I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Kirk H. Abberline le Ven 27 Avr - 23:34

I'm not Party Material
Pour une fois, la journée s’est passée calmement, sans heurt, sans regard à la limite du dégoût de la part de mon père, sans personne qui tente activement de me prendre la tête. J’ai presque envie de dire une journée idyllique, mais ça serait mentir. Une journée idyllique pour moi serait être loin de ce chantier, de cette équipe, chez moi ou alors dans un parc à dessiner les passants et les paysages, ou encore à passer la soirée à mater des films plus ou moins débiles avec Byron. Pas une journée passée dans ce travail que je réalise bien, mais sans passion. Enfin, c’est une journée de plus. Une qui se finira bien à priori, puisque je retrouve Byron ce soir pour qu’on aille manger au diner tous les deux.

Les soirées tous les deux sont régulières, mais d’habitude, c’est chez moi (et en de rares occasions chez lui, quand ses parents le lui autorisent), loin des regards indiscrets. C’est comme ça que je préfère nos rendez-vous : seul avec lui, où mes regards ne peuvent être perçus par des étrangers. Ou pire, par des connaissances de l’un ou l’autre. Car Killingworth n’est pas une grande ville, on croise vite quelqu’un que l’on connaît, même peu. Il ne manquerait plus que quelqu’un ne me remarque et n’aille en parler aux parents de Byron ou les miens ou, le pire, à Byron lui-même. Non, clairement, je suis plus à l’aise quand on reste en intérieur. Mais le danseur, lui, est un être sociable, mondain, qui aime se montrer et être vu. Pourtant sans arrogance aucune, simplement un type du monde du spectacle qui aime les feux de la rampe, et qui aime les autres, qui veut aller vers eux. Un type bien, un jeune homme qui peut devenir tellement, tellement plus qu’il ne le pense.

La sonnerie annonçant la fin de journée retentit et je finis rapidement de sceller en place la poutre qu’on a installé à peine cinq minutes plus tôt avec un autre de l’équipe, et descends de mon perchoir, précautionneux de ne pas me casser quoi que ce soit. Un fin sourire joue sur mes lèvres en pensant à cette soirée, à celui que je vais rejoindre, me permettant d’oublier mes soucis personnels le temps de quelques heures, un répit que je recherche avidement. Mais lorsque je sors de l’endroit où on dépose notre matériel, après avoir enfilé ma veste pour contrer le froid de ce mois de Février, la vue qui m’accueille me glace le sang plus efficacement qu’un bain dans les eaux polaires. Byron est à l’entrée du chantier, juste de l’autre côté de la grille (actuellement ouverte pour laisser passer les ouvrier qui sortent) et face à lui, le dépassant d’une bonne tête, mon père. C’est un cauchemar devenu vrai, mon père en capacité de faire du mal à mon meilleur ami, à la personne qui m’est la plus précieuse. J’accélère le pas, sans pour autant courir, je ne peux pas me permettre d’attirer l’attention sur moi en cet instant, c’est crucial. M’avançant toujours vers eux, je commence à percevoir quelques brides conversation, je capte surtout ce que mon père dit.

"Saberhagen, hein ? Ça vient d’où ? Ça ne ressemble pas aux noms du coin…" le danseur n’a pas le temps de prononcer un mot que j’arrive, dépassant mon père d’un pas, obligeant Byron à reculer du même pas, me plaçant ainsi entre lui et mon ami.
"Hey Byron. Je ne m’attendais pas à te voir ici…"

Je tente d’user de ma nonchalance habituelle, mon détachement, mais ma voix est trop claire, trop rigide pour que mon ami ne le remarque pas. J’aimerais me maudire pour cela, mais j’ai d’autres préoccupations, comme éloigner autant et aussi vite que possible mon père de Byron. Car cette question, qu’il a posé d’un ton tout à fait innocent avec une pointe de curiosité semblant sincère, je sais où elle mène et je refuse qu’il déverse sa haine perfide sur lui, non, tout mais pas sur lui.

"Si t’es prêt on peut y aller."
"On discutait, Kirk, tu permets ?"

Non, non je ne permets pas, mais je ne peux pas dire ça. Mais je ne peux pas m’opposer à lui non plus ; je n’y suis jamais arrivé jusqu’ici, pourquoi j’y arriverai maintenant ? Alors je ne dis rien, mais mon regard supplie Byron de juste…partir, sans rien dire de plus, tant pis si je me prends des réprimandes demain, mais je veux juste…l’éloigner de cet homme.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Byron G. Saberhagen le Mar 1 Mai - 4:59

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I'd like to do more than survive; i'd like to rub it at the world's face ••• Enfin. Jamais Byron ne se souvenait avoir autant attendu la fin d'une répétition de danse. Du moins pas depuis récemment. Il ne prend même pas le temps de faire un selfie de mesure avec quelque uns de ses camarades, comme il lui arrive régulièrement de faire. À la place, il fonce à la douche pour soulager rapidement ses muscles à grand coup d'eau tièdasse, et s'active pour prendre un bus pour le centre ville. Kirk était probablement encore en train de travailler, mais tant pis : Byron irait à lui au lieu de l'attendre à un spot X ou Y, non loin de leur diner habituel où la serveuse avait finit par les connaître par cœur. Et le serveur aussi. Et le patron. Et le commis. Et la plongeuse. Bref. Difficile de rater Bybyeight là où il avait ses habitudes.

Mais cette fois-ci, Byron était plus impatient que d'habitude. Pour cause, voilà quelques jours qu'il n'avait pas pu voir son meilleur ami, parce qu'il avait mit un point d'honneur a aider sa cousine à se sentir chez elle à Killingworth. Il l'avait fait volontiers, et recommencerait derechef si c'était nécéssaire. Mais voilà. Kirk lui manquait toujours un peu. Pour faire dans l'euphémisme. L’inonder de SMS n'était jamais vraiment suffisant pour le danseur. Et il avait tellement de choses à lui raconter! Des tas de trucs sans importances. Surtout. Pour ne pas parler de cette horrible nuit où il avait trouvé un cadavre quelque part. Il avait mit son meilleur ami au courant – cette nuit d'annversaire lui avait définitivement passé le goût de lui faire la moindre cachoterie à l'avenir – mais il n'avait pas spécialement envie de remettre le sujet sur le tapis. Autant parler de trucs parfaitement inutile, auxquels Kirk lui jeterait des oeillades désabusées, et pourtant continuerait à l'écouter avec une attention toute particulière. Byron avait beau le connaître par cœur, cette partie là de cette personnalité restait un mystère.

Donc, pour ne pas manquer une nanoseconde de la présence de Kirk ce soir, Byron s'était pointé au chantier où il savait qu'il pourrait le trouver. De quoi faire une espèce de surprise innocente. Occupé à regarder son dashboard sur instagram en attendant que son meilleur ami ne finisse sa journée, il ne fit pas vraiment attention à la silhouette qui s'approcha de lui. Pour finalement relever la tête vers Mr Abberline senior. Qu'il identifia tout d'abord comme étant le père de Clint, son camarade de classe, qui était aussi dans sa troupe de théatre. Et par extention celui de Kirk. Parce que c'était difficilement une cause à effet vu la relation difficile que ce dernier avait avec sa famille. Bien qu'il ne soit pas spécialement bavard sur le sujet. Comme toujours.

« Je t'ai déjà vu quelque part... »
Lança-t-il en guise de bonjour. Byron, bien élevé par sa mère, ne se laissa pas avoir par l'apparente hostilité silencieuse de l'homme en face de lui. Il tend une main avec un sourire qui se veut serein. Fort heureusement qu'il fait du théâtre depuis de nombreuses années. Parce qu'il est toujours difficile pour le jeune homme de rester complètement calme face à des gens qui sont connus publiquement pour être anti mutant.

« Byron Saberhagen, Enchanté! Je fais du théâtre avec Clint, nous avons dût nous croiser aux représentations de fin d'années. »

Le charpentier regarde sa main avec ce qui semblait être un peu d'appréhension teintée de méprit, mais il la serre sans se faire prier. Et il la serre bien. La vache. Byron mord l'intérieur de ses joues, mais ne dit rien.

« Saberhagen, hein ? Ça vient d’où ? Ça ne ressemble pas aux noms du coin… »

En voilà une question saugrenue que Byron n'a pas vu arriver. Ok, il venait d'un large melting-pot qui faisait la fierté de sa famille. Mais avec sa face de bébé, sa peau laiteuse, et son accent anglais à couper au couteau, ce n'était pas le genre de réflexion auxquelles il avait le droit. L'herbe un peu coupée sous les pieds, il n'eut heureusement pas le temps de répliquer qu'il vit directement le visage familier de Kirk s'interposer entre eux, et le reculer légèrement.

Kirk est bourré de qualités, que Byron n'a de cesse de vanter a qui veut l'entendre. En revanche c'était un acteur sincèrement déplorable. Sa voix trop claire, et son regard inquiet le trahit dans la seconde, et personne ici n'était dupe de son envie de mettre fin à la conversation sur le champ. Et quand Kirk a l'air aussi peu rassuré, Byron n'accoure pas à son secours: il y vole à la vitesse de superman.

« Alors ça serait avec plaisir Mr Abberline, mais si je suis venu chercher Kirk c'est justement qu'on a un planning un peu serré... »

C'était de toute façon assez connu que tout les deux étaient comme cul et chemise, alors il ne prit pas la peine de plus expliquer quoique ce soit.

«... Donc on va pas vous déranger très longtemps. Mais nous continuerons cette conversation une autre fois. Bonne soirée! » Fit-il en prétextant un enthousiasme poli avant de saisir son meilleur ami par l'épaule pour le pousser gentiment mais sûrement vers la sortie, appuyant un petit peu pour lui signifiait que sa démarche raide comme un piquet était aussi visible qu'un paquebot dans une piscine.

A distance raisonnable, non loin de l'arrêt de bus, Kirk préférant ne pas prendre son Pick Up en centre ville -c'était affreusement chiant à garer- Byron soupira comme si il sortait d'apnée.

« Hell, il m'est tombé dessus d'un coup j'ai rien vu venir. Merci Bro, je savais pas quoi lui répondre. J'ai pas l'air assez anglais pour lui? Je dois porter The Union Jack en t shirt et me faire tatouer 'Earl Grey' sur le bras ? » Il ricanait, mais un peu jaune. Son père était quand même vachement flippant mine de rien, et il n'imaginait pas ce que ça avait été pour Kirk de vivre avec lui. Ni ce que ça devait être de travailler pour lui.

« BREF. » Fit-il pour couper court à la conversation, sachant que Kirk ne voulait pas en parler. Mais si il le faisait, le lycéen serait de toute façon parfaitement sujet à l'écouter. « Tu fais quoi le 28? » qu'il demanda avec un large sourire de celui qui sait qu'il ne fait évidemment rien. Mais bon. Il fallait au moins lui demander par pure politesse. Sa maman l'avait bien élevé.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Kirk H. Abberline le Jeu 10 Mai - 1:19

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Je suis terrorisé. Je ne devrais pas, car mon père est peut-être quelqu’un de détestable, il n’est pas un idiot pour autant. Là est bien ce qui est le plus terrifiant : il est intelligent et sait très bien comment se servir de sa matière grise, notamment quand il s’agit de s’en prendre à des mutants ou, mieux encore, à moi. Byron n’est pas dupe à ses questions pseudoment curieuses mais polie, et je le vois bien, j’espère juste qu’il ne fasse rien d’idiot. Pour une fois, ma prière a été écoutée. Jamais je n’ai autant vénéré Byron qu’en cet instant. Je remercie tout ce que je peux que nous possédâmes une relation aussi fusionnelles lui et moi et surtout, qu’il me connaisse aussi bien. Un seul regard échangé et le voilà qui coupe court à la conversation qu’il a engagé avec mon père et toute ma gratitude et mon soulagement passe par un regard alors que je garde mon visage impassiblement neutre. Finalement, il me pousse vers la sortie et je le suis avec très grand plaisir, allant aussi vite que mes jambes me le permettaient, même si avec une démarche à la limite du robotique (chose que me fit remarquer Byron par une savante pression à mon épaule, mais je n’arrive pas à me détendre ; il n’y a que lorsque je suis sûr que je suis hors de vue de mon père que je me détend enfin.

Un petit sourire amusé s’affiche sur mon visage à sa remarque, parce que l’image est assez drôle, il faut bien le dire. En revanche, je ne réponds rien, parce que cela voudrait dire lui expliquer le pourquoi du comportement de mon père, lui expliquer aussi clairement pourquoi je suis aussi intimidé par lui et ça, non. Pas maintenant, je n’en n’ai pas la force. On avance jusqu’à l’arrêt de bus tranquillement, et je vérifie que j’ai bien les clés du pick-up avec moi pour rentrer ce soir, parce que les bus le soir et surtout de là où j’habite à mon travail…urg, quelle prise de tête. Donc il valait mieux que j’ai mes clés sur moi pour être tranquille.

Je regarde l’écran d’annonce des prochains bus et décide de m’asseoir sur le petit banc à l’arrêt en attendant que les minutes s’égrainent. Byron, qui a très bien compris que parler de mon père n’était pas une bonne idée en l’état actuel des choses, me pose une question je me tourne vers lui pour l’observer. Hm…Vu la petite lueur dans ses yeux et la spécificité de la date demandée…

"A priori rien."
Je fais une très courte pause "Qu’est-ce que tu as prévu au juste ?"

Car quand Byron Saberhagen a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs. Ca vaut aussi pour le fait que s’il a décidé de me faire faire quelque chose, en général je finis par le faire. Il n’y a que quelques petites lignes qu’il sait ne pas devoir dépasser, et qu’il respecte scrupuleusement, mais sinon ? En général je suis bon pour y aller. Déjà parce que Byron est quelqu’un de très persuasif quand il le veut, d’autre part parce que je suis terriblement faible face à sa petite moue triste. Le bus arrive et on monte dedans, s’installer vers le fond avant qu’il ne puisse me répondre concrètement.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Byron G. Saberhagen le Ven 25 Mai - 15:40

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I'd like to do more than survive; i'd like to rub it at the world's face ••• Mission accomplie : Kirk restait toujours aussi laconique et peu bavard, mais au moins il était souriant est un peu moins tendu. Le changement de sujet était le bienvenue, même si la curosité naturelle de Byron, autant que son angoisse qui prenaient régulièrement les rennes de sa pensée, se demandait toujours ce qui avait pu se passer entre Kirk et son père. Bon, en soit, le fait que son père soit anti mutant devait être une réponse suffisante. Mais elle peinait sincérement Byron. Il n'imaginait pas l'horreur d'être rejeté de sa famille pour la simple notion de ce qu'il était. Et pourtant c'était aujourd'hui le lot de beaucoup de mutants, tatoués et affichés comme du bétail. Quelques associations fleurissaient de ci de là, et des groupes de soutien, mais toujours cruellement insuffisant face à la demande croissante des gens qui ont désespérément besoin d'être entouré. Kirk avait lui et les Saberhagen en guise de soutien moral, mais les autres?...

Mais pour l'heure, il affiche un sourire qui se veut énigmatique à la question de son meilleur ami. Il sait que ce qu'il est sur le point de lui demander est loin d'être anodin, et du coup il veut y aller en douceur. Il le suivit dans le bus, et s'installe à côté de lui, posant son sac de cours et de sport à ses pieds. Il prend la peine de répondre à un sms de son père en vitesse entre temps. Histoire de le prévenir qu'il ne mange pas à la maison ce soir.

« Moi? Rien. Mais t'as du recevoir le carton d'invitation de Calixte Seymour non? » Probablement qu'il avait rejoint la poubelle à peine avoir été ouvert. Ou alors il prenait la poussière sur son étagère a côté de trois bons discounts. « Bref, c'est ses trente ans le 28, et il a invité toute la ville pour fêter ça. Je le connais, c'est un bon pote à moi! Le genre qui like toutes mes photos, tu vois le genre? »  

Byron doit admettre, c'est un fait dont il n'est pas peu fier. Mais il reprend vite :

« Bon ok, je sais que dit comme ça ça peut faire un peu peur. Après c'est un noble hein? Il a les moyens. » Et c'était dit de la part d'un Saberhagen. Ils n'avaient pas de noblesse offerte par la couronne en personne, mais peut-être que Byron avait du mal à comprendre que son style de vie faisait tout de même parti des plus aisés du pays. Bien qu'il avait surprit plus d'une fois Kirk a être dérouté par sa façon de dilapider son humble argent de poche. Qui était loin d'être humble. « Mais voilà. Mes parents ne viennent pas, Viviana est bien motivée par contre. » Il ignorait actuellement que c'était loin d'être un argument en sa faveur à l'instant, mais il papillonne brièvement des yeux.

« Bref! Tu veux bien venir toi aussi? Même si c'est juste pour faire un petit tour une petite heure! »

C'était peut-être un peu ridicule, il le savait. Mais Byron avait sincérement besoin de ce genre de truc pour se détendre. Il avait du mal à trouver un sommeil réparateur depuis cette sinistre nuit où il a découvert un cadavre dans la rue, et où il avait du subir un triste interrogatoire. Menacé et bafoué dans son intégrité, il avait beau faire illusion d'aller parfaitement bien, lâché du lest et aller danser un peu devenait vraiment vital. Entre ça et sa pathologie, il avait l'impression d'être en pilote automatique, sous un masque de sourire. Les événements s'enchainaient sans qu'il ait aucun contrôle dessus. Et et à dire vrai : ça l'effrayait particulièrement. Même lui qui avait toujours subir le dépistage, depuis l'épisode de sa crise cardiaque, il n'était très honnêtement plus sûr de rien.

Bon en soit, Kirk avait toutes les raisons de refusait : il détestait ce genre de célébration autant qu'un chat fuyait l'huile bouillante. Mais Byron n'aimait pas vraiment l'idée de ne pas avoir son meilleur ami à ses côtés. Il savait que sur place, Byron serait rapidement oublié au profit de Bybyeight, et qu'il y avait peu de chance qu'il soit libre de ses mouvements si il était à tout le monde pendant cette soirée.
Et plus que tout : Sans Kirk, tout était chiant.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Kirk H. Abberline le Mar 29 Mai - 12:13

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Le temps de s’installer et que Byron réponde à un sms quelconque est le seul répit que j’ai avant qu’il ne commence à m’expliquer le pourquoi du comment. Autant dire que la notion du carton d’invitation me fait hausser un sourcil alors que je cherche dans ma mémoire ce qui pourrait s’apparenter à cela dans mon courrier récent. Bon, il faut admettre que je n’ouvre pas très régulièrement mon courrier, à moins que ça ne soit des factures, pour voir exactement ce que ça concerne. Affichant une mine entre agacement et embarras, je finis par dire.

"…Peut-être ?"

Une façon comme une autre d’avouer que je n’en n’étais pas sûr. De toute façon, ça ne semble pas déranger outre mesure le danseur qui commence à lui expliquer la situation et mon visage se mue bientôt en une moue presque boudeuse. Bon sang, une fête, rien que ça. Je n’ai même pas besoin d’entendre la question de Byron pour savoir ce qu’il veut. Il veut que je l’accompagne. JE l’ai senti venir dès qu’il a parlé d’une fête d’anniversaire. Mais il venait de citer tout ce qu’il faut pour me faire fuir ce genre d’évènement : déjà, c’est un type qui est « pote » avec Byron parce qu’il like toutes ses photos, donc autant dire un type de plus qui aime ce qu’il affiche que ce qu’il est, on peut difficilement considérer cela un « pote ». Deuxième chose : c’est un noble. Mais oui, pourquoi ne l’ai-je pas deviné tout de suite, voyons ? Suis-je sot ! Non sérieusement, me faire venir, moi, plus prolétaire tu ne peux pas (ou presque), dans une fête tenue par un type de la haute ? La bonne blague. Et enfin, Viviana était partante pour y aller. Sous-entendu : on aura la cousine dans les pattes toute la soirée. Chouette. Objectivement, la gamine était adorable, on sentait qu’elle venait de la famille de Byron ; pourtant, j’y peux rien, la voir me voler du temps avec Byron m’agace.

Pendant un moment, je ne réponds rien, la moue clairement boudeuse en place, mais je finis par soupirer.

"Sérieusement ? Tu viens de dire tout ce qui peut me rebuter dans cette histoire : fête, GROSSE fête oserai-je imaginer, des nobles dans tous les coins…" un nouveau soupire "Je fais pas partie de ce monde Byron."

Une réalisation que j’ai déjà eu il y a quelques temps déjà. Parce que j’ai beau essayer de me voiler la face quand on est que tous les deux dans mon petit appartement, à se mater des trucs à la télé ou bien à discuter de tout et de rien, juste à profiter de la présence de l’autre, mais la chose est clair : lui et moi, on est de deux mondes différents. Si pas une des raisons principales, loin de là, c’en est tout de même une dans la case des raisons pour que je garde pour moi tout ce qui concerne Byron au-delà de notre amitié. Jamais je ne serais capable de rivaliser avec la fille qui finira indéniablement par lui voler son cœur, car je n’évolue (et n’évoluerai) pas dans les mêmes cercles que lui.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Byron G. Saberhagen le Sam 2 Juin - 20:06

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I'd like to do more than survive; i'd like to rub it at the world's face •••Bon. Kirk n'ouvrait pas son courrier, très juste. Une carte postale que Byron avait envoyé depuis Londres avait manqué de passer à la trappe à cause de ça -mauvaise habitude de ne pas écrire le nom de l'expéditeur. Donc voilà que le jeune danseur finit par expliquer par A + B ce dont il est question le 28 février. Et comme prévu, il est accueillit par un enthousiasme tiède, pour ne pas dire aussi gelé que la surface de Pluton.  Kirk se morfond, fait la moue, et rien de ce qu'il semble dire ne parvient à lui arracher une seconde d'intérêt. C'est le néant le plus total. Et d'un coup, Byron se sent très égoïste. Parce qu'il a beau vouloir que Kirk vienne, il sait très bien que pour lui ça sera de la torture. Mais pourtant, un peu gauchement, il tente de se justifier.

« … C'est pas vraiment mon monde non p... »

Ah merde, il avait oublié : un bus c'était un lieu public, et a une heure pareille, les jeunes sont de sorti. Il voit un groupe de jeune lycéen arriver : pas un de son lycée, mais tout de même. En pleine discussion importante avec son meilleur ami, il n'a pas envie de qu'on vienne le chercher pour un selfie. Byron adorait être bybyeight, mais maintenant? Il n'avait pas besoin de son persona d'instagram. Foutu pour foutu, il détourna le regard et rabat la capuche de son hoodie sur sa tête. Le temps qu'ils s'installent, il laissa passer un léger silence, les yeux rivés sur ses genoux, le temps d'être certain que personne ne l'a vu. Une fois qu'il est presque certain qu'il lui foutra la paix, il repointa son regard vers son meilleur ami.

« Tu vois? C'est exactement ce dont je parles. »

Il soupire et se frotte l'arrête du nez, pas vraiment à l'aise.

« Enfin... si je disais que ça me saoule, ça serait hypocrite tu vois? J'aime bien l'attention, et j'adore être bybyeight. J'passerai pas ma vie sur mon téléphone sinon. Mais … tout le temps? Pour une aussi grosse fête?... » Il soupire et hausse une épaule avant de se gratter la nuque sous sa capuche

« J'vais pas te mentir : J'ai vraiment envie d'y aller. C'est probablement ma dernière soirée avant d'être... » Fiché mutant, mais pour des raisons de discrétion il préféra taire la fin de sa phrase. « Avec tout ce qui s'est passé, ça me détendra un peu avant d'attaquer le début de la fin d'année. Mais j'ai vraiment envie que tu viennes. Déjà parce que vu que toute la ville est invitée y'a des chances qu'on croise des potes à nous, et ça te ferra sortir un peu. Puis... » Il mâchonne sa lèvre inférieure, dodeline de la tête, mal à l'aise et finit par lâcher « …puis quand t'es là, j'ai une bonne raison d'être moi-même et de pas paniquer à l'idée de dire une connerie ou d'être ridicule. » Bref silence. « Bon ça m'empêchera pas de le faire de toute façon, mais voilà. Avec toi c'est mieux. »

Il grogna et se massa la tempe avant de se tourner vers Kirk et de le fixer avec un regard qui pouvait s'apparenter à celui d'un cocker. Vu son talent d'acteur, beaucoup y verraient juste une ridicule tentative de manipulation, mais il ne faisait vraiment pas exprès sur le coup. « Ok, bon : C'est super égoïste, je sais. Mais promis : on partira vite! C'est juste le temps que je fasse plaisir à un pote, et que je me défoule sur une piste cinq minutes! »

Dernier argument : « J'me rattraperai sur un truc! Tout ce que tu veux! » Bon c'était pas vraiment le genre de Kirk d'imposer quoique ce soit, mais bon.

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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Kirk H. Abberline le Dim 24 Juin - 22:22

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Voir Byron se tendre à l’arrivée d’un groupe de jeune me met moi-même en alerte. Est-ce qu’ils lui posent des problèmes? Ou bien...La lumière se fait dans mon esprit. Il ne veut pas qu’on nous dérange. Il ne veut pas qu’on le reconnaisse. Soit, ça m’arrange à dire vrai. Je ne retiens donc pas l’expression la moins aimable que je puisse faire le temps qu’ils nous dépassent tous. Ca les dissuadera de venir trop près de nous. Hey, il faut bien qu’il y ait des avantage à avoir un air mal aimable de temps en temps. Une fois qu’ils sont tous installés au fond du bus, je reporte mon attention complète et entière sur mon meilleur ami qui a repris sa tentative de m’expliquer pourquoi il aimerait que je vienne, de me convaincre. Pour tout vous dire, ses arguments sont du genre à me faire flancher, surtout venant de lui, mais un en particulier me frappe pile là où ça fait mal. Juste quand il laisse sa phrase en suspens. Ce n’est peut-être pas à cela qu’il pensait, mais je ne peux empêcher mon esprit de revenir au soir de mon anniversaire.

Je ne lui ait pas dis, mais je me suis renseigné sur sa possible condition. En fait, j’ai lu tout ce que je pouvais sur les maladies cardiaques, chroniques ou non. J’en ai même fait des nuits blanches sur le sujet. Masochiste dîtes-vous? Point du tout. Je préfère simplement savoir contre quoi je me bat. Plus j’en saurais sur les tenants et les aboutissants de sa condition, mieux je pourrais l’aider. Je ne pourrais pas le guérir, je ne suis pas dupes et encore moins avec suffisamment d’espoir en réserve pour cela, mais je sais qu eje peux l’aider, peut-être ralentir la maladie, mais pour cela, je dois savoir ce que je peux faire. Je dois savoir ce que j’ai en face. Alors quand il ne finit pas sa phrase, mon esprit saute directement aux derniers stages de ce que j’ai pu lire, qui se finira immanquablement par un séjour à l’hôpital. Mon coeur se serre rien qu’à cette pensée.

Le reste de son argumentaire m’échappe un peu, tant je me perds dans mes pensées. Je comprends bien qu’il préfère passer ce genre de soirée avec moi, pour ne pas se sentir trop seul, perdu ou tout simplement factice. Je me sens flatté et privilégié, mais j’écrase cela très vite. Ce n’est pas bon pour moi de trop croire à ce genre de choses. Je ne doute pas de la sincérité de Byron, mais je sais comment je fonctionne, je sais ce qui arrivera si je me laisse trop aller et ce n’est pas beau à voir.

Finalement, c’est sa dernière phrase qui s’imprime comme au fer rouge sur l’avant de mon esprit. Je n’aime pas le fait qu’une part de moi se réjouisse de cette proposition pour imaginer lui proposer de passer du temps avec moi, comme s’il n’en passait pas assez déjà. C’est le genre de proposition sur laquelle des types avec bien moins de scrupules que moi auraient sauté pour tenter d’obtenir ce qu’ils veulent. Finalement, je pousse un soupir.

"I’ll think about it..."

Je sais déjà que je vais lui dire oui, je me connais trop bien, moi et mes faiblesses, pour ne pas m’en rendre compte. Je ne suis pas un idiot.
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Byron G. Saberhagen le Ven 6 Juil - 17:57

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I'd like to do more than survive; i'd like to rub it at the world's face •••N’importe qui avec un semblant d’instinct pragmatique aurait probablement vu Byron comme un fieffé manipulateur, prétextant qu’il utilisait les sentiments on-ne-peut-plus visible de son meilleur ami pour l’entrainer dans n’importe quel plan foireux. Pleurnichant qu’il n’avait pas envie d’être seul pour que Kirk accoure et se plie à n’importe quelle exigence, quitte à passer une horrible soirée entouré de gens qu’il déteste et qui le méprisent. Et pourtant c’était parfaitement faux. À commencer par le fait que Byron n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait ressentir le charpentier à son encontre, et surtout il n’était pas persuadé que n’importe laquelle de ses requêtes trouveraient bonheur avec Kirk. A dire vrai, si ce dernier ne lui avait jamais refusé quoique ce soit, Byron n’était pour le moins persuadé que c’était le cas. Et quand bien même il le serait, il est juste animé par ce simple sentiment : tout est mieux avec Kirk.

Et par là il entend : le dérider quand il fait la tête. Le rassurer quand ça va pas fort. Se faire pardonner quand il a visiblement passé une soirée exécrable… c’était le genre d’interaction qu’il aimait beaucoup avec lui. Et quelque part, il savait que Kirk avait une sainte horreur d’être mis de côté : quitte à passer une soirée de merde, autant que ce soit ensemble. Au moins ils auront tout les deux un soutien.

Pourtant ça n’empêchait pas Byron de toujours se dire que ce ne serait pas si pire. Que peut-être que Kirk se déridera et finira par miracle par bien s’entendre avec une de ses connaissances. Ça n’avait pas vraiment fonctionné avec Viviana. Pour une raison qui lui échappait, son meilleur ami restait parfaitement hermétique à la bouille avenante de sa cousine qui avait pourtant plus besoin de soutien qu’autres chose en cette difficile période de transition.  Ça n’avait pas vraiment marché avec Polina non plus. Ni avec Pandora. Vaguement au Cocktail Colors, mais à condition qu’ils soient seuls. Mais face aux critiques, Byron persistait et signait : Kirk avait juste besoin d’un peu de temps d’adaptation. Leur amitié ne s’était pas construire en un jour. Et pourtant Byron ne la troquerait pour rien au monde. Il avait largement plus confiance en lui qu’en bon nombre de personnes l’entourant. Et ce même avant qu’il apprenne sa nature de mutant.

Par ailleurs il portait encore le bracelet de force qu’il lui avait offert. Quelque part ça ne faisait que le conforter dans ce qu’il savait déjà, et sa dernière reflexion lui tira un sourire.

« Parfait ! » Il dodelina de la tête, satisfait. « Prends ton temps pour te décider. » Non pour Byron ce n’était pas consu de fil blanc que de toute façon il accepterait. Mais il était juste content qu’il prenne au moins son temps pour considérer sa proposition.  Maintenant que c’était fait passons à la suite.

« J’espère que t’as faim parce que je suis en train de m’autodigérer. » Fit-il en se cambrant un peu en arrière pour faire craquer son dos. « On a commencé les répétitions pour la fin de l’année. Je croise les doigts pour qu’ils acceptent mon idée. »

C’était un secret pour personne que Byron essayait de faire son bonhomme de chemin dans le monde de la danse, et qu’il débordait d’idées, parfois bonnes parfois moins. Internet était un bon terrain d’expérimentation, mais les recruteurs qui avaient les yeux rivés sur lui attendaient qu’il tape un grand coup pour la fin d’année, juste avant qu’il soit diplômé et tout frais pour être formé où commencer sa carrière. Il était fébrile et particulièrement anxieux. Ajoutez à ça le Bachelor, et toute cette histoire de Poison Prince et de mutation à cacher… Il avait beau fanfaronner, Byron était tout sauf à l’aise. Raison de plus pour se détendre avec cette histoire d’anniversaire. Et de la bouffe en pagaille dans son diner préféré.

D’ailleurs ils étaient arrivés et Byron l’accompagna hors du bus, le temps qu’il entende son pseudo à l’arrière, de la même bande de jeune qu’il avait esquivé juste avant. Il n’arrêta pas sa course vers la sortie, mais salua quand même ses followers d’un geste de la main et un sourire flatté. On ne changeait pas Byron. Il ne fit pas de commentaire à Kirk sur ça, c’était quasi journalier après tout, et il se mit à parler normalement de sa journée à son meilleur ami sur le chemin du restaurant. Ce qui comprenait en pèle mêle ; une note correcte en géographie pour une fois, une nouvelle vidéo de son chat qui glisse lamentablement de son lit pendant sa sieste, et deux lettres d’amour anonymes retrouvées dans son cahier. Pour Byron c’était ni plus ni moins que des compliments.

« Et toi ? » Fit-il en s’installant à table après avoir salué le serveur comme les habitués qu’ils étaient. « Ta journée, ça s’est passé comment ? » Il grimaça un peu. « Mise à part l’intervention de ton père qui doit me prendre pour un émigré. » Il ricana un peu. Jaune.

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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Kirk H. Abberline le Sam 21 Juil - 23:47

I'm not Party Material
Qu’il est plaisant de voir l’innocence dans les yeux de Byron. Une innocence qui m’a quitté depuis bien longtemps. C’est une bouffée d’air frais, un rappel que le monde n’est pas forcément aussi noir qu’on le voit au jour le jour. J’ai presque envie de rire quand il me dit de prendre mon temps pour me décider. Un rire un peu jaune, un rire désabusé, parce que je sais déjà ma réponse. Je sais déjà que je vais dire oui, même si je ne le lui dis pas tout de suite, car ce ne serait pas logique: je me suis défendu de vouloir venir à cette foutue fête, parce que ce n’est pas mon monde, parce que ce n’est pas moi d’aller à des fêtes, parce qu’il y a trop de monde...Faites votre choix pour la raison, j’en ai plusieurs. Alors accepter aussi vite? Il sentirait qu’il y a baleine sous gravillon. Je ne peux pas le risquer. Donc j’attends. Combien de temps? Je n’en suis pas certain. Suffisamment pour que ça n’ait pas l’air suspect de changer d’avis ainsi.

La conversation bifurque sur un sujet commun qu’on aime bien: la nourriture. Plus précisément manger ladite nourriture. J’esquisse un petit rire.

“Ca ne m’étonne même pas tiens. Mais oui j’ai plutôt faim. Je me suis contenter d’un sandwich ce matin, j’ai oublié de me faire un repas pour ce midi hier soir, donc je n’avais rien."
bon, ça m’a permis de prendre un peu de distance avec le reste de l’équipe pour le moment de la pause déjeuner au moins. “Je ne vois pas pourquoi. Tu a eu des bonnes idées jusque-là, tu es talentueux...Il y a de grandes chances qu’ils acceptent, quelle que soit ton idée."

Je lui offre un sourire rassurant alors que concrètement, je ne sais pas du tout à quoi peut ressembler son idée. Il refuse de m’en parler, cherchant à garder la surprise et je n’ai pas trop insisté, car quand Byron a décidé de quelque chose, il est difficile de lui changer d’avis, surtout en ce qui concernait la danse.

On atteint notre arrêt et on descend, non sans un salut rapide aux ados du fond quand ils l’interpellent. S’il y a une chose que Byron respecte beaucoup: ses fans. Jamais il n’ignorerait sciemment un fan. Mais cette fois ça ne dure pas, c’est juste un geste de la main pour montrer qu’il les a vu et il enchaîne sur sa journée durant le reste du trajet à pied. Je le félicite pour sa note correcte en géographie et préfère me taire quand il me parle des lettres d’amour dans son casier. Une bonne raison de plus pour ravaler les sentiments qui ont élus domicile dans mon coeur envers lui. Il ne manque de prétendantes, et même probablement de prétendants, pourquoi irait-il me choisir moi, cassé, disfonctionnant?

On entre vite dans le diner qui nous connait bien, depuis le temps qu’on y va et qu’on prend plus ou moins toujours la même chose. Les commandes sont passées et j’allais répondre à sa question quand il commente l’attitude de mon père et je me fige. Crainte, honte, un peu des deux? Excellente question.

"Je suis désolé. Il est assez...catégorique et brute de décoffrage. Mais ce soir après une bière ou deux il t’aura oublié, crois-moi."

C’est clair que mon père et son attitude envers moi sont des sujets qui m’atteignent à coup sûr et fort, en plus de cela. Pas tant physiquement que mentalement. C’est un tout, un tout qui me pèse et dont j’aimerai me libérer définitivement, mais ce n’est pas aussi simple que je le souhaiterais...
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Re: I'm not Party Material (Byron Saberhagen)

Message par Byron G. Saberhagen le Mer 8 Aoû - 2:35

I'M NOT PARTY MATERIAL
I'd like to do more than survive; i'd like to rub it at the world's face •••Il avait zappé son repas du midi ?!

Byron lève les yeux au ciel, suivit de ses bras, qui retombèrent lourdement en même temps que son regard significateur et outré sur Kirk. Mais avec un sourire en coin, bien entendu. Pour Byron, passé deux heures sans manger était déjà une épreuve de force, mais alors rater un repas…

« On avait dit quoi sur les repas, Kirk ! » Il soupira d’un air faussement lassé et souligna : « C’est toi le type mature ici ! Après tu t’étonnes d’être fatigué mais si tu ne manges pas ça peut pas faire de miracles. Surtout avec un temps pareil. »

Et puis il renonça. Ça ne lui allait pas d’être aussi donneur de leçon. Déjà parce qu’il était aussi peu exemplaire qu’il était possible de l’être. Et aussi parce qu’à contrario, il mangeait tellement que ce n’était pas spécialement sain non plus. Lui ça va : il a le droit avec son rythme de vie. Kirk, lui, prendrait plutôt une bonne dizaine de kilos dans le moins. Soulever des charpentes c’était bien mais certainement pas suffisant pour être à son niveau de dépensage de calories.

Les commandes passées, Byron semble à l’aise, mais le sujet du père de Kirk était loin d’être aussi tranquille qu’il n’y paraissait. Déjà parce qu’il savait qu’il y avait bien plus profond comme malaise entre lui et son fils que ce dernier ne voulait bien lui dire, c’était visible comme un nez au milieu de la figure. Parce que Byron sait que Kirk est un extrême mauvais cachotier. Comprenez bien l’ironie de la situation.

Au delà qu’il n’avait pas aimé les allusions de Mr Abberline, il était surtout inquiet de l’angoisse qu’avait ressenti Kirk en le voyant parler avec lui. Les anti mutants sont légions, et donc son père n’est pas la plus grande menace possible. Ceci dit, Byron n’était absolument pas au fait de ce que Abberline Père serait capable de faire. Que ce soit à lui, et surtout à Kirk. Byron se força a être un peu plus positif bien qu’il serra amicalement et  brièvement le poignet de son meilleur ami avec un sourire qui se voulait serein et rassurant.

« Tant mieux alors. » Il se permet d’ajouter néanmoins : « Fais gaffe à toi quand même. Hésites pas à prevenir si t’as un soucis. » Il hocha la tête et annonça. « Tu sais qu’il y a toujours une chambre pour toi au cas ou. »

Les Sagerhagen, sa mère en premier lieu, avait toujours tenu à protéger les mutants contre toute  attaque potentielle. Pour cette raison, Kirk était le bienvenue à la maison de Byron a la première occasion. Sa mère avait même décidé de le prendre un peu sous son aile pour l’aider pour sa mutation. Une situation qui mettait en joie le lycéen.

Son Soda fraichement servi en attendant son entrée, le regard de Byron fut attiré parce quelque chose en arrière plan. Des gens qui dévisageait le dos de son meilleur ami. Pas spécialement avenant et le jeune homme fronça un peu les sourcils. Et détacha son regard d’eux pour éviter de trop les interpeler.

« Kirk… Buddy y’a des mecs qui te dévisagent. » Il précisa, parce qu’il pensait que ça avait de l’importance. « C’est deux jumeaux. Ça te dit un truc ? »
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