Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

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Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

 par Invité le Jeu 10 Mai - 4:37

Les cours se sont terminés il y a une dizaine de minutes mais Viviana n'a aucune envie de rentrer tout de suite. Alors, elle a pris un chemin différent pour rentrer, se retrouve dans le centre-ville afin de fouiner un peu partout. Elle erre dans ce dernier qu'elle trouve bien triste comparé ce à quoi elle a été habituée à Milan et dans d'autres villes italiennes. Elle sait très bien qu'elle ne devrait pas se plaindre, qu'elle est un peu plus en sécurité ici, mais elle ne peut pas s'empêcher de le faire. La différence est trop grosse entre les deux, le choc est visible. Londres aurait été bien mieux. Le seul côté positif qu'elle voit, c'est qu'elle a plein de magasins et de boutiques à découvrir. Peut-être qu'il y a des perles bien cachées quelque part. Elle est toujours contente de les explorer, même si à première vue ils n'ont pas vraiment l'air très emballant. Elle sait très bien qu'elle doit arrêter de penser comme si elle était toujours chez elle. C'est juste beaucoup plus compliqué à dire qu'à faire. Il est vrai que le temps ne l'aide pas, il n'est pas vraiment comme à Milan. Il y a eu trop de changement dernièrement pour qu'elle soit capable de tous les accepter. Elle se dit que de ne pas aimer les magasins et les boutiques n'est pas grand-chose. S'adapter au mode de vie, à cette nouvelle famille (les voir une fois de temps à autre n'est pas comme toujours vivre avec eux), changer d'amis, ne plus voir sa famille, l'apparition de son pouvoir... tout cela lui donne envie de magasiner au final. Peut-être pas à Killingworth, sauf qu'elle n'a pas trop le choix. Elle sait très bien qu'elle devrait éviter de dépenser, encore, mais c'est plus fort qu'elle. C'est une habitude dont elle devrait se défaire, elle le sait, mais elle trouve cela tellement réconfortant lorsque c'est neuf.
Elle ne sait pas par où commencer même si le choix est réduit. Elle s'arrête devant une vitrine d'une libraire, et regarde les livres qui y sont d'affichés. Ce n'est pas aussi intéressant que des vêtements, des souliers ou des accessoires, mais elle se dit qu'elle pourrait essayer de se trouver un livre sur la vie en Angleterre ou un sujet dans le même genre. Surtout qu'elle adore l'odeur des livres neuf. Elle comprend pourquoi on peut en réutiliser, pourquoi les friperies existent... c'est juste qu'elle trouve qu'il manque quelque chose et que l'idée de porter ce qui a déjà été porté ou lu la dégoûte un peu. En échange, elle les fournis. Avec tout ce qu'elle peut acheter, elle le doit, sinon elle aurait des problèmes de place.
Un aboiement se fait entendre et la fait sortir de ses pensées. Elle sursaute, baisse les yeux. C'est un gros chien, un chien-loup lui semble-t-il. Rien pour la rassurer.  À l'air mauvais, elle est certaine.
La plupart des chiens ont un air mauvais pour elle. Encore plus lorsqu'ils sont seuls. Et c'est le cas de ce dernier : il est seul, sa laisse traine derrière lui. Où est son maitre ? Pourquoi il n'est pas accompagné ? Ce n'est pas très prudent de laisser un chien sans surveillance. Elle voit un homme qui vient d'arriver devant la vitrine, il a un chien, en laisse, moins impressionnant que l'autre. Elle se demande comment il n'a pas pas pu voir le premier chien. « Il est à vous ? » Il a peut-être deux chiens. Elle espère que oui. Avec ce chien, elle ne se rend pas compte que le ciel est plus noir que d'habitude.
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Re: Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

 par Marcus B. O'Sullivan le Mer 16 Mai - 14:55




Who let the dogs out ?

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Ce qu’il y a de bien avec les jours de repos, c’est que l’on peut faire ce que l’on n’a pas le temps de faire les jours où l’on travail. Comme dormir. Dormir étant l’activité principale favorite de Marcus. S’il devait réinventer les signes astrologiques, il serait marmotte ascendant paresseux. Son animal totem serait le panda et il serait sous les augures de la tortue monde. Sa pierre : une coquille d’escargot fossilisé et son Dieu incontesté Dlull. Sans doute devrait-il s’inventer une religion. Il aurait des adeptes sans le moindre souci.
Pour l’heure, la seule chose qu’il comptait faire, c’était de dormir jusqu’à ce que le réveil affiche une heure à double chiffre. Comme dix heures… cinquante… neuf ? Juste pour se donner bonne conscience et se dire : « Hey ! Je me suis levé avant onze heures ! J’ai gagné ma journée ! ». Mais quand on possède une ménagerie, l’espoir fait souvent vivre. D’autant plus lorsque l’on est obligé de dormir la porte ouverte, afin de bénéficier d’un courant d’air salvateur, quand on possède le métabolisme d’un poêle à bois. Ce qui peut s’avérer pratique en hivers, un peu moins en été. Surtout lorsque ça permet au indésirable de rentrer.
L’affichage digital indiquait huit heures… cinq, lorsqu’il ouvrit un œil avec l’équivalent d’un siège massant, couplé à un moteur d’avion dans le dos, et Darth Vader en face de lui. Tâtant d’une main, le brun ne fut pas surpris de tomber sur un tas de poil, qui sembla vouloir partir sur orbite, dés l’instant où il le toucha. En tant normal, le chat et le corniaud s’entendaient relativement bien, même si l’on pouvait considérer cela d’amour vache. Cependant, la chambre de son maître était le territoire de Jack. Et lorsqu’un autre animal s’octroyait ce qui, en temps normal, lui était interdit, la pilule avait du mal à passer. En règle générale, Marcus virait le félin à grand renfort de jet d’oreiller. Sauf que c’était le chat de son frère et l’animal y était très attaché. Et son frère étant souvent absent, en ce moment pour ses soins, le munchkin était un peu en manque d’affection.
Seulement ça, c’était un détail pour Jack. Son territoire, son maître, son lit. Dans le cadre de cette pièce, ça n’allait pas plus loin que ça. Le coin supérieur droit de ses babine retroussées, affichant sa tête de chien pas content, le mutant eut à peine le temps de lever un doigt, pour lui interdire ce qu’il s’apprêtait à faire, que le chien lui sautait déjà sur le ventre pour mettre le greffier en déroute, partant en cavalcade dans le couloir. S’il n’avait pas subit un réveil si brutal, sans doute qu’il se serait extasié devant la capacité du rase moquette à courir si vite, avec de si petites pattes. En attendant, il se contenta de se tenir l’estomac, enfonçant sa tête dans l’oreiller, laissant Yoda aux prises avec Darth Tyranus. La morale, c’est qu’il n’avait qu’à pas être là. C’est ce qu’il détestait avec les chats. Toujours là où c’était interdit.
- « Je déteste ce chat. » Qu’il grogna, étouffé dans le coussin.

Ce qui ne l’empêcha pas de s’occuper de lui une bonne partie de la journée, avant de se décider à sortir en fin de journée, non sans jeter un regard vers le ciel, où les nuages commençaient à s’amonceler. Haussant les épaules, il se dit que prendre un parapluie conjurerait le sort. Ce n’était pas trois goutes qui l’empêcheraient sortir, surtout qu’il cherchait un livre précis pour le retour de son frère. Livre qu’il espérait trouver chez le bouquiniste du centre ville.
En quittant l’immeuble, Marcus eut l’agréable privilège de croiser sa voisine du dessus, qui le gratifia d’un regard des plus mauvais, quant au remue ménage de ce matin. Pourtant il y avait coupé court rapidement, en usant honteusement de sa mutation, par pure flemme de se lever, et à cause d’un mal de ventre passager. Puis de quoi elle se plaignait ? Elle habiterait en dessous, bien sûr qu’elle serait en droit de rêver qu’il mette des chaussettes à ses chiens, mais au dessus ? Et est-ce que lui, il lui faisait des réflexions, chaque fois qu’il était le témoin sonore involontaire, de ses ébats particulièrement fréquents et honteusement bruyants, amenant à se poser des questions sur la façon dont elle payait son loyer ? Et ça ne devait pas être en espèce sonante et trébuchante. La prochaine fois il piraterait ses connexions, pour lui donner l’impression que son appartement est hanté. Ça lui fera passer l’envie de se plaindre. A la place, il baissa la tête et s’excusa simplement, se contenant de passer son chemin. Les joies de la vie en immeuble…
Pour ça il n’était pas du tout comme son frère. Charlie fonçait souvent la tête la première. Lui, il lui aurait sûrement répondu : «  Le jour où vous baisserez le volume de vos orgasmes, j’interdirais peut être à mes chiens le seul moyen d’expression qu’ils possèdent. » Mais il n’était pas Charlie. Le mutant se faisait un peu plus insidieux. Par moment il se demandait comment il n’en était pas encore venu à ce cliché du geek, ne mettant le nez dehors qu’en ouvrant sa fenêtre. Peut être parce qu’il avait son frère et sa sœur, puis le cabot qui, malgré sa petite taille, s’employait à vouloir lui faire jouer les drapeaux. Comme quoi, les choses les plus importantes ne sont pas forcément les plus imposantes…

Flânant dans les boutiques, où l’animal ne se trouvait pas persona non grata, le hacker passa plus de temps à discuter avec son ami de la boutique de jeux vidéos, qu’à réellement faire ce dont pour quoi il était sortit. Seulement, entre gamer c’étaient bien plus passionnant de discuter du dernier Witcher, que de se mêler à la clientèle de la boutique, ou des gens au dehors. Ou même de leurs derniers exploits sur la toile. Il fallait dire que Spike – car tel était son pseudonyme – avait un sacré tableau de chasse, à l’image du cowboy de l’espace dont son nom était issu.

Au bout d’une bonne heure, Marcus en ressortit avec un Jack fortement perturbé par la breloque qui lui pendait du cou, son ami l’ayant gentiment affublé du bandana de Jack Sparrow.
Le nez braqué sur sa montre, le brun n’aperçut pas l’obstacle, particulièrement imposant et poilu, qui se dressait entre lui et le libraire. Il ne sut vraiment dire ce qui l’avait sortit de sa torpeur : le grognement de cette bête de l’enfer, ou bien la question de la jeune fille. Sursautant comme si un pétard avait explosé à côté de son pied, le mutant trouva refuge contre la vitrine, le regard braqué sur le chien. Un tel monstre lui appartenir ? Absolument pas. Il avait déjà celui de sa sœur, question taille ça lui suffisait à lui coller quelques sueurs froides, lorsque cette sale bête le prenait par surprise. Non, il avait assez de mauvais souvenirs d’enfances, concernant de très gros chiens, pour vouloir s’en forger d’autre à l’âge adulte.

- « Non. Finit-il par lâcher, tirant doucement sur la laisse de son propre animal. Et à vous non plus j’ose imaginer. Se penchant doucement, son regard balaya la rue, cherchant à entendre un bruit de course, ou à voir quelqu’un se hâter dans leur direction. Mais je suppose que son maître ne doit pas être loin. T’es un gentil chien n’est ce pas ? T’as mangé ce matin ? Tes vaccins sont à jour je suppose. T’es un gentil gros berger et ton maître n’est pas loin. Tu sais, c’est pas bien de se sauver comme ça, même si c’est très fréquent. Tes propriétaires vont s’inquiéter. Il balayait l’air de ses mains, à l’opposé de là où il se trouvait. Va voir là-bas, et regarde avant de traverser surtout ! »

Lorsqu’il était un peu nerveux, l’homme ne pouvait s’empêcher de parler. Même si ce n’était pas utile, mais ça c’était plus fort que lui. Et surtout une question d’habitude, pour tenir de grande conversation avec Jack. Cependant, les animaux savent ressentir la peur. Certains savent même en jouer. Les bergers allemands adoraient ça, puis visiblement lui n’échappait pas à cette règle, l’arrête de son dos se levant doucement, son poil se gonflant pour le faire paraitre plus gros qu’il ne l’était déjà. Misère…


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Re: Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

 par Invité le Ven 25 Mai - 3:31

Viviana se serait bien passée de cette histoire de chien. Elle ne comprend pas trop ce qu'elle a fait pour qu'il vienne la voir comme ça. Elle n'a rien à manger sur elle, n'a pas de jouet pour animaux non plus. Enfin, n'importe quoi peut être un jouet pour eux, mais elle n'a rien d'officiel à ce niveau. Il doit être attiré par elle ne sait pas quoi, elle espère qu'il ne va pas passer le mot à ses amis canins. Elle n'a pas très envie de les voir près d'elle. À moins que le problème ne se règle tout de suite, elle va le savoir bien vite avec la question qu'elle vient de poser. Ce n'est pas le cas : le chien n'appartient pas à l'homme. Ce qui n'est pas une très bonne nouvelle. C'est même une très mauvaise nouvelle. Elle aurait préféré entendre une autre sorte de réponse. Elle aurait pensé autrement si le chien avait été plus petit ou s'il avait été du genre à vouloir lécher, sautiller partout ; à être un bon chien-chien (mais pas trop non plus, elle n'aime pas quand ils se mettent à sauter partout). Sauf que là, ce n'est pas le cas. Il n'a pas l'air commode. Elle le pense de base avec la grosse majorité des chiens, mais lui ne semble pas vouloir faire ami-ami avec eux.
L'inconnu se met à parler, longtemps, à dire n'importe quoi au chien. N'importe quoi qui se veut rassurant. Pour elle, même si ce ne lui est pas directement adressée, ce l'est. Parce qu'il a raison. Le chien va le sentir, il va partir et rien de grave va arriver. Naturellement, ça ne se passe pas de cette façon. « J'pense qu'il aime pas quand vous parlez... » chuchote-t-elle. Viv' a vu son dos qui se lève, son poil qui se gonfle... elle est sûre que ce n'est pas bon signe. Il commence à montrer ses dents. Elle recule, sans y penser, elle n'a pas envie de rester. Il se met à grogner, ce qui la fait s'arrêter. « Tout doux... » fait-elle, sans grand espoir. Là, elle va essayer de ne pas pleurer, de ne pas perdre la face en public, de ne pas se mettre à courir. Ce dernier point serait très imprudent en fait, l'animal risque de vouloir la suivre, l'attaquer et la manger. Ce qu'elle voudrait éviter de faire. Elle avale sa salive difficilement, essaie de rester calme. Elle ne va pas rester comme ça très longtemps, elle le sait très bien.
Elle, elle ne se sent pas du tout bien ce moment. Elle ne peut pas dire pourquoi elle a peur de tout ou presque. Elle se rappelle juste qu'elle a toujours eu peur de tout. Ou tout du moins, elle se rappelle pas d'un moment où elle n'a pas eu peur de quelque chose. Peut-être parce qu'elle a été surprotégé un peu trop, en tant que petite dernière de la famille, petite dernière bien inattendue. Bien maternée et paternée par ses parents mais aussi son frère et sa sœur déjà assez vieux pour être capable de bien le faire. Elle ne va pas y penser tout de suite. Elle n'a pas vraiment le temps. Elle secoue la tête, elle ne le lui aurait pas demandé sinon. Elle regarde autour d'elle, essayant de repérer quelqu'un avec un air désespéré, à la recherche de cet animal. Mais elle ne voit personne. Elle ne doit pas être très loin pourtant, il a une laisse qui devait bien être tenue par cette dernière. Elle ne pense pas que le chien soit capable de s'en mettre une tout seul. « Vous avez pas un bâton à lancer ? » demande-t-elle. Il a un chien. Moins gros, mais il doit bien avoir un jouet sur lui, non ?
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Re: Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

 par Marcus B. O'Sullivan le Dim 29 Juil - 0:13




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Si on lui avait dit ce matin en se levant, qu'il se ferait manger par un berger allemand, en guise de quatre heures - au sale caractère bien plus affirmé que celui de sa petite sœur - en allant acheter un bouquin, Marcus n'y aurait pas franchement cru. Ça Ressemblait plus au début d'une mauvaise blague à la chute capillotracté et mauvaise, de surcroit. Il se rendait chez le bouquiniste du centre ville, en compagnie de son fidèle cabot, comme il avait si souvent l'habitude de faire. Pas chez Mère-grand, avec une galette bien croustillante et un petit pot de beurre, en plein milieu des bois, en indiquant son chemin à n'importe quel inconnu venu. Lui - à l'image de leur mère - tenait bien plus de Belle que du petit Chaperon Rouge. La romance pour une grosse bête grognon à poil, ainsi que la témérité en moins. Quoi que, des bêtes grognons il en avait deux à l'appartement. Voir six, selon les jours. Avec plus ou moins de poil…
Visiblement parler au cabot ne faisait bien qu'empirer les choses. C'était vraiment comme s'il avait repéré les deux seules cibles de la rue qui auraient le plus peur de lui. Comme une espèce de sale terminator canin.
Les yeux du mutant balayèrent une nouvelle fois la rue, accrochant les visages des passants. Cependant, personne ne semblait en avoir grand chose à faire de ce maudit clebs enragé. Certains changeaient même de trottoir. Comme s'ils pouvaient réellement s'imaginer qu'ils étaient en train de jouer avec lui. Bien sûr que c'était marrant de faire mumuse avec un animal méchant ! Surtout quand on en a peur. Quelle éclate ! Encore mieux que Disneyland ! Peut être même qu'il en redemanderait un tour après ça, tellement il se poilait. Ses poils à lui, en tous les cas, se trouvaient aussi dressés que ceux du chien. En d'autres circonstances, la réponse de la tête de la blonde l'aurait fait rire. Et il aurait certainement dit que s'il avait la malédiction de Cortes, il lui aurait balancé son bras au loin. Enfin, pour ça il aurait fallut attendre que la nuit tombe.
- « Je lui lancerais bien ma chaussure, mais ça peut être utile pour courir… Puis fronçant les sourcils, il tenta de prendre un air convaincant malgré tout. Maintenant oust là ! » Qu'il s'exclama en levant son index.
Ce qui ne sembla pas l'impressionner plus que ça… Levant la tête vers sa main, il aboya d'une façon qu'il n'arriva pas identifier. Mais alors qu'il alla tenter autre chose, comme finir par se servir de sa mutation pour qu'il les laisse tranquille, un grondement familier lui parvint aux oreilles. Jack rentra dans la partie, aboyant à son tour contre le berger, avançant vers lui tout hérissé. Son homologue à quatre pattes le regarda d'abord surpris puis, peu impressionné. Cependant le bâtard vivait avec un berger blanc, aussi gros que lui, alors il n'allait pas s'émouvoir de ses babines retroussées sur des crocs assez impressionnants.
Néanmoins, son maître s'inquiéta d'une bagarre à venir, où son chien ne s'en sortirait pas sans dommage. Le berger sembla finir par reculer sous l'acharnement de Jack, attirant ce coup-ci des regards, quelque peu interloqués. Comme si c'était Jack qui les dérangeait à défendre son maître. La stupidité humaine ne déciderait jamais d'avoir de cesses de l'étonner…

Marcus profita du peu d'agitation que cela provoqua, pour attraper la jeune fille par la main et tira doucement sur la laisse. Sans qu'il ne le veuille réellement, sa mutation se déclencha, mais eut tout de même l’effet escompté, l'animal semblant se figer dans son mouvement comme une statue de pierre. Afin d'éviter la moindre explication gênante, puis surtout pour s'assurer que personne ne remarque rien, le brun la poussa gentiment à l'intérieur de la librairie, mais un peu précipitamment. Renfermant la porte, la cloche tinta doublement, marquant leur entrée, qui fut non moins discrètement, ponctuée par la chute d'une pile de livre, qui se trouvait dans l'entrée. Lâchant enfin la main de la blonde, Marcus s'excusa de sa maladresse, puis s'employa à ramasser ses bêtises, sous l'œil quelque peu critique d'une cliente - d'un certain âge - de la boutique. Refaisant la pile, le brun s'appliqua même à bien les aligner sur la tranche, faisant en sorte que rien ne dépasse. S'il était particulièrement bordélique, c'était une manie qu'il avait prise de son jumeau. Lui qui ne supportait pas le désordre, il rectifiait toujours ce qui dépassait un peu trop. Par conséquent son jumeau avait finit par calquer cette subtilité de caractère. Bien que Charlie aurait préféré qu'il soit un peu plus ordonné. Avoir un bazar organisé c'était bien. Mais pas de bazar du tout c'était encore mieux.
Se tournant vers la demoiselle, l'homme lui adressa un pâle sourire.
- « Je suis désolé, si vous n'aviez pas l'intention d'entrer ici. Mais au moins nous sommes débarrassés de ce méchant chien. »
Un mal pour un bien… Maintenant, espérons qu'elle n'ait pas repéré le déclenchement plus ou moins involontaire de sa mutation. Se baissant, il félicita tout de même Jack de les avoir défendus, flattant généreusement la tête de l'animal. Comme quoi, il ne suffit pas d’être gros et imposant pour réussir à en imposer.
Une voix familière, s’élevant de derrière le comptoir, tira le mutant de son occupation, se redressant pour voir le vieil écossais émergé dans leur direction. Ses traits tendus s’étirèrent en un large sourire, en voyant le visage familier de l’irlandais. Ce qui au final ne l’étonna pas réellement. Le O’Sullivan passait tellement de temps dans sa boutique, que l’on pouvait presque dire qu’ils étaient amis. A force, l’homme était également habitué à sa maladresse. Se saluant brièvement, il leva son index à hauteur de son épaule, l’œil brillant de malice, avant de disparaitre de nouveau dans son arrière boutique. Ça, ça voulait dire que le vieil homme avait trouvé ce qu’il cherchait.
- « Cet homme est incroyable ! Qu’il s’exclama à l’adresse de la jeune fille, oubliant l’espace d’un instant qu’il venait juste de se rencontrer, et pas de la meilleure des façons. Il n’existe pas un livre qu’il ne puisse pas trouver.
Puis se rendant enfin compte qu’il avait quand même loupé une étape, en l’entrainant ici contre son grès, Marcus lui adressa un sourire, tentant de chasser la peur passagère qu’il venait d’avoir.
- Au faite, je m’appelle Marcus. Il tendit un doigt vers son chien, qui attendait sagement, appuyé contre sa jambe. Et lui c’est Jack. J’espère que vous n’avez rien ? » S’enquit-il, dans son éternel manie de s’en faire pour tout et tout le monde.
Bien qu’il ait bien vu que le chien ne l’ait pas touché. C’est qu’on pouvait appeler une déformation professionnelle.



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Je suis archi, méga, giga, ultra désolé pour le temps de réponse :pls: Mais vraiment :pls: Je me suis vraiment laissé déborder par le temps et les événements. Promis, je ne mettrais pas autant de temps pour la prochaine. N'hésite pas à me dire si y a un truc qui va pas dans la réponse :hug:
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Re: Who Let the Dogs Out? ○ Marcus

 par Inking the Souls le Dim 29 Juil - 0:13

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