notre baiser le temps que nos regard se croisent. Je le toise les lèvres entrouvertes, humides. Il semble chercher une approbation ou un refus, mais j'en suis incapable. Je suis absolument déconnecté, prit dans un tourbillon d'envies toutes plus obscènes les unes que les autres. C'est la première fois que je ressens une telle frénésie, ça me prend aux tripes.

Une sorte de grondement émerge de la gorge de l'homme, nos regards se quittent. Son visage s'enfonce dans mon cou et un nouveau frisson m'agite. Le corps à la fois anesthésié par l'éthanol et complètement endoloris, je ressens un picotement dans mon cou, jusqu'à ce qu'une décharge digne d'une survolte au taser irradie depuis la zone jusque dans mon thorax. Un gémissement bien plus fort que les précédents – en dehors du fait qu'ils étaient étouffés un peu plus tôt - s'échappe de mes lèvres, mes ongles se plantent sur le sternum du policier.


J'appuie sur le bouton de la machine à café en réprimant un bâillement, jette un œil vitreux à ma montre. Deux heures quarante-cinq. Si j'avais su hier que j'aurais du enchaîner ma journée et ma nuit à la suite, ce qui me pousserais à bosser près de 24 heures d'affilés, j'aurais été voir un médecin pour me faire porter pâle et être d'attaque pour la semaine de nuit.

Je frotte mes paupières légèrement humides, en me laissant bercer par le son de l'appareil, savoure les premières minutes de ma pause. Sis s'est barré depuis dix neuf heure. J'ignore ce qu'il peut bien faire à l'heure actuelle. Depuis que la mutation de Nikola à ricoché sur moi avec le cas Andrew Brown, les moments où nous sommes séparés sont très variables. En l'occurence, j'ai ressenti quelques vertiges dans la soirée, mais ça pourrait être tout aussi bien ma propre fatigue qu'un état d'ivresse de Sis. Je ne suis même pas dit d'être plus éclairé sur la question quand il reviendra, le ressassement de ses apparition est à présent obscur. Parfois clair, brouillé ou entrecoupé, voir même totalement absent.

J'attrape le gobelet et le porte à mes lèvres avant de me laisser tomber sur une chaise dans la salle de garde. Le secteur pédiatrie. Décidément, Drax m'a vraiment dans le nez.
Une bouffée de chaleur grimpe en moi lorsque j'avale une gorgée de boisson, je tend le gobelet devant moi pour l'observer, les yeux plissés.

Est-ce que ce serait le café qui aurait provoqué cette chaleur tout à coup ? Je pose le récipient sur la table en mettant la tête entre mes mains, prêt à piquer un somme rapide. Mais je n'en ai pas le temps. Une douleur vive se fait ressentir dans mon cou, je sursaute, ma main s'y plaque aussitôt. Bordel de merde. J'ai l'impression qu'on m'a mordu.

- Ça va Swann ?

Je pose un regard paniqué sur Kelly, une infirmière du service, en train de lire un magasine people juste en face de moi. Je grimace. Elle devrait vraiment arrêter de s'épiler les sourcils à ce point, c'est loin de l'embellir – si tant est qu'il y ait quelque chose à faire pour améliorer son cas.
Je force un sourire, bois une nouvelle gorgée du précieux élixir qui m'aidera a tenir la nuit.

- J'ai juste eu mal d'un coup, probablement un nerfs qui s'est coincé.

Elle baisse les yeux sur mon cou, un sourire étire ses commissures.

- Un nerf. C'est ça.

Je grimace, plaque une nouvelle fois la main sur la douleur. Bordel, mais qu'est-ce qu'il fout ?


Je frissonne a nouveau lorsque la voix de Johana murmure à mon oreille, sursaute légèrement en sentant ses dents accrocher lentement le lobe de mon oreille. L'entendre me parler comme ça me fous en vrac, multiplie ma libido. Je laisse ma tête aller vers l'avant, n'y tenant plus.

Mes lèvres effleurent l'épiderme de sa nuque, l'odeur de son parfum percute à nouveau mes sinus. Mon aorte s'emballe, et la pointe de ma langue glisse sur sa peau, jusqu'au lobe de son oreille que je viens mordre à mon tour, plus fort que lui néanmoins.
Je resserre mes jambes plus encore autour de ses hanches pour le pousser se coller davantage à moi, la carcasse brûlante. Je n'en peux plus, je veux passer à la vitesse supérieur, satisfaire l'envie qui grimpe en moi. Je murmure à mon tour :

- Fais moi tout ce que tu veux Johana.

Malgré mon côté brute de décoffrage, je ne suis pas pour autant du genre à balancer un vulgaire : ferme ta gueule et baise moi. Je préfère autant ne pas parler, quitte à ne pas tergiverser. Contrairement à Swann qui malgré son apparence plus douce et fluide, est capable de balancer des obscénité sans remords juste pour allumer.
Mes mains se plaquent sur la mâchoire du surintendant Von Schürmann, et je viens m'emparer de ses lèvres une nouvelle fois, le cœur battant à tout rompre dans mon thorax. J'ai l'impression de passer mes dernières heures sur terre.



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Ven 13 Juil - 18:46



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La chaleur dans le corps du policier avait atteint des summums. Chaque endroit que Swann touchait devenait brûlant et couvert de frisson. Comme si son corps avait décidé de réagir indépendamment de sa volonté au contact du décoloré, lui envoyant des signaux comme pour le prévenir d'un danger imminent.

Un danger peut-être pas, mais il était clairement en train de déraper, il perdait l'esprit et surtout il perdait pieds avec la réalité. Car il avait conscience que ce ne serait pas si facile que ça, comme si quelque chose n'allait pas, comme si en un sens tout ça était faux. Swann était complètement sous l'effet de l'alcool, et il doutait clairement qu'il ai le moindre contrôle sur ses actions et paroles. Il risquait d'avoir des problèmes au réveil si Swann le lendemain décidait de clamer le viol, et là, sa carrière serait foutue, mensonge ou pas, prestige ou non.

Ces pensées suffirent à lui mettre le doute, un doute qui fut bien vite envolé quand il glissa sa langue entre ses lèvres afin de venir chercher sa compagne, que Joh ne garda pas égoistement pour lui, et entrouvrit les lèvres pour lui donner un meilleur accès, répondait à la caresse de Swann. Ses inquiétudes partirent une nouvelle fois en fumée, et il ne pû retenir le léger rouge sur ses joues face à ce baiser langoureux. Il n'y était pas habitué. Non pas parce qu'il n'embrassait pas souvent. Mais plutôt parce que les French-Kiss en temps normal n'étaient pas trop son truc. Et pourtant, le jeune infirmier le faisait tellement bien, qu'il aurait vite pu en devenir accro s'ils en étaient venus à partager d'autres nuits. Chose qu'il savait impossible, parce qu'il se l'interdirait. Un coup d'un soir portait bien son nom et n'était fait que pour vivre une seule nuit, et non plusieurs. Alors même s'il y avait cette connexion étrange entre eux, il ne voulait pas entamer une quelconque histoire qui, il le savait, n'aurait aucun avenir et ne durerait pas.

C'est pour ça qu'il comptait bien en profiter un maximum pour ce soir. De ce fait, il coupa l'échange et vint lui murmurer à l'oreille. Ses gémissements, ses frémissements, chacun de ses soupirs. Tout n'était fait que pour l'allumer encore un peu plus et le rendait en plus fou à chaque instant. Mais le coup de grâce, se fut cette langue et des dents qui s'agrippèrent à son oreille. Il ne s'y attendait absolument pas et se crispa contre le corps qui ondulait sous lui, agrippant fermement ses fesses en laissant échapper un profond soupir de plaisir. Swann venait de trouver un de ses points les plus érogènes, le prenant en traitre parce qu'il ne s'y attendait pas, et qu'il ne l'aurait pas laissé faire si cela avait été le cas.

Son corps entier trembla, et il ne pû se ressaisir que lorsqu'il entendit sa voix, ce qui le reconnecta plus ou moins avec la situation. Un sourire s'étira sur ses lèvres et lorsque le plus jeune s'empara de celles-ci un nouveau grondement de contentement lui échappa. Il le décolla alors du mur, répondant à son baiser avec engouement, profitant de chaque sensation, mettant de côté sa tête qui commençait légèrement à lui tourner par le désir qui l'enivrait doucement.

Sans trop regarder où il allait, il se dirigea à l'aveugle vers le lit, tenant toujours le blond par les fesses, ne rompant pas le baiser, du moins, pas avant qu'un de ses tibias ne vienne percuter le lit. C'est là qu'il brisa leur échange afin qu'ils ne se blessent pas en entrechoquant leurs dents ou en mordant l'autre, se laissant tomber plus ou moins doucement sur le lit.

Si bien qu'il se retrouva semi à quatre pattes semi affalé sur Swann qui le dévisageait, les joues complètement rouges de ce qu'il pouvait en voir dans la faible lumière qui se trouvait sur la commode et qui avait été allumé afin de chercher les cigarettes qu'il lui avait demandé. Paquet qui avait surement dû tomber au sol dans l'euphorie du moment. Mais c'était bien là le cadet de ses soucis. Il le dévisagea quelques secondes comme il aimait le faire depuis le début. Il était extrêmement beau, encore plus à chaque seconde qu'il le regardait. S'il avait pu le faire sien, là, tout de suite, il ne se serait pas retenu et l'aurait menotté au lit afin que jamais il ne s'échappe.

Mais non, Swann ne lui appartenait pas, et ne souviendrai peut être même pas de leur nuit. Si c'était le cas, il ne savait pas s'il le lui rappellerait le lendemain. S'il le lui demandait, oui, il lui dirait, sinon, il ne savait pas, il en doutait.

Avec une petite impulsion, dans un mouvement précis et net, il se redressa, afin d'être à genoux, le bassin contre les fesses du blond qui n'avait pas retiré ses cuisses d'autour de sa taille, par conséquent, conduisant à cette position qui fit se mordre la lèvre à Johana. Heureusement qu'à contrario de Swann, il portait autre chose qu'un boxer afin de séparer leurs peaux l'une de l'autre.

Bin que ça n'allait surement pas être le cas longtemps. Quoi que...

Son regard se plongea de nouveau dans celui de son compagnon d'une nuit, et lentement, sensuellement, faisait durer le plaisir en bougeant doucement ses hanches contre son bassin, déboutonna sa chemise blanche qui mettait en valeur ses larges épaules, et les muscles d'un peu tout son torse. Cette simple action dévoila le tatouage qu'il portait à la poitrine, son « psi » qu'il cachait si jalousement. Mais il s'agissait de Swann, il savait dors et déjà qu'il était lui aussi un mutant et il avait dors et déjà vu son tatouage, alors il n'avait pas à le cacher.

Après cette longue attente où il fit bien comprendre à Swann de ne pas bouger d'un iota, sa chemise fut complètement ouverte, mais il ne la retira pas, il lui laisserai ce privilège s'il en avait envie. Mais lui ne se priva pas de retirer celle de Swann beaucoup plus rapidement, avec dextérité. Comme quoi que porter des chemises tous les jours cela avait du bon.

Il était toujours redressé, quoi qu'un peu plus penché en avant, si bien que lorsqu'il eut fini, il posa ses mains à plat sur le torse à présent découvert de son presque amant, caressant sa peau avec fermeté et concentration, comme voulant s'imprégner de la forme de son corps sous ses doigts.

Puis soudainement il se recula, défaisant la prise de ses cuisses autour de ses hanches. Et il commença à embrasser son torse avec gourmandise, descendant lentement en le couvrant de petites marques et morsures tout du long. Au moins ainsi, Swann se souviendrait de cette nuit quelques jours. Il marquait son territoire, car il fallait l'avouer. Il était très, très possessif, et imaginer que Swann puisse aller en voir un autre après lui le rendait fou à cette simple pensée. Même s'il n'avait aucun droit de l'en empêcher.

Mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait se contenir de le couvrir de petits suçon ou de morsures plus ou moins visibles, descendant toujours plus bas. Jusque son nombril, où il se stoppa afin de juger l'état dans lequel son petit blond était. Et visiblement, tout ceci n'avait pas été pour lui déplaire vu l'érection qu'il pouvait apercevoir un tout petit peu plus bas.

-Regarde moi l'état dans lequel tu es déjà alors que je ne t'ai même pas touché encore.. Tu veux vraiment me rendre fou ma parole...


Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres et lentement, il attrapa les élastiques du boxer et commença à les faire descendre très doucement. Il voulait le faire languir, il voulait profiter de chaque instant. Et ce fut là son erreur. Car alors qu'il allait pour lui retirer son sous-vêtement, n'ayant encore rien dévoilé d'autre que ses chutes des plus sexy, une sonnerie retentit dans la chambre. Sonnerie qui le stoppa immédiatement et le fit redescendre sur terre brutalement.

Celle de son portable de service...

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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Jeu 19 Juil - 23:46


Well, at night, I have to say "Guten tag" ?
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Mon corps frémis, mon cœur tremble. J'ai le sentiment d'être au bord de l'infarctus. Mon abdomen se contracte et se décontracte par accoues irréguliers, mon hémoglobine bouillonne dans mes veines. Je peine à réaliser ce qu'il se passe autour de moi, mon cerveau part en vrille.

Mon dos tombe sur le matelas, semble s'y enfoncer. Mes mains agrippent, touchent, caressent. Mon ongles griffes, s'enfoncent, s'accrochent. Je m'empare de sa bouche, de sa chair, mords doucement sa peau, puis plus fortement, la suçote pour y laisser des marques violacées. Le contact de ses mains près de mes flancs me fait frémir derechef, me fous en totale ivresse. Du moins, plus que je ne le suis déjà.

Le corps de Johana entre mes jambes, je me sens rougir lorsque nos regards se croisent. Un tas de pensées semblent lui passer par la tête. Mes doigts viennent se loger dans ses cheveux une nouvelle fois, puis je me redresse quelques secondes le temps de glisser la pointe de ma langue dans son cou.

Je pousse une brève exclamation lorsque mes omoplates s'écrasent une nouvelle fois sur le matelas, sentant le bassin de mon homologue tout près de mon coccyx. Je bénis le ciel qu'il fasse aussi sombre, sans quoi mes joues se réfléchiraient comme des gyrophares. Mes dents viennent mordre ma lèvre, mes cuisses se resserrent contre ses hanches. Je ne crois pas avoir déjà été à ce point explicite en matière de sexe. Mais bordel, ce qu'il me fait envie.

Lorsqu'il commence à onduler légèrement du bassin, ses doigts venant déboutonner sa chemise. Le tatouage sur son torse m’apparaît, et ma main vient se lever doucement pour l'effleurer, comme pour  vérifier son existence, me prouver que ce que je vis est réel. Mais elle retombe presque aussitôt après, lorsque mon homologue vient retirer ma propre chemise, celle qu'il a lui même boutonné un peu plus tôt. Une avalanche de frisson active les cellules de mon épiderme, mes muscles se tendent sensiblement.

Je sursaute lorsque ses appuis, posé en premier lieu sur mon torse, sont remplacés par ses lèvres. Un gémissement franchis mes lèvres, mes doigts se glissent entre ses mèches de cheveux, comme pour le caresser.

Sa remarque concernant mon érection me donne le sentiment de me liquéfier sur place, je me mords la lèvre une nouvelle fois, au comble de la gêne. Ses doigts s'accrochent à l'élastique du boxer, un frisson me parcours sur tout le long du corps. Je me sens hypersensible, sur le point d'exploser. Chaque contact qu'il effectue, chaque pression que je ressens sur mes cellules, tout ne semble être qu'un amalgame destiné à me faire languir davantage, m’amener au bord du gouffre, je n'en peux plus.

Johana s'arrête net, se redresse. Mes sourcils se froncent un instant, mon regard planté sur le surintendant, avant de le voir se lever, une sonnerie atteignant mes oreilles. Un téléphone ? Il ne peut pas laisser sonner ? Quel abruti irait appeler à une heure pareille ?

Le voyant s'emparer de l'appareil de malheur, je me laisse retomber sur le matelas, le regard rivé au plafond. S'il décroche dans un moment pareil, c'est que c'est important, j'imagine. Est-ce qu'il aurait menti et serait marié ? Auquel cas il s'agirait d'un appel de sa femme (ou de son mari, le mariage gay est légal de nos jours). Non, non. Il a l'air trop honnête pour mentir, et il a laissé entendre qu'il était célibataire. Un plan cul régulier alors, peut-être ? Dans ce cas, la personne à l'autre bout du fil pourrait attendre. Ou bien le travail, peut-être. Après tout il est surintendant, j'imagine que ça doit représenter pas mal de responsabilité.

Poussant un léger soupir je me redresse en jetant un œil vers le policier, sans vraiment porter attention à ce qu'il dit. Après tout, ça ne me regarde pas des masses. Puis même si je le voulais je suis incapable de penser quoi que ce soit. Il faut que je prenne le temps de me calmer.

Je pose les yeux sur la table de chevet, là où mon paquet de cigarette est à présent posé. Une clope. C'était ça mon but, au départ. Ça m'aiderait notamment à calmer ma trique le temps de quelques minute, et éviter de me la jouer éjaculateur précoce. Puis vu comme c'est parti, il va en avoir pour un moment, je suppose.

Je me laisse retomber sur le ventre, roule sur moi même pour atteindre la nicotine. Coinçant un batonnet entre mes lèvres, je pose pied à terre, puis approche en titubant de mon homologue. Je glisse lentement la main sur ses clavicules avant de lui désigner la sèche entre mes lèvres comme pour lui indiquer silencieusement mon intention, puis attrape la chemise sur le lit pour l'enfiler maladroitement.

Je déambule à la manière de Jack Sparrow sur le pont du Black Pearl, puis ouvre la porte fenêtre. M'arrêtant sur le balcon, le froid glisse quelques secondes sur la peau dévêtue de mes jambes. J'allume ma cigarette et en tire une longue goulée avant de me tourner vers Johana, un large sourire aux lèvres. Bordel ce que ça fait du bien.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Johana Von Schürmann le Mer 1 Aoû - 14:25



► February,2018. Newcastle | quotation
Well, at night, i have to say "guten tag" ?
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Johana mit quelques secondes à connecter tous ses neurones. Son téléphone de service sonnait, c'était donc urgent. Sa raison lui disait qu'il devait vite se lever et aller répondre. Et pourtant son corps et son coeur lui hurlait de ne pas bouger et de continuer ce qu'il avait commencé, de ne pas quitter Swann. Et pour toute autre raison que le travail, il l'aurait fait, il ne se serait pas séparé de lui et lui aurait offert une nuit sans précédent. Mais là il s'agissait du boulot, et le policier sérieux qu'il était ne pouvait se résigner à laisser cette sonnerie en suspens.

Alors dans un mouvement souple et soudain il se leva, sa chemise toujours ouverte sur son torse, son jean sur ses hanches, il attrapa sa veste et en sorti le petit appareil dont la sonnerie plus que désagréable lui vrillait les oreilles. Il décrocha et laissa échapper un « Surintendant Von Schürmann » des plus malaimables possible. Lui-même n'aurait pas voulu se trouver de l'autre côté du combiné.
Il reconnu aussitôt la voix de l'agent Juliet, une petite minette d'à peine plus de 21 ans, pleine de bonne volonté mais très peu sûr d'elle et assez maladroite. Elle avait d'ailleurs du comprendre qu'elle le dérangeait, son ton étant tout penaud et un peu tremblant.

-Surrintendant en chef.. ici l'agent Juliet.. je... je suis désolé de vous déranger mais... je.. nous avons un problème et le lieutenant ne réponds pas...

-Abrégez, que se passe-t-il ?

Encore une fois, il avait été des plus désagréables, commençant à perdre le peu de patience qu'il avait. Déjà qu'il n'en avait pas du tout alors qu'on venait de le déranger en plein moment des plus plaisants avec le jeune blond. Blondinet qu'il entendit se lever du lit. Alors lentement il se tourna vers lui et ne pû se retenir de se mordre légèrement la lèvre en le voyant enfiler son peignoir. Un fin sourire passa également sur son visage en se rendant compte de toutes les marques qui couvraient à présent son corps.

-Il y a un jeune homme un peu hystérique ici qui dit que son coloctaire à disparut...

« Et.. ? » Si elle n'était pas fichu de remplir un formulaire de disparition, il jurait qu'il la ferait virer du service... C'était là les bases de ce que l'on apprenait.. Il commençait à réellement s'énerver, si bien qu'il aurait aimé lui raccrocher au nez et retourner dans le lit. Mais Swann arriva devant lui, détournant de nouveau son attention, et le calma presque aussitôt en passant sa main sur sa poitrine, lui indiquant qu'il allait fumer. En temps normal il aurait râler, mais pour le coup, il avait bien le droit, vu comme il l'avait laissé en plan sur le lit après lui avoir implicitement proposé une fellation.

Donc il comprenait qu'il veuille reprendre ses esprits avec une cigarette. S'il fumait, lui-même en aurait pris une sur le moment. Mais ce n'était pas le cas, alors il fallait qu'il reste calme, du moins le plus possible.

-Et bien.. Son colocataire n'existe pas dans nos registres... aucun. Je n'ai même pas l'impression qu'il existe tout court.

Un profond soupire lui échappa. Cela arrivait, notamment quand les gens déménageaient, ou n'était pas de la ville, ou encore s'il s'agissait de personnes protéger par le DCRM. Il se pinça l'arête du nez et ferma les yeux afin de retrouver son sang froid. A bien écouté l'Agent Juliet, elle semblait vraiment perturbée. Et derrière elle, il pouvait entendre quelqu'un rouspeter. Elle avait sûrement dû tomber sur un chieur encore.

Il soupira de nouveau et rouvrit les paupières, son regard se posant sur Swann qui était sur le balcon et le regardait avec un sourire. D'ici, éclairé seulement par la lumière de la lune, au milieu des ténèbres, avec ses cheveux blancs et son corps fin, il ressemblait à un ange. Ce qui était assez comique au vu de la situation.. Il était un petit démon plutôt.. Quoi que.. avant d'être le diable, Lucifer était un ange..

« Chef... ? » La petite voix de sa subordonné le fit sortir de ses pensées et il grogna.

« Passez-le moi et ensuite vous lui ferez remplir le dossier. Bonne Soirée. » Ce qu'elle fit de suite sans chercher à discuter.

-Bonsoir. Je suis le Surrintendant Von Schürmann de la police de NewCastle. Je sais que vous devez être paniqué par la disparition de votre colocataire. L'agent Julier va vous faire remplir le formulaire de disparition, et je vous demanderai de repasser demain dans la journée, nous réglerons les détails ensemble, prenez un rendez-vous. Bonne soirée à vous.

Et sans attendre de réponse il raccrocha. Il s'avait très bien que cela allait encore râler, alors il ne voulait pas s'éterniser. Il lâcha son Huawei P10 Pro, un des tout dernier modèle qui lui avait été offert par ses supérieurs pour le récompenser de son travail, sur le tas de vêtements et s'approcha lentement de la baie vitrée ou Swnn l'attendait. La tension entre eux était retombé, bon ils ne continueraient sûrement pas ce soir, d'autant plus que la fatigue semblait lui tomber dessus d'un seul coup comme une enclume. C'est là qu'il se rendit compte qu'il était épuisé de sa journée.

-Je suis désolé.. J'ai des agents incapables.

Il eut un tout petit rire un peu désespéré et agacé. Oui il était même plus qu'agacé, elle venait de lui gâcher sa nuit avec son appel inutile. Bon ce n'était que partie remise, du moins il l'espérait. Un bâillement passa ses lèvres sans qu'il ne puisse le contrôler, passant son bras devant.

-Je vais aller dormir je pense.. Si tu as besoin de quoi que ce soit fait comme chez toi ne t'en fait pas.

Il s'avança lentement vers lui, attrapa son poignet avec lequel il tenait sa cigarette afin de l'éloigner le plus possible de leurs visages, et s'empara de ses lèvres pour un baiser des plus sensuels possible. Voulant gouter une dernière fois à cette divine drogue. Même si cette fois-ci, le gout de la cigarette vint légèrement atténuer le plaisir qu'il y prenait. Il détestait vraiment ça..

Il se recula doucement, passa sa grande main sur sa joue, lui vola un bref et tendre bisous tout en chuchotant un « bonne nuit Swann. », puis tourna les talons, attrapant ses affaires au passage et quittant la chambre. Il ne se retourna pas, car il savait que sinon, il ne réussirait pas à passer la porte.



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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

Message par Swann Weavers le Dim 5 Aoû - 16:56


Well, at night, I have to say "Guten tag" ?
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Les bras a présent appuyé sur le balcon, je penche la tête de côté, tente de prêter une oreille aux mots du policier. Le « surintendant Von Schürmann » a tellement la classe. Sa chemise grande ouverte, le pantalon ouvert sur ses hanches, le téléphone posé à l'oreille. Rien qu'en annonçant son grade et son nom, je me sens fondre comme neige au soleil. Je n'arrive pas a croire ce qu'il m'arrive. Etre aux côtés d'un homme aussi beau, aussi attentionné. Avoir passé ce cap avec lui en une soirée... J'ai l'impression de vivre un rêve éveillé.

Contrairement à mon originel, les jeux de séduction et la drague me sont totalement étranger. Je ne fais pas dans subtilité, et quand j'essai, je suis complètement maladroit. Autant dire que j'ai la distinction d'un pachiderme. Swann, lui, est plus doux, plus infime. Il est capable d'aborder quelqu'un l'air de rien, et, à la manière d'une araignée, il tisse sa toile discrètement, accroche chaque parcelle de sa proie jusqu'à l'avoir complètement capturée avant de lui porter le coût fatal. Même si pour ça, il est capable de s'en nourrir aussi longtemps qu'elle le lui permettra. D'où les diverses relations qu'il a connu. A une époque, il est sorti avec un mécano. Un type de vingt-neuf ans – quand il en avait dix-neuf, pour ne pas changer de ses habitudes. Au final, à force de le côtoyer, il a fini par avoir des notions de mécanique, de quoi dépassé son côté diva qui ne veut pas se salir les mains. Trois mois plus tard, il le larguait pour un bobo commercial dans la literie. Cela dit, je dois reconnaître qu'on a jamais eu un matelas aussi confortable que depuis cette époque.

Je tire sur la cigarette et adresse un sourire à Johana, l'air totalement ennuyé par la conversation a laquelle il est obligé de répondre. Je n'aime pas spécialement bosser, mais faire un travail comme le sien me pomperait le chou. Il doit être presque trois heures du matin, et visiblement on l’appelle pour quelque chose de profondément agaçant. Le genre de truc que j'aurais envoyé chier vite fait-bien fait.

Mes épaules se détendent et je lorgne un instant la pièce, les vêtements posés au sol. L'alcool est toujours présent dans ma veines, mais cette fois il semblerait que j''en ressente davantage les effets somnolents. Je suis claqué. Cette journée de presque 24h éveillé ne me réussi pas, et je plein mon autre moitié qui doit être encore en plein service, à consommer café sur café, ou à comater dans la salle de repos à chacune de ses poses. C'est pas humain de faire travailler un être humain à ce point.

Le policier semble torcher l'affaire mais je suis trop mort pour capter quelque chose à ses mots. Il laisse tomber son portable négligemment, puis avance vers moi. Je porte la cigarette à mes lèvres en l'observant de la tête aux pieds, inspire une grande goulée que je laisse couler dans mes poumons. Il m'attire à lui, s'empare de mon poignet pour le repousser. Le temps que j'évacue la brume de mon système respiratoire, la bouche du surintendant viens s'emparer de la mienne. Mes dents viennent accrocher sa lèvre inférieure une demi seconde avant que je ne réponde à son baiser, les paupières closes.
Ma main libre se pose sur son sternum, et je caresse un instant la musculature de son torse, effleure le relief de son tatouage du bout des doigts. Un sourire fends mes lèvres une nouvelle fois, je me rapproche légèrement de lui.

Lorsque le baiser s'achève, trop vite à mon goût, sa main passe sur ma joue. Il me vole un bref baiser, me souhaite une bonne nuit. Effectivement, il m'a annoncé vouloir aller se coucher, ce que je ne peux que comprendre. Il avait déjà l'air crevé lorsqu'il m'a trouvé tout à l'heure, je ne risque pas de lui avoir facilité la vie.
Ma main se met à trembler soudainement, me faisant quitter ma contemplation silencieuse de l'homme. Merde. Pas maintenant.

- Johana ?

Ma voix prononce son nom alors qu'il a passé l'entrebaillement, j'ignore même s'il m'a entendu. Je pose la cigarette sur le rebord du balcon, m'active pour avancer vers le couloir, sans même comprendre d'où je tire cette force. Ma main se pose sur son bras pour l'interpeller. Il se retourne vers moi, je lui lance un nouveau sourire. Inutile de l’inquiéter, ça ne servirait à rien. Puis je n'ai pas le temps de me répandre en explication.

- Merci encore pour ce soir.

Je me dresse sur la pointe des pieds, viens saisir ses lèvres quelques secondes alors que ma seconde main se met à trembler également. Un bref baiser, comme un au revoir. Tout simplement parce que je n'en ai pas le choix.

Je m'écarte, souris derechef.

- Bonne nuit Johana.

Sans un mot de plus, je me retourne puis ferme la porte, lui adressant un léger signe de main. Lorsque celle-ci claque sur ses gonds, mes paupières se ferment quelques secondes, une migraine prend place entre mes tempes, mon palpitant bat beaucoup trop fort. Je m'adosse au montant, observe la fenetre encore ouverte où ma cigarette se consume lentement. Il ne restera de moi que mon paquet de clope et cette cigarette a moitié entamée.
La chemise que je porte semble glisser sur ma peau, au travers de ma chair, et touche le sol. Je perds matière, conscience, disparaît en un quart de seconde.


J'éteins le robinet, m'observe dans le miroir, le visage trempé. Mes tremblements redoublent d'intensité. J'ai vraiment pas le temps pour ces conneries, si je tombe dans les vapes je serais vraiment dans la merde. Cela dit, ça ferait les pied à Drax pour m'avoir fait enchaîner une journée et une nuit.
Une migraine perce mon cerveau comme une aiguille à tricoter, mon cœur s'emballe brusquement. Un ressenti que je ne comprends pas et suis incapable de disloquer pour en déterminer la cause. Ma gorge se serre.

Je tombe au sol, mes genoux lâchent prise. Rien de bien plus inquiétant qu'une chute de tension au premier abord, pourtant je sais que ça n'a rien à voir avec ça. Sis est de retour. Et cette fois encore, je n'ai absolument rien en tête. Ni souvenir, ni image. Tout ce que je sais, c'est que j'ai l'impression d'être crevé et d'avoir la gueule de bois, voir même d'être encore alcoolisé. J'observe ma montre, pousse un soupir, me redresse difficilement.

Je pousse la porte des toilettes, avance vers la machine à café comme un zombie, mes doigts effleurant ma lèvre inférieure comme un automatisme.  Plus que quelques heures et je pourrais enfin rentrer, et surtout dormir. Parfois je me demande à quoi ça sert que je me tape une telle vie, surtout que quand on réfléchit bien, elle finira de tout façon par avoir ma peau.


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Re: Well, at night, I have to say "Guten tag" ?

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