Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

Aller en bas

Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Jeu 1 Mar - 3:47

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• Nuit vite tombée, visages lugubres dans les transports en commun, yeux cernés par la fatigue et le stress, silence morne en ville malgré les bruits insupportables des voitures. Pas de doute : c'était bien janvier. L'ambiance festive de la fin 2017 était retombée comme un soufflé, et les fêtes passés, l'hiver n'avait plus aucun attrait digne d'intérêt. Les manifesto de Be Human Be Proud jonchaient la rue trempée, tant et bien que Byron était ravi de les piétiner sur son chemin. Le jeune mutant détournait pudiquement la tête aux gros titres des journaux, en mâchouillant sa lèvre inférieure avec humeur. Le Saberhagen n'était pas du genre à prendre intérêt de ce genre de chose, un minimum pour tout pro mutant qui se respecte, pour éviter de finir en dragon prêt à hurler sur toute âme qui vive. Mais avec les récentes informations, et particulièrement cette accusation sans fondement pour que la dernière épidémie en date soit l'action d'un muté, même pour lui les effets de l'hiver pouvaient être palpables. Mais il avait fait en sorte que ce soit pour une courte durée. Et pour cause : Kirk avait 21 ans aujourd'hui.

Pour son meilleur ami, c'était pire. Outre la pression de son père, de sa situation de mutant, il s'offrait le luxe d'avoir non seulement un travail qu'il le passionnait autant qu'une réunion du troisième âge, mais qui en plus subissait des conditions météorologiques de plein fouet. Si Kirk tenait à garder un semblant de maintien face à lui, Byron n'était pas plus idiot que dupe : le charpentier était loin d''être en forme. Pour les gens peu familiers avec lui, ça devait être bonnet blanc et blanc bonnet – après tout un peu plus, un peu moins de mauvais poil... Mais pour Byron, c'était largement de quoi le concerner et débarquer en quatrième vitesse chez lui.

Alors certes, c'était au milieu de la semaine, un mercredi qui plus ait, et il avait cours demain, mais il avait insisté auprès de sa mère pour faire une surprise à son ami et fêter l’événement avec lui. Certes, 'surprise' était parfaitement superflu, vu que Byron était aussi prévisible qu'une horloge suisse à ce sujet. Mais le lycéen, tranquillement assit dans son bus, regardait amoureusement le sac de transport de son chat sur ses genoux, en se disant qu'au moins il ne venait pas les mains vides. Batman avait toujours été la kryptonite de Kirk, quoiqu'il puisse se garder de dire. Quoique pas étranger à ce genre de transport, Byron calmait son chat en caressant gentiment sa fourrure, et autorisa une petite fille à faire de même. La gamine, toute fière, s'attela à la tache, mais le regard de Byron bifurqua sur sa mère, qui le jaugeait. Rien de plus normal de défendre sa progéniture, plus que personne, il pouvait le comprendre. Mais il était quasiment sûr qu'elle chercha sur le peu de peau visible, un quelconque tatouage l'innocentant des potentielles accusations fait sur les gens de son espèce. Byron aurait bien répliqué, et il en avait largement les moyens, mais il n'était pas certain que ce soit la douce voix de la paranoïa qui était en train de lui susurrer ce genre de visions. Alors il se tut, pour une fois, et se concentra sur la jeune fille qui s'amusait avec son chat.

Bientôt, il descendit à son arrêt, non sans avoir saluer une dernière fois l'enfant, et se pointa à l'appartement de Kirk. Un trajet qu'il avait largement eu le temps d'apprendre par cœur. C'était à dire vrai sa seconde maison. Même dans les pires semaines de cours, Byron se débrouillait toujours pour démarquer à l'improviste au moins tout les trois jours, si ils ne se retrouvaient pas quelque part à l'extérieur. Tout comme il ne rechignait pas à lui ouvrir son foyer. Un procédé hautement validé par ses parents, bienheureux de savoir que ce fameux Kirk avec lequel il leur rabâchait les oreilles, était un mutant lui aussi. Ils furent beaucoup moins récalcitrants au jeune homme à partir de ce moment là, et pour cause : Kirk ne possédait aucun soutien familial de ce côté. Aucun soutien tout court, précisément. Si Byron évitait de trop parler de ce sujet avec son meilleur ami, force était de constater qu'il était parfois difficile de ne pas parler de la politique de répression actuelle. Son père avait beau reporter leur dépistage, il faudrait probablement courber l'échine un jour ou l'autre à ce niveau là. Byron, lui, avait déjà choisit l'emplacement de son tatouage : le cou. Tant pis si cela lui fermait quelques portes dans sa future carrière, il était un fier mutant, et était las de se dissimuler. D'ailleurs il ne savait même pas pourquoi ils refusaient que leur enfant se fasse dépister, eux qui affichaient leur mutation comme des paons. Ça lui coûterait nombre de followers aussi, mais si au moins ça pouvait dédramatiser la choses pour d'autres gamins perdus et rejetés, cela en valait largement la chandelle.

Mais trêve de réflexions : Il était arrivé. Byron trépignait déjà à l'idée de retrouver Kirk, qu'ils passent la soirée à digérer une tarte au citron ou que le lycéen arrive à ne l'extirper de son antre d'ours, qu'importe : il serait avec lui pour son anniversaire, et c'était largement le plus important. Dans un aspect théâtral propre au cœur de Byron, il avait sorti Batman pour le porter dans ses bras avant de sonner à la porte. Une chance que le chat soit entre la guimauve et la peluche, et prompte à se faire déplacer sans plus que deux ou trois pauvres miaulements pour la forme. Il l'avait déjà fait plus d'une fois, souvent quand il savait que Kirk avait besoin d'une paire de ronronnement pour arrêter de ronchonner.

« Bon anniversaiiiiire! » Chantonne le lycéen en lui désignant le chat. « Regarde qui j'amène! » Les yeux jaunes de Batman étaient exorbités -comme toujours- devant Kirk, mais il ne se fit pas prier pour reconnaître directement le charpentier et tendre la patte vers lui dans un miaou plaintif. « Passé une bonne journée? » S'enquit Byron, sincèrement préoccupé par l'état de son ami, bien que déjà prêt à rentrer, chat tendu vers son hôte de la soirée, et probablement un peu trop enthousiaste.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Jeu 1 Mar - 22:39

Don't you dare being on your own.
Journée de merde, semaine de merde, mois de merde. Ou presque. Ce n’est pas aussi désagréable en permanence, encore heureux, sinon il y a fort à parier que Kirk aurait déjà émigrer à l’autre bout du monde, loin de sa famille, loin de ce boulot qu’il connaît et qu’il maîtrise mais qu’il n’aime pas, ce gouvernement qui méprise les gens comme lui, loin de ses sentiments coupables pour son meilleur ami…

Un soupir lui échappe alors qu’il s’enfonce un peu plus dans le siège du bus qui le ramène chez lui.

Non, il ne partira pas, même si le reste de sa vie partait en sucette, car il ne peut pas le quitter lui. Même en se disant que c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour tellement de raisons qu’il n’arrive plus à les énumérer (et surtout qu’il préfère ne pas y penser à dire vrai), il ne le pourra pas. Il a fait sa paix avec ce fait il y a longtemps. Byron, le seul qui arrive encore à lui tirer des sourires. Le seul qui lui donne l’impression de ne pas complètement s’aliéner dans un travail sans passion et se cachant du reste du monde. Ses dessins, la médecine, et plus encore…Il n’est qu’une ombre et vu le contexte actuel, ça lui convient très bien.

Sauf aujourd’hui. Car aujourd’hui, son père est particulièrement sur son dos, comme s’il avait fait quelque chose pour l’agacer superbement. A bien y réfléchir il a fait une chose et une seule : il est né. Ce qui se rappelle à son père tous les jours où ils travaillent, et plus encore aujourd’hui. Comme si l’atmosphère néfaste se propageait de son père au reste de l’équipe, tous ont décidé de lui mener la vie dure aujourd’hui. Qui c’est qui s’est tapé les consolidations sur le haut de la charpente dans le froid et la neige ? C’est Kirk. Non vraiment, il avait tellement hâte que sa journée se termine qu’il n’a pas demandé son reste dès que l’heure de partir a sonné. Le mutant ne veut même pas imaginer comment il doit apparaître aux yeux des autres dans l’équipe, dans la rue…Probablement comme un type malpoli et ronchon, avec l’air de vouloir mordre la première personne qui passe près de lui. Ils ne seraient pas totalement dans le faux. Vu son humeur du jour, à moins d’être son meilleur ami, Kirk pourrait très probablement vous mordre si vous tentez de l’approcher à l’heure actuelle. Un nouveau soupire.

Son anniversaire…Encore une chose qui risque de changer avec Byron dans les parages. Adorables comme il est, il va probablement venir le voir chez lui, refusant de le laisser passer ce jour particulier tout seul. Pourtant, même en sachant cela, il dépasse la pâtisserie à quelques pas de chez lui complètement, n’épargnant même pas un regard à sa vitrine. Le regard droit devant lui, il n’a qu’un seul but : rentrer chez lui, s’enrouler dans son plaid et se mettre il ne savait quel film pendant qu’il se réchauffe. C’est terrible à quel point le froid s’insinue jusque dans vos os au bout d’un certain temps…Pendant un temps, son plan fut parfait. Il y avait le plaid, le film (La nuit au Musée parce que why not), lui roulé en boule sur son canapé…Puis la sonnette a retentit. Il grogne et a l’envie de faire le mort, puis il se souvient que la télé est allumée et que la personne doit l’entendre, surtout qu’il est presque certain de qui est de l’autre côté de la porte. Alors il se lève, éteint la télé et va ouvrir sa porte. Ca n’a pas manqué, Byron est de l’autre côté de la porte…Batman dans les bras. Le chaton lui tendant même une petit patte pour qu’il le papouille. Il a trop bien habitué ce chat. Un petit sourire fatigué orne ses lèvres et il récupère le chaton, le laissant remonter et s’installer contre son cou, avant de s’effacer de l’encadrement de la porte.

"Bizarrement, je savais que tu allais passer…" dit-il, une touche de sarcasme dans la voix pour faire bonne mesure "Entres, il fait pas chaud dans le couloir"

Plus un commentaire en parlant de lui, qui n’a déjà pas chaud malgré le pull léger qu’il portait et les grosses chaussettes sur ses pieds. Il finit de refermer la porte dans in grognement à sa question. A dire vrai, il ne répond rien de plus et va simplement s’installer sur le canapé, installant Batman dans le plaid, lui donnant des caresses en attendant que Byron le rejoigne.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Ven 2 Mar - 4:21

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• La télé qui proteste faiblement de l'autre côté : Kirk est là. D'ailleurs c'était pas surprenant : peu de chance que dans son humeur actuelle, il ait le courage de se traîner jusqu'à la bibliothèque pour une de ses innombrables séances de recherches. Et même son fief de tranquillité, le lac, était peu intéressant à fréquenter par un temps pareil. Alors il attend, avec patience, qu'il vienne lui ouvrir. Il viendra. Byron a confiance. Tout aussi agité qu'il puisse l'être, si il y a bien une personne envers laquelle il sait qu'il peut être patient, c'est son meilleur ami. Byron est en train de s'amuser a faire sautiller son chat dans ses bras quand Kirk finit par lui ouvrir. Les yeux cernés de noir, pâle comme un linge, et visiblement en plein mission pour se réchauffer après une journée difficile. Il avait la tête du mec qu'il ne faut absolument pas emmerder, mais a peine Byron lui eut tendu le félidé qu'il était certain d'avoir vu un sourire sur son faciès perclu de fatigue.

Byron n'avait jamais trop compris pourquoi les gens étaient si virulents envers le charpentier. Ce n'était même pas comme si il avait eu particulièrement à gratter pour trouver que sous la couche vernie de sarcasme et de remarques passive agressive, se dissimulait un jeune homme patient, brillant et sensible. À peine les premiers mots échangés que Byron s'était entiché de ce type morne qui dessinait seul au musée. Et plus il avait passé du temps avec lui, plus il fut persuadé du bienfait de cette relation. C'était peut-être la seule personne envers laquelle il avait eu une sincère frayeur à l'idée de révéler sa mutation. Il avait ouï dire des positions politiques de ses parents, mais avait tout de même refusé de se dissimuler à ses yeux. Il n'avait pas été sûr d'être capable de lui cacher grand chose, et encore moins de le supporter.

Mais voilà que Kirk avait déjà prit possession du chat, lequel se laissait volontiers transporter, et ne répondit à sa question que par un râle grognon. Très bien : Byron comprenait, et à vrai dire en avait un peu l'habitude.

« Ouais, tu veux vraiiiiment pas faire semblant de sauver les meubles pour prétendre que j'ai réussit ma surprise? » ricana Byron en installant son sac pour la soirée -contenant l'essentiel à tout bon anniversaire - non loin du canapé avant de s'y avachir également, se mettant à caresser son chat confortablement installé sur le plaid. Kirk connaissait très bien ce chat, et les deux avait fini par mutuellement s'adopter. Batman fit savoir sa satisfaction en plissant les yeux avec un ronronnement sonore. Les deux amis, proches comme à leur habitude, baignés dans un silence relatif, dans l'ambiance tamisée de l'humble appartement, avec son chat à gâter. Byron adorait ce genre de moment, où il n'avait l'impression de ne rien devoir à personne. Pas même à ses parents pour lesquels il s'acharnait à être le fils parfait qu'il ne serait de toute façon jamais. Kirk ne le jugerait jamais, pas plus qu'il ne jugerait Kirk. Et malgré toute l'attention qu'il recevait chaque jour, que ce soit sur internet ou ailleurs, c'était les seuls moments où il se sentait important et écouté.

« Uggggh, je hais l'hiver. » Marmonne Byron après quelques minutes de silence, un exploit pour lui, et aussi un signe de fatigue de sa part. « Enfin : non. Je ne hais pas l'hiver, ça impliquerait que je déteste Noël. Mais voilà, 'fait froid, y'a même pas de neige qui tient pour faire trucs sympa, c'est humide, les gymnases sont bondés, la lumière extérieure est moche alors je foire toutes mes prises de vues... » Bref soupire quand le lycéen se masse les sinus. Il sait que ce sont des petits problèmes ridicules, et d'ailleurs il ne voit pas vraiment l'intérêt d'en parler. Ce qui le perturbe le plus, c'est ce qu'il voit toute la journée. C'est la condition par laquelle les gens comme eux sont traités, comment Kirk pouvait subir sa nature aux yeux même de son père. Byron se considérait comme largement épargné, non seulement à cause de sa famille, mais également parce qu'il avait encore de quoi se dissimuler aux yeux du monde. Mais ce n'est pas le secret qui le hante le plus. Son état de santé, même ça il n'arrivait pas à lui en parler. À dire vrai, il avait autant peur de rester seul avec ses doutes, sans diagnostique précis, que d'en avoir le cœur net. C'était reculer pour mieux sauter, il le savait. La paranoïa de son père finirait par tout découvrir tôt ou tard. Et il ignore comment ça se terminera, mais il n'est pas certain d'être prêt pour l'office. Surtout si ça pouvait tirer un trait définitif pour ses rêves et sa carrière. La seule chose qu'il sache faire, la seule chose qui pouvait un temps soit peu le tirer vers le haut aux yeux du monde, mais surtout de sa famille. Détail si important qu'il en oubliait qu'il pouvait tout simplement mourir.

Tactile comme à son habitude, il se saisit de la main de son meilleur ami pour la serrer. Aussi bien par habitude que pour se donner du courage. Il savait que c'était loin d'être un geste anodin pour Kirk, mais c'était devenu presque naturel entre eux.

« Y'a aussi ce type, au lycée. Y'a deux semaines d'autres élèves dans les vestiaires ont trouvé un tatouage Psi sur sa nuque, depuis personne lui fout la paix. C'est horrible à voir. » Il se masse une tempe et finit par croiser le regard de Kirk, soudainement aussi lassé que ce dernier. « Ma famille dit que si j'insiste trop pour prendre sa défense, comme je le fais à chaque fois, je vais finir par soulever les soupçons. Et ouais, ils ont raison. C'est juste que... pff. » conclue-t-il dans un soupire agacé en laissant retomber son dos sur le canapé, sans lâcher la main de son ami. Il leva le nez au plafond. « J'devrais arrêter de me mêler de ça, pas vrai? Ouais j'devrais, mais je peux pas. » Byron tourna la tête vers lui. « Et je peux pas oublier que tu subis ça aussi. » acheva-t-il, cruellement sincère.
[size=35]©️[/size] 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Lun 5 Mar - 23:50

Don't you dare being on your own.
"Oh, vous ici ? Quelle surprise." dit-il, d’un ton monotone qui démentait complètement les mots qu’il venait de prononcer.

Ca aurait pu passer comme une moquerie méchante et empreinte de sarcasme, pourtant ce n’est pas le cas. Pas tout à fait. Le sarcasme est là, car il est une partie aussi intégrante de Kirk que sa mutation, cependant, la méchanceté n’existe pas ici. Pas entre eux. Ce n’est qu’une taquinerie, car Byron sait tout aussi bien que lui qu’il y a des choses qui ne changeront jamais ; le danseur venant à son appartement pour qu’il ne passe pas son anniversaire seul en fait partie. Depuis le jour où le plus jeune a découvert que l’hémokinésiste passait ses anniversaires seuls depuis ses dix-huit ans (date fatidique où sa mutation a été rendue officielle), il vient le voir tous les ans, avec ou sans chat, mais toujours là, présents et avec de quoi passer une bonne soirée quand il n’arrivait pas à faire sortir Kirk de chez lui.

Ce qui risquait fortement d’être le cas ce soir. Il avait eu sa dose de socialisation pour la semaine à ce compte-là, et vu le temps qu’il a passé dans le froid, retourner dans ce dernier le rebutait autant que du chocolat. Non, une soirée cocooning chez lui, avec son meilleur ami, le chat de ce dernier, une bonne pizza (si ses souvenirs sont bons, il doit y en avoir une ou deux qui attendent sagement dans son congélateur) et même un film nul mais drôle histoire d’alléger l’atmosphère qu’il a lui-même insufflée dans son petite appartement. Ouais, ça serait une bonne soirée comme ça, sans personne d’autres pour les observer, les juger, voire les critiquer si quelqu’un arrivait à voir son tatouage. Rien qu’eux deux, envers et contre tout. Kirk relève la tête vers Byron quand ce dernier reprend la parole, et se rapproche même un peu, comme s’il avait du mal à entendre, alors qu’il cherche simplement un peu plus de la présence positive et rassurante de son meilleur ami. L’entendre parler, quand bien même pour se plaindre de la saison actuelle, lui permet de déconnecter un peu. Il n’a plus à se soucier de ses soucis de mutation ou de regard des autres, il se sent normal. A écouter ce qu’un de ses amis normaux lui raconte de sa vie. Certes, Byron est lui aussi un mutant, mais ça semble tellement normal pour lui, et même encouragé, qu’il n’y pense pas. Rien que cela aide Kirk dans sa propre acceptation, bien qu’il soit encore très loin d’y arriver. Ayant ramené ses jambes vers lui un instant plus tôt, un bras autour de ces dernières tandis que l’autre était tendu pour caresser le chat, la réponse qu’il lui donne est quelque peu déformée par la joue appuyée sur ses genoux.

"Tu pourrais utiliser le noir et blanc. En changeant le réglage des ISO, pour peu qu’il fasse soleil, ça peut donner des clichés vraiment pas dégueu"

Le seul point auquel il répond, car le reste ? Il ne peut rien y faire. Pour la photographie en revanche, il connait quelques trucs, sans pour autant être un grand passionné de photo, il peut essayer de lui trouver une solution, même s’il serait déjà bien plus à l’aise de l’aider à comprendre comment reproduire les proportions d’une main qu’autre chose. En parlant de main, voilà que celle de son ami qui s’insinue dans la sienne sans qu’il ne l’en empêche. Pourquoi le ferait-il ? Lui qui attend chaque occasion avec impatience tout en se barrant lui-même des possibilités. Il le laisse faire, ici, dans les confins de son appartement, loin des yeux de tous.

Pourtant, le sujet qu’il aborde le tend un peu. Lui a eu de la chance, il avait déjà fini le lycée quand le Dépistage est devenu obligatoire, il n’a pas à eu à subir les brimades de dizaines de jeunes gens qui pourraient en vouloir aux mutants. Pourtant, il ne peut s’empêcher de se tendre à cette notion. Car il a du mal à accepter sa propre mutation, il veut faire le moins de vague possible, quitte à laisser d’autres souffrir. Il peut être égoïste parfois, parce qu’il a peur, parce qu’il a mal. Et malgré tout, à la fin de cette tirade, Kirk tourne un peu la main dans celle de son meilleur ami et entrelace ses doigts avec les siens, pour le rassurer, pour lui dire qu’il est là, aussi peu rassuré par la situation politique actuelle qu’on puisse l’être, mais présent. Aujourd’hui et à jamais. Finalement, il hausse les épaules.

"Je m’y suis fait. J’ai échappé aux possibles brimades du lycée, c’est déjà ça." Puis il caresse le dos de la main dans la sienne, doucement, avec son pouce et reprend "Et je sais que tu n’arrêteras pas, mais fais attention à toi. Il y a des types qui n’hésites pas à y aller de leur poings pour faire passer leur message…" il sait de quoi il parle, il l’a vécu "Je n’ai pas envie de te retrouver dans un lit d’hôpital, à espérer que tu te rétablisses vite."

Rien que cette pensée lui tire un frisson d’horreur qui descend le long de son échine. Byron blessé, assez gravement pour qu’il soit emmené à l’hôpital, et lui qui ne pourrait pas rester aussi longtemps qu’il le souhaite, pas sans éveiller les soupçons des gens de cette ville. Et bon Dieu qu’elle peut-être petite parfois, surtout avec un sujet aussi palpitant que Byron. Il relâche sa main brusquement comme si le contact le brûlait, et se relève.

"Tu as faim ? Je crois que j’ai des pizzas dans le congélateur."

Une diversion. Voilà ce qu’il lui fallait en cet instant. Or, l’une des meilleures diversion avec Byron, c’est la nourriture.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mer 7 Mar - 2:21

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• C'est toujours comme ça. Byron parle, pépie, radote, s'exprime, quand Kirk l'écoute religieusement en silence. Si au début il avait eu la nette impression de parler dans le vide, il s'était rapidement rendu compte que Kirk ne s'exprimait surtout que quand il avait quelque chose à dire. Comme à l'instant en parlant de réglages sur son appareil photo. Byron lève le nez vers lui, hoche la tête d'un air entendu. « C'est pas con, je tenterai. » Son appareil n'est jamais bien loin de toute façon -ici dans son sac- et son meilleur ami est de loin un de ses sujets de prédilections pour ses clichés. Kirk n'avait jamais trop aimé ça, mais il s'était laissé faire si Byron ne postait jamais rien sur les réseaux sociaux. Et Byron a tenu parole : l'existence de Kirk était passé sous silence sur toute sa vie publique sur internet. Même si Kirk doit subir les douze milles photo rituels dés qu'ils sortent manger quelque part : être influent sur internet, c'est un travail à plein temps, il garde leur relation là où elle doit être. À savoir: à l'abri des regards indiscrets et inquisiteurs. Certes, Byron aimerait hurler au monde entier à quel point son meilleur ami est un être injustement décrié et esseulé, mais Kirk aimait aussi sa tranquillité. Il la couvait et l'entretenait, tant et bien que c'était à se demandait ce qu'il voulait faire à avoir choisit comme meilleur ami un type pareil, qui doit naturellement parler à tout le monde sous peine d'agoniser.

Il sait que Kirk se tend quand il parle du gamin au lycée, mais c'est plus fort que lui. Les angoisses de Byron sont palpables, et il ne sait pas vraiment à qui les confier. Ses parents évidemment mais comprennent-ils vraiment les enjeux d'être un mutant assumé à son âge? Pas vraiment. Bien sûr y'avait les attaques contre mutants qui avaient nettement augmentés ces derniers temps, mais la violence du système scolaire était loin d'être une sinécure comparée au reste. Même si Byron crevait d'impatience et de frustration de devoir dissimuler sa fierté, et ravalait ses idéaux régulièrement, il ne pouvait pas non plus être naïf au point de ne pas voir la réalité en face. Son meilleur ami en faisait les frais tout les jours, comme des centaines d'autre, pendant que lui jouissait d'une popularité qui le mettait grandement à l'abri de ce genre de choses.

Il sent pourtant les doigts de Kirk s’entrelacer aux siens. Il lui fait comprendre, à sa manière, que sa présence à ses côtés n'a rien d'anodin. Leur futur était on-ne-peut-plus incertain, ils avaient toute les raisons de s'inquiéter, mais au moins ils pouvaient compter sur leur soutien mutuel. Byron n'avait pas spécialement peur. Il était juste anxieux. Terriblement anxieux. Et pour tellement de raisons qu'il ne savait pas par où commencer.

Parlons déjà de celle qu'il vient de citer l’hôpital. D'un coup Byron senti un étau douloureux lui serrer la poitrine sans merci. La panique, brutale et sans préavis qui vient de lui rentrer dedans comme un char d’assaut. Byron se sait très aisé à lire pour Kirk, du coup il ne dit rien, et préfère rire un peu nerveusement, préférant, effectivement parler d'une potentielle agression plutôt qu'une toute autre raison de se retrouver dans un état déplorable entre 4 murs blancs. Sans savoir ce qui lui est arrivé. Car c'est bien la chose qu'il redoute le plus : décevoir, abandonner tout ce pour quoi il a tant travaillé, mais surtout, laisser Kirk tout seul. Il s'en remettra, c'est un type fort et résiliant. Mais il s'en voudrait atrocement de mettre son meilleur ami dans une situation pareille. Il était là pour lui faciliter la vie, pas égoïstement la rendre plus compliquée et sinistre.

« Aaaah je te promets rien. » Réplique pourtant Byron sur le ton de l'ironie. « Tu me connais : si je rentre dans un combat, j'ai plus de chance de me gameler tout seul en esquivant que de m'en prendre une. »

Kirk lui lâche pourtant la main, et Byron accueille avec une joie particulière le changement de sujet, d'autant plus quand il s'agit de nourriture : quelque chose sur lequel il peut aisément parler sans avoir l'air gauche. Mais à peine qu'il se lève pour aller vérifier les dites pizza, ses deux mains s'applatissent sur son crâne sous l'effet de la soudaine réalisation.

« Aah meeeeeeerde. Quel idiot, j'oubliais un détail. » Il montra son chat qui se léchait religieusement une patte, parfaitement insensible à la tension créée il y a peu. « Je voulais passer à la pâtisserie -parce qu'évidemment, il ne fallait pas compter sur Kirk pour préparer son propre anniversaire, et c'était toute la joie de Byron de le faire à sa place- mais avec le chat avec moi je voulais pas traîner trop dans le froid. 'Faut que je ressorte du coup. La tarte au citron va pas s'inviter toute seule. »

Byron a parlé : il était parfaitement hors de question que son meilleur ami fête son anniversaire sans tarte au citron digne de ce nom. C'est nul et non avenu, même pas sujet à discussion. Mais il voyait déjà le visage de Kirk se décomposer dans un grognement sourd et lassé juste par la simple idée de ressortir dans le froid. Alors aussi bien, il leva les deux bras vers son meilleur ami dans un théâtral mouvement pour le défendre de bouger : C'était lui l'homme de la situation.

« Mais t'inquiètes : C'est ton anniversaire. Donc bouges pas, reste avec le chat, je redescends et je remonte en deux-deux! » Conclue-t-il en attrapant son manteau au passage. Bon certes, si son langage corporel, vraisemblablement agité comme à son habitude, indique qu'il s'en occupe, en revanche, ses yeux et son sourire mutin sont plutôt en train de lui supplier de l'accompagner dehors. Et pourtant c'était parfaitement non intentionnel de sa part : Kirk avait eut une sale journée et méritait bien ses deux pieds sous la table. Mais Byron était Byron, et il n'y a rien qu'il ne souhaitait plus que ne pas quitter Kirk d'une semelle ce soir.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Lun 19 Mar - 23:01

Don't you dare being on your own.
Ce regard, Kirk l’a dirigé vers Byron plus d’une fois déjà. Le regard peut-être un peu trop sérieux face à une plaisanterie de son meilleur ami, mais le genre de plaisanterie qui ne le fait pas rire, lui. Ca l’angoisse au plus haut point de l’imaginer sur un lit d’hôpital, presque aussi pâle que les draps de ce dernier, atteint d’un mal quelconque, qu’il soit physique ou autre. Car actuellement, il est la seule personne qui le fasse rester dans cette ville, qui lui garde la tête hors de l’eau. Sans en arriver à des mesures extrêmes, il est fort possible que sans le soutien et la bonne humeur habituelle de Byron, Kirk ne soit que l’ombre de lui-même, à peine assez vivant psychologiquement pour se défendre. Il est sa bouffée d’air frais, sa bouée de survie, et il n’est pas prêt à le laisser partir ; mais le sera-t-il un jour ? Rien n’est moins sûr avec les sentiments qui se sont confortablement installés dans sa poitrine…En tout cas, en cet instant, le brun lui offrait ce fameux regard, celui qui conseillait d’arrêter de plaisanter sur ce sujet.

La diversion sembla bienvenue des deux côtés. Car s’il y a bien une chose qu’il a apprise à force d’observer et de passer du temps avec son meilleur ami, c’est d’apprendre à le lire. Or, au travers de la plaisanterie, l’hémokinésiste sentait une once de malaise venant du danseur. Lui cacherait-il quelque chose en rapport avec sa santé ? Sa curiosité et son attention pour l’autre l’aurait normalement poussé à poser des questions, à chercher les réponses mais pas ce soir. Pas alors qu’il n’a qu’une envie, passer la soirée en compagnie de Byron sans se poser trop de questions. Alors il se tait, et il attendra un moment plus propice pour lui en parler, s’il ne lui dit rien entre les deux. Car c’est aussi un peu l’avantage d’être ami avec une pie vivante : il parle beaucoup. L’avantage d’être aussi proche de lui ? Il n’hésite que rarement à lui parler de ses problèmes, même personnels. Donc Kirk ne s’inquiète pas quant au pourquoi, et ce, car il sait que d’une manière ou d’une autre, il le découvrira. Pourtant, il ne veut pas tirer les vers du nez à son meilleur ami non plus. Il veut juste s’assurer que tout va bien, qu’il n’a pas de problèmes.

Quand la diversion dévie des pizzas vers le chat, pointé du doigt par Byron, le brun ne sait pas ce qu’il doit y voir. Ses yeux passent du chaton à son propriétaire puis de retour sur le chaton sans comprendre. Qu’à cela ne tienne, son cadet est là pour lui expliciter la situation et rien que de penser au froid qu’il fait dehors, une grimace tout sauf retenue s’installe sur son faciès. Non, pitié, qu’il n’ait pas à ressortir dans le froid qui l’a assailli une bonne partie de la journée. Il pense d’ailleurs ya voir échappé quand on lui affirme qu’il peut attendre ici et quand ses yeux trouvent le visage de Byron, il y voit la vérité : l’éclat dans ses yeux, son sourire…Byron n’a pas envie de perdre du peu de temps qu’ils ont ensembles de manière générale. Honnêtement, Kirk est à deux doigts de simplement lui dire d’oublier la tarte au citron, ce n’est pas si important que cela. Mais il doit se rendre à l’évidence, à moins de vouloir attrister son ami, il n’a pas d’autre choix que de venir avec lui. Un lourd soupire lui échappe et il avance dans la pièce d’un pas à la fois décidé et trainant, un paradoxe vivant !

"Attends un instant. Je m’habille et on y va." Il va pour passer la porte de sa chambre quand il ajoute "C’est pas que mon quartier craint un peu le soir, mais mon quartier craint un peu le soir."

Ce qui…n’était ni vrai, ni faux. Il devait l’admettre, il y avait des gens pas terribles qui trainaient dans son quartier le soir, pour autant, il n’y a pas plus d’histoire sordides qu’autre part. Mais il lui fallait une excuse pour l’accompagner. Dans sa chambre, il se changea rapidement, enfilant trois couches de vêtements dont un gros pull en laine qu’il a acheté dans une brocante. Ceci fait, il revient et se chausse, enfilant ensuite son manteau, pour finalement ouvrir la porte.

"Après toi. T’es sûr qu’on peut laisser Batman seul ici ?" Ce n’était pourtant que pour quelques minutes, il quasiment certain que le chat dormira encore quand ils reviendront, mais poser la question ne coûtait rien.

La pâtisserie, encore heureux, n’est qu’à quelques pas de chez lui, ils n’auront donc pas très longtemps à marcher pour y arriver.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mar 27 Mar - 1:03

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• Tout joyeux et plaisantin qu'il peut l'être, face à ce regard, Byron sait qu'il faut s'écraser. Il dégluti discrètement et prétend un instant s’intéresser à ses ongles qui poussent quand Kirk le dévisage avec une certaine sévérité. Non, une potentielle attaque n'est pas à prendre à la légère pour les autres, et Byron avait toujours un peu de mal à poser des barrières précises sur ce fait. Une vie entière à mettre ses pas dans ceux de sa sœur décédée n'aidait pas à l'individualisation, et encore moins à se voir autrement que comme un être aisément remplaçable. Si il ne voulait pas causer à ses parents plus de peine que nécessaire, il savait que le reste de ses frères et sœurs reprendraient le flambeau en cas de soucis. Sa seule émancipation, c'était la danse. Et bientôt cela lui filerait entre les doigts à cause de la quelconque maladie qui s'était nichée en lui. Et à ce moment, il ne donnera pas cher de sa peau. Mais pour le coup, ce n'était pas un sujet sur lequel il avait envie de plaisanter. Ni même d'évoquer à quiconque. Personne n'était au courant, et grand bien leur fasse. Il savait que tout serait insoutenable une fois la boite de Pandore ouverte. Et si Kirk se doutait de quelque chose – et il espérait sincèrement que ce ne soit pas le cas- il avait la décence de ne piper mot sur le sujet.

L'hémokinésiste se complaisait en grognement sourd quand il s'avérait qu'ils devaient sortir pour une sombre histoire de tarte. Mais Byron n'en démordait pas. Dans son esprit d'enthousiaste aux idées claires, si on ne respecte même pas la base d'un anniversaire, à commencer par le fait de ne pas être tout seul, et le duo gâteau+cadeau, tout foutait le camp. C'était déjà le bordel un peu partout, autant rester un minimum droit dans ce qui pouvait l'être. L'ordre naturel des choses s'il vous plaît! Des tartes pour les anniversaires et des chats qui ronronnent sur les genoux, c'était quand même la base.

En parlant de chat, voilà que Byron se met à papouiller le sien, qui était déjà en train de fermer péniblement les yeux sur le canapé de Kirk, alors que ce dernier s'était levé pour aller s'habiller en prévision du grand froid. Visiblement le quartier craignait un peu, mais c'était une excuse qu'on lui sortait régulièrement. Surtout de la part de ses parents qui détestaient le voir s'évaporer dans la nature en pleine nuit. Byron n'était pas le moins du monde effrayé : il était rapide, au pire il pouvait se téléporter, et depuis qu'il avait prit des cours de karaté, il était loin d'être gauche avec ses mains et ses pieds. Mais pour que Kirk le suive même dans le froid, il ne rajouta rien, même si il soupçonnait son visage de s'être illuminé quand son ami affirma qu'il l'accompagnerait.

Il haussa les épaules à la question et embrassa bruyamment son chat sur la truffe. « Il a l'habitude, et il connaît ton appartement, donc on craint rien. Regarde-le! Il a déjà prit ses aises. » En effet : Batman, paisiblement allongé, battait gentiment de la queue, les yeux fermés. Le temps de prendre son manteau, il prit les devants comme gentiment proposé par Kirk, non sans un sourire pour ce dernier : il savait très bien l'effort que c'était pour lui de retrouver le froid après ce qui ressemblait de près ou de loin à une belle grosse journée de merde. Allez, c'était juste un rapide aller-retour de toute façon. Qu'est-ce qui pouvait leur arriver.

« Hum, Kirk! Tant que je te tiens. » Fit-il à peine sont-ils dehors, les mains enfoncées dans les poches de son bomber en cuir pour ne pas subir les affres du froid alors qu'ils se mettaient en marche. « Il y a une exposition au musée de Newcastle qui commence à la fin du mois... »

Il fallait toujours se préparer dés que Byron parlait d'art : c'était incroyablement long et douloureux si on était pas un minimum préparé. Alors certes Kirk était habitué, et c'était le bienvenue un peu de parlotte du genre après avoir évoqué les mutations et l'hopital, mais il restait plus qu'à savoir si la fatigue morale du charpentier l'aiderait à tenir la cadence face au verbiage passionné de son meilleur ami. 

« … C'est sur Gertrude Venderbilt Whitney. C'est une artiste américaine, suuuper versatile, tu vas adorer! Elle a aussi fondé le musée Whitney Museum à New York! Ils sont ramené 42 sculptures d'elle, la plupart du temps sur la première guerre mondiale, mais aussi beaucoup d'Art Déco. Ça sera la première expo sur elle depuis sa mort. En 42! Tu imagines! Je voulais y aller pour... »

Son téléphone vibra, probablement sur une notification à la con, mais il le sorti machinalement de sa poche en continuant sa diatribe pour Kirk. « … Prendre des photos, faire un petit commentaire dessus sur les réseaux sociaux. La routine quoi. Et j'me disais...» Il jeta un œil à ce qu'il venait de recevoir. Et pâlit à vu d'oeil. « … j'me disais... » Ça avait été prit pas loin d'ici. Quelqu'un avait trouvé un cadavre dans une ruelle. La vidéo était agitée, floue, et sans le son, mais ça ressemblait à tout ceux que les médias avaient essayé d'étouffer. Une personne qui était tombée comme une mouche, comme tant d'autres. Et les commentaires étaient signés Be Humain, be Proud, on-ne-peut-plus agressifs et vengeurs.

« J'me disais que tu pourrais … venir avec moi... dessiner... » Il dégluti et rangea maladroitement son téléphone, pas du tout à l'aise. L'histoire aurait pu s'arrêter ici : après tout la situation n'avait rien de nouveau. Mais il avait reconnu la rue : à même pas 300 mètres d'ici. Et savoir que la menace était aussi palable, ses frères et sœurs si vulnérables, et que Kirk était avec lui aussi, Byron senti déjà son front se perler de sueur. Et surtout son cœur commencer à lui serrer la poitrine de façon cruelle. « … Il va falloir en profiter, j'veux dire... pas tout les jours qu'on a une expo sur le travail d'une femme... » Ses pas, qui ralentissaient déjà finirent par stopper soudainement. Byron respirait de façon rauque, profondément, comme si il sortait d'une séance de sprint, et encore. Il se forçait à garder un minimum de dignité, en levant la main vers Kirk, même si il n'arrivait pas à sourire actuellement pour le rassurer.

« J'vais bien, j'vais bien... »

Il DOIT aller bien. Il n'a aucun autre choix. Il ne peut pas laisser son secret aux yeux du monde, pas devant Kirk, et pas comme ça. Pas maintenant. Il ne pouvait pas laisser les portes de son rêve se fermer sur lui. Pas quand c'était les seules qu'il avait réussit à atteindre tout seul. Il ne pouvait pas laisser le fantôme d'Annabelle surgir à nouveau dans sa vie. C'était hors de question. Ses parents l'enfermeraient dans une boite où il crèverait en silence. Il voulait juste un peu plus longtemps être la lumière des projecteurs, quitte à s'éteindre juste en dessous. Mais personne ne comprendrait ça. Certainement pas ses géniteurs, et probablement pas Kirk.

Kirk a qui il ne peut que murmurer, le regard suppliant. « Pitié... n'appelle pas les urgences.»
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Mar 10 Avr - 0:15

Don't you dare being on your own.
Rien que pour voir cette illumination dans le regard de Byron et le sourire qui l’accompagne (même s’il tente de la réfréner pour ne pas être trop facile à lire), Kirk serait capable de beaucoup de choses. Braver le froid et la neige pour une simple tarte au citron en est une, visiblement. Son regard dévia vers le chaton qui, après le bisou de son maître, tendait une patte fainéante, les griffes allant se ficher dans la couverture en dessous. Que ce soit pour tenter de retenir son maître ou bien simplement pour s’étirer un peu et étendre son territoire de dodo par la même occasion, la question restait entière. Ce qui est un fait absolu en revanche : ce chat est absolument adorable, à l’instar de son propriétaire, même si l’hémokinésiste ne le dira jamais de vive voix. Par peur du regard des autres, par peur du rejet, par peur de simplement trop se dévoiler et se rendre vulnérable aux mauvaises personnes. Mais il n’en pense pas moins ; c’est une des innombrables choses qui lui plaisent chez lui.

Quand ils passent la porte d’entrée de l’immeuble, Kirk se rembrunit, enfonçant aussi profondément que possible ses mains dans les poches de son manteau, semblant rentrer la tête dans ses épaules mais surtout dans son écharpe pour ne pas mourir de froid, ils avancent tranquillement dans les rues de son quartier. Ses sens sont en alertes, parce qu’il sait que le soir, il y a des types pas nets qui rôdent. Il n’a pas envie qu’il arrive quoi que ce soit à Byron (à lui-même non plus dans la mesure du possible, mais surtout Byron), ne voulant certainement pas risquer de se voir bannir de la maison des Saberhagen pour ne pas avoir pu garder leur précieux fils sain et sauf. La maison en elle-même, il s’en fiche. Les gens qui s’y trouvent ? Il n’irait pas jusqu’à dire qu’ils sont une nouvelle famille, mais ils sont accueillants envers lui, bienveillants, il sait qu’il n’a pas besoin de cacher qui il est, ou du moins pas besoin de cacher sa mutation disons. Car il n’arrive pas à vraiment baisser ses barrières, alors qu’ils font tout pour qu’il se sente le bienvenu lors de ses visites. Trop d’années à se cacher, à porter cette armure de sarcasme et de réplique caustiques ou d’un ennui pleinement feint et non caché, pour pouvoir tout laisser tomber face à une famille aussi célèbre. Le seul avec qui il arrive vraiment à être lui-même, ou presque, c’est Byron. Parce qu’il sent qu’il n’y a pas d’attente pour lui. Il n’a pas besoin d’être un humain, ou un mutant, ou quoi que ce soit, il peut simplement être Kirk. Juste Kirk.

Si au départ le chemin se fait en silence, Kirk aurait dû se douter qu’il n’en serait pas ainsi bien longtemps avec son meilleur ami. La preuve en est qu’il a déjà trouvé de quoi parler et même s’il ne lui répond pas tout de suite, Byron a sa pleine et entière attention. Surtout vue le sujet : l’art. Même si un peu moins sensible à l’art que peut l’être le danseur, le brun a une conscience artistique, il dessine lui aussi, il créé, mais n’expose jamais. Seul son meilleur ami a le droit de voir ses dessins, et encore, pas tous. Il existe un carnet, privé, que personne, au grand jamais, ne doit voir. Mais revenons à nos deux intéressés. L’exposition dont il lui parle semble intéressante, et quand il sort son portable, Kirk n’en prend pas offense. Avec la visibilité qu’il possède sur les réseaux sociaux, pas étonnant que Byron reçoive sans cesse des messages et autres. Tout comme il ne s’inquiète pas, au départ, de son changement de rythme. S’il observe son téléphone, son cerveau va naturellement le pousser à ralentir pour réduire au maximum les risques d’accidents dû au manque d’attention.

En revanche, l’entendre aussi hésitant dans un discours pareil ne lui ressemble pas. C’est ce qui alerta Kirk en premier, puis quand il prit le temps de le voir et surtout, quand le plus jeune se stoppa net dans son avancée, sans téléphone, son aîné s’inquiéta pour de bon.

"Byron ?" il entend sa respiration et ouvrent de grands yeux "Byron !"

Il s’approche, lui relève le visage pour l’observer, cherchant un signe, quelque chose. Son front est en sueur malgré les températures hivernales. Il va bien ? Ha ! Dans ce cas Kirk est la reine d’Angleterre en string léopard ! Mais le voir ainsi l’effraie, à la limite de la panique, et surtout, lui fait mal.

"Like hell ! Je ne vais pas te laisser crever pour ton bon plaisir !"

Il cherche ses poches, mais rien, pas de téléphone. Il se maudit. Pour une fois qu’il en a vraiment, très urgemment besoin de son téléphone, il ne l’a pas sur lui. Pourquoi ne prend-il pas celui de Byron ? Parce qu’il n’y pense pas, penser devient au-dessus de ses capacités. Là où il était simplement effrayé de l’état de santé de son ami, en cet instant il est terrorisé. Car il voit l’issue de cette histoire arriver en pleine lumière : Byron gisant dans ses bras parce qu’il a été trop con pour penser à emporter son téléphone ou à utiliser celui de son ami. Son ami souffre et il ne peut rien faire ! A moins que…Non, c’est beaucoup trop dangereux, il pourrait le tuer et avec certitude s’il fait la moindre erreur. Mais en même temps, s’il ne fait rien…Accompagnant Byron au sol, il se concentre. Il doit comprendre ce qui ne va pas, et pour cela, pas trente-six solutions, il doit « lire » son sang. Le suivre dans ses vaisseaux pour trouver la faille. Mais il ne sera plus capable de l’entendre, ou de le sentir tactilement, rien du tout. C’est un risque à prendre, un coup de poker.

Ca ne lui prend que quelques secondes, une fois qu’il s’est concentré, mais pour lui, ça semble être une éternité. Finalement, il trouve le problème, un souci au cœur…Un crise cardiaque ? A son âge ? Non, pire que cela, quelque chose qui le ronge, et qui continuera de le ronger jusqu’à le tuer. Il a vu des images, il a lu les conséquences et il sort brutalement de la focalisation sur le sang de Byron. Depuis quand… ? Non, les questions seront pour plus tard. Maintenant, il a une idée de ce qu’il a, il sait ce qu’il peut faire pour au moins aider. Il pose une main sur sa poitrine, au niveau du cœur, et laisse agir sa mutation, la dirigeant, lui ordonnant quoi faire. Bon sang, faîtes que cela fonctionne…Car sur le papier, il n’y a pas de raisons que ça ne fonctionne pas, mais la pratique et la théorie sont deux choses biens différentes, presque des opposés totaux. Mais il ne peut pas perdre Byron, non, ça il en est incapable.

"Byron ? Parles-moi, je t’en supplie…"

L’inquiétude, la peur de l’avoir perdu le ronge, qu’il lui dise quelque chose, s’il vous plaît.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mar 10 Avr - 21:08

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• La vision se trouble, son cœur lui fait mal, et même sa respiration se fait pénible, douloureuse, lente. Ce n'est pas juste sa maladie, il le sait, c'est aussi la panique. Tout se mélange dans sa tête, il est perdu, effrayé, et honteux. Encore plus quand il devine le regard de Kirk sur lui derrière le voile brumeux qui se pose sur ses yeux. Il se sent partir. Peut-être pas complètement, mais assez pour savoir que sa conscience se fait la malle en vitesse grand V. Ses jambes se dérobent à lui même, mais il se sent retenu par ce qu'il imagine être son meilleur ami attentif, qui lui gueule dessus qu'il ne le laissera pas crever cette nuit. Ce qui n'a pas pour effet de calmer Byron le moins du monde, mais il n'a plus la force de contester quoique ce soit. Au delà de la peur, de l'incompréhension, et du reste, il est juste humilié : une attaque alors qu'il était en train de faire rien de moins que de marcher dans la rue. C'est bien pire que tout ce qu'il a affronté auparavant, et il n'a même pas le loisir de se dire qu'il ne se remettra pas d'une gêne pareille. Parce qu'il est fort possible qu'il ne s'en remette pas du tout cette fois.

Et pourtant il lutte. Même si son rapport à la vie et sa conception de sa propre utilité sur la terre est biaisée, il lutte avec acharnement. Il refuse de partir, pas aujourd'hui, pas ainsi, pas avec l'écho de la voix de Kirk qui l'appelle au loin. Tout comme la main qui se pose sur lui, c'est un ancrage auquel se raccrocher : une petite lumière a suivre dans le noir. Il sait qu'il n'est pas tout seul, et il lutte pour sa survie avec le désespoir de la dernière chance. Le combat est éprouvant, mais pour la première fois depuis que les crises le submergent, il se sent accompagné, retenu. Et aidé. Il le sent : quelque chose se passe. Au milieu de la sueur qui perle à son front, au milieu de la panique, au milieu des efforts monumentaux, là où il aurait depuis longtemps succombé aux ténèbres et se serait évanoui sans autre forme de procès, quelque chose le pousse à voir plus loin. A respirer mieux. Ça prend du temps, des secondes qui ont des goûts de millénaires, mais la brume sur ses yeux finie par s'évaporer. Il cligne sévèrement des yeux, finit par remonter le menton pour pencher sa tête en arrière, et voit enfin son meilleur ami. Kirk n'est pas juste concerné, il a l'air terrorisé. Il supplie, littéralement, que Byron parle.

Il lui faut encore quelques secondes pour que Byron finisse par obéir à sa requête. Le temps qu'il retrouve ses mots, que sa présence s'encre au présent, le regard hagard aux yeux exorbités, la respiration saccadée, le front baigné de sueur malgré le froid mordant. Sa main cherche et finit par trouver celle qui est sur son cœur, et il la serre le plus fortement qu'il peut. Aussi bien pour le rassurer que se rassurer lui : il va bien. Vraiment. Il s'humecte les lèvres pour reprendre contrôle de ses paroles et halète avec un peu de peine :

« J'vais bien... » Qu'il répète une nouvelle fois, sincère cette fois, qu'il ponctue même par un sourire fatigué. Un sourire reconnaissant même. « J'vais bien. »

Il se redresse juste un peu pour mieux lui faire face, et prend le temps de récupérer sa respiration, tout aussi laborieusement que possible, mais la présence de son ami lui fait du bien et le rassure. Il se sait entouré, voir même protégé. Parce que Byron n'est pas stupide : quelque chose s'est passé, et Kirk en est responsable. A vrai dire le téléporteur n'a pas l'ombre d'une idée de la mutation que son meilleur ami. Ce dernier a toujours été d'un rare mutisme à ce sujet. Quand il lui a fait démonstration de ses pouvoirs, Kirk, lui, lui a juste montré pudiquement son tatouage. Pas un mot de plus, et malgré sa curiosité naturelle Byron n'a pas insisté : il en parlera quand il sentira le moment venu. Il connaissait très bien Kirk, assez pour savoir qu'il parlerait que quand il le souhaiterait. Et le moment venu était peut être arrivé.

Mais avant, il approche péniblement sa main de sa veste, pour aller chercher son téléphone. L'autre main est toujours accrochée à celle de Kirk sur lui. Il en a besoin, viséralement. Il récupère son téléphone, le dévérouille rapidement et lui montre la vidéo.

« Il faut rentrer.... Un nouveau cadavre, juste à côté... T'avais raison, ça craint ici ce soir. »

Tant pis pour la tarte, à son plus grand regret. Mais pas le choix : entre ça et risquer la vie de Kirk -même si ironiquement c'est lui qui menaçait de flancher- il préfère ne pas voir son meilleur mourir le jour de son anniversaire. C'est quand même un peu plus nul que ne pas avoir de tarte. Mais Byron a la rage, malgré sa fatigue apparente. Un nouveau cadavre, c'est encore une pierre jetée à la face des mutants qui n'ont rien demandé. Il est d'autant plus en colère qu'il est sûr d'une chose : une mutation lui a sauvé la vie ce soir. Mais il ignore comment.
Il serre encore un peu la main de Kirk, sentant encore ses jambes trop molles pour le porter, et lui jette un regard interrogateur.

« Qu'est-ce que...? » Il tapote juste un peu les doigts sur la main de son meilleur ami, pour lui demander implicitement ce que cette main à pu faire. Avec un long soupir fatigué, il finit par sourire faiblement en murmurant un « Merci... » franc, et sincèrement reconnaissant. Parce qu'il en a toujours été persuadé, que Kirk a toujours été le meilleur soutien dont il aurait pu rêver. Maintenant? Il en est certain.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Mer 11 Avr - 0:32

Don't you dare being on your own.
C’est sa main qu’il sent avant d’entendre sa voix, mais rien que le fait qu’il bouge, le rassure un peu. Pas assez, certainement pas assez, mais au moins il bouge encore. Puis sa voix arrive, moins rauque qu’auparavant, mais fatiguée, si fatiguée. Pas étonnant quand on vient de faire une crise cardiaque. Car c’est bien cela qui a failli terrasser Byron et Kirk ne comprend pas comment c’est possible. Il est jeune, il a un style de vie sain (si l’on omet les pizzas et les tartes quand ils sont ensembles), il fait du sport, il ne fume pas, ne boit pas…Il n’y a rien qui soit vraiment un risque pour lui d’avoir ce genre de problèmes à son âge. Il n’a même pas dix-huit ans pour l’amour de Dieu ! A cet âge-là on ne devrait pas avoir à s’inquiéter des risques de crise cardiaque, encore moins quand on est aussi sportif que son meilleur ami. Il y a anguille sous roche et l’hémokinésiste découvrira ce que c’est, mais à part la maladie chronique et/ou génétique, il ne voit ce qui pourrait expliquer ce qu’il vient de se passer. Honnêtement, s’il n’avait pas focalisé sur son sang, il aurait probablement cru à une crise de panique, le genre de chose pour lesquelles sa mutation n’est d’aucune utilité. Ici, c’était bien une crise cardiaque et ça n’est. Pas. Logique.

Mais Byron va mieux et c’est tout ce qui lui importe en cet instant précis. Il lâche un soupir de soulagement, saccadé, car il a eu si peur, sa propre respiration est partie en roue libre à partir du moment où il a vu le danseur flancher sans raison apparente. Ils devraient bouger, se mettre au chaud chez lui avec une ambiance calme, loin des bruits de voitures qui passent sur la route juste à côté d’eux. Pourtant, il n’arrive pas à se relever pour l’instant ; il le garde contre lui, afin de continuer à se rassurer et cette main dans la sienne, alors qu’il sent déjà son cœur battre normalement dans sa poitrine…Il veut le serre contre lui, le protéger à jamais de ce mal qui le ronge, mais il sait qu’il ne peut pas, il ne peut pas se permettre une telle familiarité. Il va se contenter de cette main dans la sienne…Le sentant bouger, Kirk ouvre la bouche pour lui ordonner de rester tranquille, qu’ils allaient bientôt rentrer. Oui la tarte peut aller se faire voir chez les grecs s’il y était, son anniversaire pouvait aller se faire cuire un œuf, en cet instant sa priorité, c’est Byron. Pourtant, quand il voit la vidéo, il pâlit, déglutit, puis tourne frénétiquement la tête autour d’eux, essayant de repérer des gens qui pourraient vouloir les attaquer, profiter de leur état de faiblesse, mais il ne voit rien…Pour le moment. Kirk n’est pas idiot, il sait où se trouve cette rue et si c’est récent, les agresseurs sont très certainement encore dans le coin.

Sa première phrase lui passe complètement au-dessus, car il a encore son attention focalisée sur les alentours. Mais un tapotement sur sa main le ramène à la personne dans ses bras, et sa question lui fait baisser les yeux. Il ne devrait pas, certainement pas avec Byron qui aurait des milliards de questions à lui poser, mais il ne peut s’en empêcher : avoir honte de ce qu’il est, avoir peur, plus que tout, de faire du mal à ceux qu’il aime. Il prend une inspiration, courte, rapide, abrupte, et dis, d’une voix un peu trop sèche.

"Plus tard."

Ils auront le temps d’en parler après, là ils doivent bouger. Il sent bien que son ami n’est pas en état de se déplacer, alors Kirk fait la seule chose qui lui vient à l’esprit, il retire sa main posée sur le danseur, et la passe sous ses genoux. Il peine, mais il arrive à se relever, Byron dans les bras. Son immeuble est littéralement à de pas d’ici. Ils n’ont pas eu le temps d’aller bien loin avant l’incident et le charpentier espère tenir assez longtemps pour qu’ils se mettent en sécurité. Il resserre sa prise sur son ami, trouve ses appuis et avance, un pas après l’autre. L’immeuble est vite atteint et il soupire de soulagement une fois dans l’ascenseur pour monter à son appartement. Il dépose les jambes de Byron au sol dans l’ascenseur, mais garde une prise ferme sur sa taille et passe un bras autour de son cou pour l’aider à supporter son poids. A peine entré dans l’appartement, Kirk se dirige vers le canapé où il dépose délicatement Byron.

"Mets-toi à l’aise, je vais te faire du café." Il a une soudaine réalisation "Non, pas de café, pas de thé non plus…Je vais voir ce que j’ai" cette dernière phrase fut prononcée d’une voix plus basse, plus étouffée, mais de manière involontaire ; c’est un petit monologue qu’il se fait à lui-même. Pour sa part, il a déjà retiré son manteau et éjecté ses chaussures il ne sait pas trop où dans l'entrée.

Sans un mot de plus, il file dans la cuisine et regarde dans ses placards. Des tisanes à la camomille. Parfait ! C’est une boisson chaude, ça le réchauffera, et il n’y a pas de substance excitante dedans, au contraire, c’est sensé aider à dormir, que demande le peuple ? Il met l’eau à chauffer puis prend une tasse, deux tasses…Et elle lui échappe, s’écrase au sol en s’éclatant en plusieurs morceaux.

"Et merde !"

C’est là qu’il remarque que sa main tremble, non, ses deux mains. Retombée d’adrénaline ? Résidu de la terreur qui a pris possession de lui il y a quelques instants seulement ? Utilisation trop intense de sa mutation ? La raison exacte, il ne la connaissait pas, mais il serre les poings, les appuyant sur ses paupières fermées alors qu’il se force à prendre de profondes respirations, pour se calmer. Il n’a pas oublié que Byron est dans la pièce d’à côté, mais il doit se détendre à minima avant de retourner auprès de lui. Car il le connaît son ami, s’il le voit dans cet état, il en oubliera le sien pour se concentrer sur celui de Kirk et ça, l’hémokinésiste le refuse.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mer 11 Avr - 15:32

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• Le froid le mordait, et la sueur froide de la crise n'avait pas pour but de le mettre plus à l'aise. Byron grelottait presque, mal à l'aise, incapable de bouger, pour faire au plus simple : faible. Il était faible, tristement pathétique même, et le pire c'était qu'il n'avait même pas la force de s'insurger. Il aurait pensé devoir rester ici un petit moment, quand bien même ils étaient sous la menace imminente d'une potentielle agression. Ces cadavres qui tombaient un peu partout... On parlait de virus, mais Byron était moyennement convaincu. Tout le monde savait que c'était une info que le gouvernement ne voulait pas fuiter, mais maintenant que tout le monde était au courant, les rumeurs allaient bon train, et aucune n'était spécialement vérifiable. Donc, l'assassinat était totalement valable à ses yeux, et Kirk a proximité d'une scène de crime encore fraîche de lui plaisait qu'à moitié. Il lui aurait bien dit de fuir sans lui, mais connaissant Kirk, c'était tout simplement non négociable.

Et il ne se douta vraiment qu'à quel point c'était effectivement non négociable, quand il se senti littéralement soulevé dans les airs. Byron cligne des yeux, très fortement surpris : Kirk était littéralement en train de le porter. Voilà quelque chose dont il n'aurait pas pensé être témoin un jour. Certes, son meilleur ami était charpentier, et loin d'être sans force, malgré la discrétion de sa musculature bien dessiné -Byron l'avait déjà aperçu torse nu, tout aussi pudique que son ainé puisse être. Mais tout de même. Le Danseur se savait lourd, et il avait passé beaucoup de temps à développer des muscles loin d'être négligeable. Kirk tient bon pour les quelques mètres qu'ils ont à traverser jusqu'à son immeuble, et Byron n'a pas vraiment la force de contester sa décision. Il ne peut que le regarder avec des yeux hagards, et se laisser faire gentiment pour ne pas rendre la situation encore plus difficile pour le charpentier. Il se laisse traîner à l'ascenseur, essaye de ne pas faire trop de vague. Et de toute façon quoi dire? Qu'il peut le lâcher maintenant parce qu'il peut marcher? Deux pas plus tard et il se casserait la figure comme le dernier des abrutis. Byron n'a même pas la force de ruminer son humiliation, il est juste sincèrement épuisé. Et aussi : il sait que débattre avec Kirk dans ce genre de moment est aussi prolifique que de discuter avec un mur en brique. Et encore : le mur en brique ne vous dévisage pas sévèrement si vous lui parlez.

Le voilà bientôt sur le canapé, quand il entend Kirk débattre tout seul, sur quoi il apporter à boire. Là tout de suite, une pizza serait du meilleur effet, mais il n'ose trop rien dire. Il soupire un nouveau « Merci... » et le laisse s’éclipser dans la cuisine.

Et très rapidement, il se sent mal à l'aise. Il a encore l'impression d'être sous un étau, et sans la présence de Kirk, l'angoisse devient de plus en plus palpable. Byron étouffe, littéralement, sous les couches de vêtements. Sous l’œil étonné de son chat qui le regarde sans comprendre, réveillé par les claquements de portes et l'installation de son maître à ses côtés, il retire son manteau et le jette plus loin. Il halète, fatigué, en retirant aussi son hoodie avec des doigts tremblants, et enfin, achève par son tshirt qui rejoint le reste de ses vêtements par terre. Après tout, il lui avait bien dit de se 'mettre à l'aise'. L’appartement est chauffé, aussi bien il le craint pas le froid. Il se laisse retombé dos au canapé, tête en arrière, se forçant à respirer du mieux qu'il peut. Au passage, il se saisit avec délicatesse de son chat qui proteste avec un miaulement pour la forme, et le serre contre lui. Un simple geste pour se rassurer, pour s'assurer qu'il est toujours vivant. Vieux réflexe de chaton, Batman pose ses deux pattes sur son épaules et se love dans son cou en ronronnant bruyamment. La fourrure le réchauffe, et le bruit le calme, l'aide à mieux se concentrer sur sa propre respiration.

Mais soudainement il entend le bruit d'une vaisselle qui se casse et Kirk lui jurer après. Byron sursaute sur le canapé, et relève immediatement la tête vers la cuisine.

« Kirk?! » Interroge le lycéen en se contorsionnant le cou pour tenter d'apercevoir son meilleur ami. « Tu vas bien? »

Première phrase prononcée sans s’époumoner à chaque syllabe : bon signe. Mais malgré ses efforts, il n'arrive pas à voir le charpentier. Il aimerait se lever mais il est quasiment sûr de se faire sévèrement houspiller par un Kirk furieux si jamais il tentait de faire le moindre geste hors du canapé. Le chat, lui est largement plus libre de ses mouvements : il saute des bras de son maître pour aller vérifier lui même la source du bruit.

La question reste entière cependant : il n'a aucune sombre idée de ce qu'il s'est passé. Kirk lui avait dit 'plus tard' mais c'était on-ne-peut-plus vague. Byron ne voulait absolument pas le forcer, mais tout de même : on venait de littéralement lui sauver la vie. Difficile de lui dire de se taire et de sourire bêtement dans ce genre de circonstances. Si c'était parfaitement abstrait pour lui, il comprenait la difficulté de parler de sa mutation pour quelqu'un qui a été vraisemblablement toujours rejeté pour ça -pour le peu qu'il avait voulu partager avec lui sur le sujet. Et ça attristait sincèrement Byron. Non seulement parce que pour lui une mutation n'est ni une tare ni une honte, mais surtout, parce que son meilleur ami n'était visiblement pas assez à l'aise avec lui pour en discuter paisiblement. Et à dire vrai, il ne savait pas vraiment quoi faire pour changer ce fait : c'était pas faute d'essayer d'être le plus avenant possible.

Pour l'heure, il restait toujours le nez vers la cuisine, interrogeant une nouvelle fois : « Kirk?... » d'une voix concernée et un peu inquiète. Dans des circonstances pareilles, le silence de plomb était largement plus inquiétant qu'une tasse qui se brise. Au bout d'une poignée de secondes, il n'y tient plus : Il doit se lever. Quelques appuis sur le sol pour s'assurer de la stabilité de ses jambes, et il est debout. Presque, il doit se raccrocher au canapé quelques secondes pour être certain de ne pas flancher derechef. Il finit par le lâcher pour s'avancer vers le cuisine qui est juste à côté.  Heureusement,Kirk ne vit pas dans un palace. Mais peut-être que tout de suite il a besoin de son aide à son tour. Et Byron était du genre inquiet, trop inquiet.

« Ça va, buddy ?... »

Si vous pensez qu'une attaque cardiaque est suffisante pour empêcher Byron d'être au garde à vous pour son meilleur ami, c'est très mal le connaître. Et gravement sous estimer son inconscience.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Mer 11 Avr - 22:51

Don't you dare being on your own.
Les premières phrases de Byron ne lui parviennent pas, il essaie de se calmer, de calmer la peur et la panique qui tente de reprendre pied en lui, alors que c’est tout sauf le moment. Il se doit de garder la tête froide, pour aider au mieux son meilleur ami. C’est lui qui a eu une crise cardiaque, pas lui, bon sang ! Mais qu’est-ce qu’il pouvait espérer d’autre ? Il s’est retrouvé dans une situation où il ne savait rien de ce qui arrivait à la personne qui compte le plus pour lui, le voir si près de la mort qu’il aurait pu jurer avoir senti le froid macabre les entourer. Il a bien cru le perdre, ayant été assez stupide pour oublier son téléphone portable chez lui, incapable d’appeler les secours dans cette situation. Pourtant il est là, dans sa pièce principale, vivant ; malade, mais vivant. Il devrait se dire que c’est tout ce qui compte à présent, qu’il est en vie, mais c’est aussi la raison de pourquoi il est en vie qui le ronge. Il a usé de sa mutation. Oui, il l’a stabilisé et remis sur pied (plus ou moins), mais il aurait pu faire tellement plus de dégât…Cette possibilité lui glace le sang, et il se force à se concentrer sur sa respiration pour ne pas paniquer. Il aurait pu mettre fin à sa vie sur une erreur.

Quelque chose frôle son mollet et il sursaute, baissant les poings de ses yeux puis clignant plusieurs fois pour éclaircir sa vue. Il dirige son regard vers le sol et il voit Batman, le chat de Byron qui est venu voir ce qu’il se passe. Pendant quelques secondes il l’observe, avançant vers les débris, les reniflant un instant avant de s’en désintéresser totalement et de continuer sa balade dans la cuisine. Cette fois, la voix de Byron lui parvient, et il y répond, mécaniquement.

"C’est rien, la tasse m’a échappé"

Il se retourne pour regarder son ami et le rassurer du mieux qu’il peut même s’il sait toute la peur et l’inquiétude qui sont logées dans son regard à l’heure actuelle. Ce mouvement apporte deux réalisations : d’une part Byron n’est plus sur le canapé, mais bien ici à l’entrée de la cuisine. D’autre part, il est torse-nu et ce n‘est pas du tout ce dont il a besoin en cet instant. Il a déjà du mal à ne pas simplement le conduire chez lui et le laisser à ses parents pour ne plus s’inquiéter, sachant qu’il sera entre de bonnes mains ce soir…Il n’a pas besoin de rajouter en plus la culpabilité de ce qu’il ressent, de ce qu’il veut, le concernant, alors qu’il ne peut pas. Il n’en n’a pas le droit, sans compter que son ami mérite mieux qu’un type comme lui. Il se fige une seconde avant de froncer les sourcils.

"Retournes t’asseoir, tu viens de faire une crise cardiaque for fuck’s sake, pas une crise d’hypoglycémie !" il s’approche de lui en enlevant son gilet et le pose sur ses épaules "Et mets-toi quelque chose sur le dos, ce n’est pas le moment pour que tu attrapes une grippe par-dessus le marché." Il devrait s'excuser d'être aussi sec et direct avec lui, qui n'a toujours été que bienveillance avec lui depuis qu'ils se sont rencontrés, mais en cet instant, il a les nerfs à fleur de peau, et ça se sent dans son comportement.

Ceci fait et dit, il se détourne promptement de son ami et s’affaire à jeter les morceaux de porcelaines cassées puis à faire les tisanes. Lui aussi en prend une, ça lui fera du bien, ça l’aidera à se calmer, mais pas à dormir. Ca, il en est certain ; il n’arrivera pas à dormir ce soir ; chaque fois qu’il ferme les yeux, il revoit Byron qui s’effondre, comme ça, en pleine rue et il connait son esprit, il se fera une joie de lui pourvoir une fin alternative bien moins favorable que celle qu’ils ont eu ce soir et si ça ne l’empêche pas de dormir, l’inquiétude s’en chargera. Sa nuit est foutue de toute façon.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Jeu 12 Avr - 3:48

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• Juste la tasse qui lui échappe. C'est pas avec ce regard qu'il lui ferra avaler une chose pareille. À l'opposé de Byron qui était naturellement à l'aise pour jouer la comédie, Kirk était un très mauvais menteur. Son ami a juste la décence de se taire et de ne pas insister quand il sait que son ainé est prit en flagrant délit de déni quand il sait qu'il y a plus grave sous la surface. Mais là, c'était différent, et il n'était pas certain de vouloir adopter plus longtemps cette politique de l'autruche. Kirk était d'une méchante humeur, pour faire dans l'euphémisme, et Byron ne pouvait pas vraiment l'en blâmer. Son air terrifié quand il avait reprit connaissance lui serait éternellement gravé dans la rétine. Faire souffrir les gens auquel on tient n'est jamais une excellente expérience. Encore moins quand, comme Byron, on a tendance à prendre toute la faute du monde sur ses épaules et se blâmer pour tout les maux de l'humanité.

Aussi bien, il ne réagit pas sur le champ quand Kirk, a pleine l'ayant regardé, se tend visiblement et peste contre lui parce qu'il est debout. Mais une parole échappée, une seule, pénètre dans le cerveau de Byron, tant et bien qu'il ne prend même pas en compte le fait qu'il lui passe son gilet pour le protéger contre une prétendue grippe.

Crise cardiaque.

« Je... Quoi?! » S'insurge immédiatement l'adolescent, outré et révulsé par une telle affirmation. Sous quelle diagnostique? Quelle preuve? Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour oser affirmer une chose pareille, de cette façon presque normale, à peine énervée? Byron secoue frénétiquement la tête de façon négative, ignorant la sueur froide qui recommence à faire surface dans son dos. Il le savait, qu'un mal le rongeait, depuis de longs mois. Mais une crise cardiaque? Le lycéen refuse. Quitte à partir dans le déni le plus total, même le plus saugrenu, il ne peut pas rester les bras croisés à accepter son destin sans rien dire. Il l'avait fait toute sa vie avec le dur rôle d’aîné de la fratrie Saberhagen, mais là? C'était beaucoup trop lui demander.

« Non. C'était une crise d'angoisse. J'en ai assez fait dans ma vie pour le savoir. »

il sait pertinemment que Kirk ne se permettrait jamais d'affirmer quelque chose si il n'avait pas un minimum de raison, mais c'est hors de question. Il n'avait pas eu de crise cardiaque. Pas après Annabelle. Il avait un truc qui clochait pour sûr, mais ça ne pouvait pas être ça. Pas son cœur qui déraille, à dix-sept ans, avec un rythme de vie qui arrachait des élans de fierté à son propre père, médecin de profession? Non. C'était faux, Kirk devait se tromper, il n'y avait aucune autre possibilité. Pas pour Byron. Byron qui a actuellement les deux mains sur ses tempes, les yeux exorbités, la respiration qui recommence à s'emballer, et qui essaye lui aussi de calmer l'angoisse qui montait en lui, aussi impitoyable que la marée haute.

« Je peux pas en avoir fait une crise cardiaque. C'est impossible. Tu le sais que c'est impossible ! Par quel miracle je ferai une crise cardiaque ? Ça n'a juste pas de sens ! »

Probablement la seule et unique fois où Byron aurait osé contredire Kirk. Kirk si intelligent, éminemment plus érudit qu'il le sera jamais, avec toutes les fois où il avait bu ses paroles comme le plus précieux des nectars, et en redemandant toujours plus. Cette fois, il refuse d'avaler ce qu'il raconte, comme une vérité exacte et inébranlable. Et Byron a même un argument, un seul argument qui le fait reprendre un peu du poil de la bête, au point de lâcher ses tempes et hocher la tête pour se rassurer, un peu plus calme, du moins tant qu'il le peut.

« Si j'en avais fait une, sans intervention médicale, je serai mort. »

Il ne défit pas Kirk du regard pourtant : il supplie. Il est prêt à laisser de côté ce léger malentendu pour passer à autre chose. Il ignore même Batman qui réclame un câlin en posant une patte douce sur sa jambe, il fixe son meilleur ami dans les yeux en suppliant qu'il le rassure. Il ne peut pas faire des crises cardiaques. Pas lui. Tant pis si il lui ment, il ne veut juste pas qu'on lui prenne son unique chance de faire quelque chose de sa vie. Son corps, c'est toute sa vie. Il jette le reste à sa famille bien volontiers, tant qu'on lui laisse faire ce qu'il veut à côté. Il ne peut pas laisser la destiné briser tout ce qu'il est. C'est impossible.

« C'est impossible... pas vrai? » Insiste-il, encore un peu. Prêt à tomber à genou pour avoir le verdict qu'il attend, dont il a désespérément besoin. Il tend même une main pour qu'il le tienne à nouveau, même si il sait qu'il abuse après une nuit pareille. Et pourtant, il ne se souvient pas avoir plus eu besoin de lui qu'à cet instant précis.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Ven 13 Avr - 22:30

Don't you dare being on your own.
Le choc et le déni. Deux choses auxquelles Kirk aurait dû s’attendre de la part de son meilleur ami à qui il venait tout simplement de lâcher une véritable bombe médicale. Bon sang qu’est-ce qu’il lui a pris de sortir ça comme ça, sans prendre de gants, sans même songer une seconde à l’impact que cela peut avoir sur lui ? Et il avait voulu faire médecine ? Ah ! la bonne blague. Avec des manières pareilles, il ferait un bien piètre médecin. Ce n’est probablement pas plus mal qu’il ne s’y soit pas essayé au final. Il aurait probablement causé plus de blessures et de morts en étant simplement lui-même avec des patients qu’un accident de la route. Peut-être que, sur ce point au moins, ses parents avaient raison. Un bon à rien de fils, un mutant qui est tout juste bon à apprendre le métier qu’on lui destinait, qu’on lui promet un jour, avant de le lui retirer quand la vilaine vérité pointe le bout de son nez crochu.

Pourtant, il ne peut pas ravaler ses mots, pas plus qu’il ne peut mentir à Byron sur ce sujet. Pas plus qu’il ne peut lui mentir tout court en réalité. Le brun a toujours été incapable de mentir efficacement à son meilleur ami, même quand il voulait de tout son cœur le faire. Aujourd’hui cependant, même s’il avait été un menteur hors pair et indétectable, il aurait refusé de le faire, par principe, parce que Byron doit le savoir, afin de se préserver. Car soyons honnête, Kirk ne sera pas toujours à ses côtés, et s’il lui arrivait ce qu’il s’est passé ce soir alors qu’ils sont séparés…Non, Kirk ne peut pas imaginer une telle possibilité. Il refuse de l’imaginer, d’entretenir la possibilité même d’une telle éventualité.

"Byron…"

Il tente, vainement, de le faire écouter, cherchant ses mots pour lui expliquer calmement et posément sa condition, il essaie, mais il n’y arrive pas et Byron continue dans sa lancée et Kirk ne peut qu’écouter, les yeux baissés vers le sol, les bras croiser sur sa poitrine, serrés, tout comme ses poings. Il n’arrive pas à le regarder pour le moment et il se sent si mal de lui avoir avoué un truc pareil sans même y réfléchir, sans y mettre les formes…Il se maudit intérieurement d’une telle maladresse, d’un tel manque de sensibilité envers cet homme qu’il aime et qu’il voudrait protéger de tous les maux du monde s’il le pouvait. Mais ça…Il a pu aider cette fois, mais rien ne lui permet d’affirmer qu’il pourra en faire de même si cela se reproduisait.

Mort.

Ce mot fait violemment tressaillir Kirk qui relève les yeux vers son ami, et voit son regard et…Il a si mal pour lui. Rien que dans ce regard il voit toute la détresse de quelqu’un qui pensait encore avoir entière sa vie devant lui et qui finalement se rend compte qu’elle est bien plus écourtée. Tout ça par sa faute. Pas la maladie, mais la réalisation. Peut-être en avait-il déjà une idée, des soupçons, mais ça restait de l’ordre de l’abstrait, très certainement. Et en une phrase, l’hémokinésiste venait de faire s’écraser la réalité de la situation sur la tête de ce pauvre homme qui n’a rien demandé à personne à part danser. Juste danser. Et Kirk se sent minable, il peine à soutenir son regard tout en étant incapable de s’en détacher, un paradoxe qu’il n’essaie pas de résoudre.

Sa dernière question le brise un peu plus à l’intérieur et il ne sait pas ce qu’il doit faire. Lui expliquer, ça, c’est une évidence. Il n’a peut-être pas les connaissances que possède le charpentier, mais Byron est loin d’être aussi stupide qu’on le pense, il sait qu’il y a quelque chose de pas normal qui s’est passé là, dehors, dans la rue principale. Mais après ?

"Je sais que c’est difficile…" il observe cette main tendue, hésitant à la prendre ; en a-t-il encore le droit ? "C’était bien une crise cardiaque. Mais si on a pas eu besoin d’aide médicale c’est parce que…Je suis l’aide médicale." Il finit par tendre la main, prenant doucement celle de Byron dans la sienne, hésitant, refusant de la serrer malgré tout "Je suis hémokinésiste. Je manipule le sang. C’est…comme ça que je t’ai…" il n’arrive pas à le dire, ‘éviter la mort’, ça lui est tellement impensable qu’il n’arrive même pas à prononcer trois mots. Il prend une grande inspiration avant de continuer "Je suis désolé Byron. J’aimerais qu’il en soit autrement, j’aimerais ne jamais avoir eu la possibilité de le savoir, ou alors savoir comment t’annoncer ça mieux ! Ou de savoir te mentir ! Ou que sais-je encore ?!"

Sa voix augmente, son ton aussi, sans pour autant être agressif. En détresse ? Oui. Agressif ? Jamais envers Byron, il en est physiquement incapable. Mais envers lui-même ? Oh, c’est si facile. Une vieille habitude insufflée par ses parents, une petite graine qu’il a cultivée au fil des années et qui maintenant a pignon sur rue à l’intérieur de lui.

"Je ne sais pas d’où ça vient, ni comment ça se fait, mais c’est la vérité. Je suis désolé Byron."

Et il le répètera des centaines et des milliers de fois à son meilleur ami s’il le faut, tout en sachant que ça ne sera jamais suffisant. Jamais.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Sam 14 Avr - 6:19

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever ••• Il l'attend, avec le désespoir le plus ardent, le salut qu'il recherche dans les yeux de Kirk. Celui qui lui dirait que non, il s'est trompé, il y a un doute, l'inquiétude et l'énervement ont prit le pas sur le reste. Il l'attend, avec ardeur, mais c'est qu'un regard immensément triste et désolé qui l’accueille. Quand Kirk lui prend la main, si ce dernier ne la serre pas, c'est Byron qui le fait. Un peu trop crûment peut-être, parce qu'il en a sincèrement besoin. Du soutien, de l'appuie, et de la présence, pour ce qui ressemble à la plus cruelle blague de tout les temps. La pire ironie du sort. La détresse à l'état pure. Byron s'en doutait, très fortement, mais ici c'est confirmé. Il est malade. Il a faillit mourir. Ce qui s'est attaqué à sa sœur est actuellement en train de prendre possession de lui, et bientôt il ne restera plus rien.

Il aimerai se réjouir d'avoir apprit la mutation de son meilleur ami, mais il en est incapable. Sa gorge est sèche, tout comme ses yeux. Le temps pour assimiler la dureté de la réalité est long. Peut-être dix bonnes minutes de silence complet, pesant, lourd, où Byron serre avec virulence la main de son meilleur ami. Il se dit qu'il lui fait peut-être mal, mais la simple idée de déverrouiller ses doigts lui donne l'impression qu'il risque de tomber en morceaux. Si par malheur il le lâche, il n'est pas certain d'arriver à se relever, là tout de suite. Il sait qu'il tremble un peu aussi, et si il n'était pas aussi sonné et immensément triste, il est fort possible qu'il ait honte d'être aussi pathétique à l'instant. Mais il n'y peut rien. Il y a tellement d'informations qui se bousculent dans sa tête. Il y a son brillant avenir pour lequel il a tant travaillé qui devient poussière. Il y a tout le poids de sa famille qui pèse lourd sur lui, l’inquiétude de ses parents qui prend soudaine une forme plus tangible. Et puis surtout, il y a...

« … C'est ça qui l'a tué. » Il lève les yeux vers Kirk, qui en d'autres circonstances se seraient probablement perlés de larmes à la simple évocation de ce fait, mais ici, il est beaucoup trop groggy pour se faire. Il précise. « Annabelle, ma sœur... » Même si Kirk a compris. Il avait posé la question, il y a longtemps sur qui était l'ange blond dans le cadre, à côté des autres photos de familles. Il lui avait pudiquement répondu que c'était sa sœur aînée, et il n'y avait pas besoin de plus épiloguer pour qu'il comprenne. « Malformation cardiaque. Elle avait huit ans. » Bref silence. Pesant. Triste. Chargé de souvenirs douloureux dont il ne sait pas si il arrivera à lui en faire part.

« Je m'en doutais. » Avoue-t-il finalement, en hochant tristement la tête. « Je m'en doutais, mais je ne voulais pas savoir. C'est juste... » Il soupire, il ne sait même pas comment finir cette phrase. Que dire de plus? Il allait officiellement mourir de la même façon qu'Annabelle. Plus jeune, il aurait dit que c'est une façon bien amusante de la rejoindre. Maintenant il trouve juste que c'est une putain de blague, et excessivement pas drôle.

Il reprend petit à petit possession de ses moyens, quand le choc se dilue dans la réalité qu'il doit affronter malgré tout. Il relâche la pression sur la main qu'il serre, juste un peu, pour l'apporter à son torse, précisément sur son cœur. Là où il avait utilisé son don auparavant. Si il avait la moindre idée de l'épreuve que Kirk pouvait affronter, à toucher ainsi sa peau nue, il n'aurait jamais osé faire une chose pareille. Il cligne un peu des yeux, et fixe son meilleur ami.

« Mais je le savais aussi. Que tu m'avais sauvé la vie ce soir. Et ça j'oublierai pas. » Dit-il, sans concession. Il a toujours était certain que Kirk aurait fait n'importe quoi pour lui. Maintenant il lui devait la vie. C'était une lourde dette qu'il avait à lui payer, et Byron le savait même pas par où commencer pour lui exprimer sa gratitude. Et cela le rendait d'autant plus mal à l'aise, parce qu'il avait encore un service à lui demander. Et un énorme. Un dont il n'aurait jamais voulu lui demander la responsabilité, et qu'il n'est pas fier de réclamer. Pas le moins du monde. Mais il le faut. Parce qu'il ne sait pas comment gérer la tempête qui arrive, et qu'il sait qu'elle le privera de toute ce qu'il a bâti. De tout ce qu'il est.

Il secoue brièvement la tête, garde la main de Kirk sur son cœur, qu'il serre, comme on s'accroche à une bouteille d'oxygène en pleine noyade. Il se sent mal de mettre autant de poids sur lui, il s'en veut affreusement, mais il commence. « On peut pas en parler à mes parents Kirk. Vraiment pas. Je suis désolé, c'est super égoïste, c'est moche et c'est salaud. Mais ça leur a déjà prit un enfant et... » Il soupire mal à l'aise, et grimace en le fixant dans les yeux. « … et c'est tout ce que j'ai Kirk. Tu sais très bien qu'ils m'empêcheront de danser à la seconde où ils l'apprendront. Mais je sais rien faire d'autre. Je peux pas raccrocher tout de suite. Pas pour le moment. »

Il supplie -encore une fois- du regard, mais finalement baisse les yeux. Il se sent honteux, piteux, mal à l'aise, et il ne sait décemment pas quoi faire. Peut-être qu'il devrait juste le remercier d'avoir sauvé sa vie, et partir en s'excusant platement de l'avoir dérangé. A-t-il fait un jour autre chose que de venir dans ses pattes, alors que Kirk aimait sa tranquillité, sans fauteur de trouble pour lui rendre la vie un peu plus dure? Qu'avait-il demandé pour qu'un amuseur de foule se ramène le jour de son anniversaire, fait une attaque devant lui, profite de ses services, et lui demande maintenant de faire preuve de mutisme pour des raisons parfaitement égoïstes? Il ne sait même plus quoi penser. C'est peut-être vrai qu'il devrait partir, ne serait-ce que par. Mais il se sent incapable de le faire. Il ignore ce qu'il pourrait faire tout seul dans un moment pareil.

Il ignore tout simplement quoi faire. Il ne peut que serrer la main qu'il est incapable de lâcher, les yeux rivés sur le sol. Incapable même de câliner son pauvre chat qui le fixe avec ses énormes yeux en miaulant tristement pour un semblant d'attention.

« Je suis paumé, Kirk. Désolé... c'est un anniversaire de merde. »


Il a un très bref rire nerveux, même si ce n'était pas une plaisanterie. Il a juste le sentiment que si il n'en rit pas, il éclatera en sanglots.

© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Sam 14 Avr - 16:03

Don't you dare being on your own.
Les minutes s’égrène dans un silence comme jamais auparavant entre eux. Jamais une telle tension ne s’est ressentie entre les deux amis depuis qu’ils se connaissent. Pourtant, en cet instant, on pourrait probablement couper au couteau ce qui pollue l’air. Tristesse, désolation, malaise…Qu’en sais-je encore ? Kirk se retourne le cerveau pour trouver quelque chose à dire, afin de briser ce silence qui ne fait qu’empirer le problème. Ils doivent en parler, éclaircir les choses, savoir quoi faire à ce propos…Mais rien ne lui vient. Il n’a jamais été homme de beaucoup de mots, et ça lui fait d’ailleurs cruellement défaut ici, alors qu’ils sont désespérément besoin de parler. Il sent bien que la nouvelle ronge Byron de l’intérieur, qu’elle le détruirait à coup sûr s’il ne fait pas attention. Il ne peut pas laisser faire ça. Il doit faire ne sorte qu’il…Quoi ? Accepte qu’il va mourir dans un futur plus proche qu’ils ne l’avaient cru ? Non, ça n’est pas possible. Pour la simple et bonne raison que Kirk ne l’accepte pas non plus, pour des raisons évidentes et pourtant si égoïstes ; il a besoin de lui. Il est son phare qui lui évite de couler dans une vie qui ne semble pas vouloir de lui, celui qui tente si fort de le faire s’accepter, celui qu’il…Non, définitivement, il ne peut pas se résigner à cela.

Les mots du danseur le sorte de sa transe involontaire et il ouvre de grands yeux. Alors c’est ça…Byron avait toujours été lacunaire à propos de sa sœur aînée, chose étrange pour un jeune homme aimant autant parler et ayant un tel besoin d’extérioriser. Maintenant, il comprenait mieux. Elle est morte du même genre de maladie qui est en train de le bouffer lui aussi. Pas étonnant qu’il ait réagi aussi violemment à la nouvelle. En plus du manque de tact flagrant du charpentier, mais on en a déjà parlé. Ce qu’à Byron n’est pas tout à fait la même chose, mais c’est assez proche pour déclencher sa réaction. Puis il lui avoue quelque chose qui l’agacerai en d’autres circonstances, mais ici et maintenant, après la frayeur qu’ils ont eue et la fatigue émotionnelle qu’ils éprouvent, il n’en n’a plus la force. Pourtant il aurait de quoi : ce dernier en avait une idée mais ne lui en a pas parlé ?! Qu’il ne dise rien à son père, il pouvait comprendre, ce dernier aimait ses enfants et voulait les protéger…peut-être un peu trop. Hypocondriaque envers ses enfants, Mr Saberhagen n’est pas le genre qui se contente de s’assurer ce qu’a son enfant avant de lui donner le traitement adéquate, c’est presque le genre à mettre son rejeton en quarantaine en attendant de savoir ce qu’il a. Ensuite…Non, là Kirk ne saurait pas dire, il ne le connait pas assez.

Il n’enregistre que trop tard ce que Byron envisage, et il se tend une seconde quand sa main entre en contact avec la peau de son ami, mais à la seconde où il sent son cœur battre, normalement, contre sa main, le brun se détend et se perd dans cette sensation. Ce cœur qui bat parfaitement normalement maintenant, il en oublierait presque qu’il a failli perdre son propriétaire il y a quelques dizaines de minutes à peine.

"Tu as eu de la chance. J’aurais pu aggraver les choses."

Ça n’a pas été le cas, mais la possibilité est si plausible et si proche de l’avant de son esprit qu’il ne peut s’empêcher de frissonner d’effroi à cette pensée. Il aurait pu causer plus de tort que jamais et commettre l’irréparable qu’il voulait empêcher.

Quant à sa demande…autant le dire tout de suite, Kirk s’y attendait. Il commence à bien les connaître, les Saberhagen. Byron en particulier, mais il a suffisamment observé ses parents pour prendre conscience de la pression qu’ils infligent à leurs enfants. Il plisse les lèvres, mal à l’aise. Il n’a pas envie de garder tout cela un secret entre eux, parce que son ami a besoin de soutien médical, en plus de simplement ne pas aimer qu’il mente à ses parents sur quelque chose d’aussi grave.

"…C’est d’accord."

Dit-il malgré tout. Car si Byron a besoin de soins, il sait aussi ce que ça fait de devoir abandonner ses rêves sous la pression familiale. Il l’a vécu de première main. Mais la différence entre eux, c’est que lui n’avait même pas encore approché, tenté ses rêves. Byron ? Lui il vit dedans, il les vit intrinsèquement et les lui retirer maintenant serait tout simplement cruel de sa part, tout comme de celle de ses parents, mais eux ont une légitimité envers leur enfant que le charpentier n’a pas.

"Mais à deux conditions." Il se fait sérieux, car Byron doit comprendre qu’elles ne sont pas négociables, sous aucunes formes "Tu fais attention à ce que tu fais, ne te pousses pas au-delà de tes limites, premièrement. Deuxièmement, si tu as le moindre problème…Tu m’appelles. Deal ?"

Il se déteste en cet instant, de profiter de la maladie de Byron pour l’attacher à lui de cette façon. Mais il l’a aidé une fois. Rien ne dit qu’il pourra le faire deux fois, mais il refuse de rester sans rien faire alors qu’il y a une chance.

Finalement, il n’y tient plus et serre Byron dans ses bras. Il ne devrait pas, mais il a besoin de se rassurer, une dernière fois, malgré le voir bouger et parler, malgré avoir senti de lui-même son cœur battre, malgré tous les signes qui prouvent qu’il est bien là et vivant, l’hémokinésiste a besoin de se rassurer une nouvelle fois.

"C’pas grave. J’en avais l’habitude avant que tu rentres dans ma vie."
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mer 18 Avr - 17:00

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever •••Depuis qu'il a découvert le pot aux roses, et que l'odeur en fut fort amer, Byron le sait : son salut viendra de Kirk. Il l'a toujours un peu su, quelque part.C'était pour ça que même en ignorant la mutation de ce dernier, il n'avait pas hésité à lui faire part de la sienne, la soirée même où il avait découvert sa capacité à se téléporter. Inquiet, il l'avait été, certes. Mais il se savait incapable de pouvoir lui dissimuler une chose pareille. Il avait fallut que Kirk le sache. Mieux, qu'il valide cet aspect de son existence. Il n'avait même pas vraiment réfléchir à son rejet. Peut-être un peu, certes, mais ça lui semblait tellement aberrant une existence sans son meilleur ami qu'il n'avait même pas réussit à sérieusement considérer cette hypothèse. Du monde entier, oui. De Kirk, non. Et ce même malgré sa famille pro humaine. Et pourtant, il lui avait dissimulé les malaises qu'il ressentait, ses essoufflements réguliers, alors que même ses crises d'angoisses il les avait partagé avec lui – pas vraiment qu'ils aient tout les deux eut leur mot à dire sur ce fait, certes. Même si Kirk aurait pu couper les ponts, God Knows à quel point fréquenter Byron peut-être éprouvant, ce dernier le sait et s'en fustige très régulièrement. Mais même là, le présent hémokynésiste n'avait fait que se renseigner de son propre chef pour l'aider à gérer les crises potentielles.

Pourtant, Byron avait culpabilisé de ne rien lui dire sur le mal qui le rongeait. Mais il avait ses raisons, tout aussi égoïste soit-elles. Kirk se serait inquiété, bien qu'il eut la preuve ce soir que cette dite inquiétude était de loin supérieure à ce qu'il eut imaginé en premier lieu. Et ne parlons pas de ses parents. Il ne pouvait pas permettre que ça fuite auprès d'eux. Byron était un gamin conciliant, pourtant. On pouvait beaucoup parler de sa tendance à être parfaitement dissipé en cours, les quelques fois où il faisait le mur pour un semblant de liberté, mais pour autant le lycéen s’accommodait avec une exemplarité certaine du destin des Saberhagen. Sa pire crainte était de loin d'être une source de honte pour ses parents. Il s'était occupé de ses frères et sœurs avec patience, et même l'idée d'épouser une parfaite inconnue pour entretenir le gêne supérieur des mutants était quelque chose envers lequel il ne voyait même pas l'intérêt de se dresser contre. C'était le chemin tout tracé pour lui, et il en tirait même une certaine fierté. Mais supprimez lui la danse? Il avait l'impression qu'il suffoquerait juste à cette pensée.

Mais ce soir, Byron est confus. Parce que même si il avait offert sa vie et son destin aux Saberhagen, il savait que ce soir -encore une fois- que c'est son meilleur ami qui lui offrirait le salut. Et encore une fois, il n'imagina même pas le contraire. Et il eut raison : Kirk acquiesça. Il ne dirait rien à ses parents. Tenant toujours la main de son meilleur ami contre son cœur, sa poitrine laissa s'échapper une lourde respiration saccadée. Ce secret ne sera plus uniquement le sien. Cette terreur il ne sera plus seul à le porter. C'est une réalisation ô combien égoïste, mais savoir qu'ils évolueraient ensemble dans cette rouge hasardeuse et dangereuse le rassure grandement. Il hoche la tête, le fixant dans les yeux, à ses conditions claires et sans détours. C'est le minimum, et pourtant Byron l'était pas sûre de les respecter sans savoir que Kirk en avait besoin pour se rassurer également. Il y consent de bonne grâce.

« Deal. » Il n'a pas le temps de plus développer qu'il sent les bras de Kirk se refermer autour de lui. Un geste rare de sa part. Non pas que Kirk soit spécialement frileux à l'idée d'une accolade, du moins pas en privé, mais il est beaucoup plus rare qu'il soit l'investigateur du mouvement. Généralement c'est surtout quand Kirk en a désespérément besoin, et son ami a toujours la décence de ne pas poser de question. Il y réponds donc, de façon vigoureuse, s'accrochant à lui avec la terreur de celui qui a bien faillit mourir voilà quelques minutes. Byron n'était pas le plus terrorisé par la mort, pour diverses raisons. Mais ce soir, il sait qu'il doit se faire pardonner, pour avoir fait subir à son meilleur ami, une expérience aussi détestable. Il s'en veut, profondément, et, encore une fois, doute de sa légitimité à être un ami de valeur. Et pourtant ils n'ont pas grand chose d'autres que tout les deux pour se soutenir. Et encore, Byron avait sa famille, Kirk n'avait même plus ça.

Alors il le serre. Et rit un peu jaune quand Kirk relativise sur la situation. Il faut bien pour détendre l'atmosphère étouffante qui a prit place entre eux. Jamais de souvenir la tension n'a été aussi palpable entre eux, mais est-ce vraiment surprenant après cette révélation? Byron a d'ailleurs un peu de mal à digérer l'information. Il comprend qu'il est atteint peu ou prou du même mal qui a emporté sa sœur, qu'il a bien faillit rendre son dernier souffle ce soir, et qu'il lui a fait une belle frayeur. Mais il lui faudra un peu de temps pour avaler toute les conséquences de son état actuel. Comme le fait de devoir arrêter la danse bien plus tôt qu'il ne l'aurait imaginé. Et mourir bien plus tôt aussi, mais étrangement cela n'était pas ce qui était le plus dans son esprit.

Il reste dans ses bras un moment encore, le temps qu'ils se rassurent mutuellement. D'avoir cette probable tragédie loin d'eux pour le moment, et de savoir qu'ils sont là. Présents. Même si franchement secoués. Byron finit par le lâcher avec douceur, les deux mains sur ses épaules, et Byron oblige : il a besoin d'un sujet de discussion. Juste un. Il n'en peut plus du silence et de l'angoisse qui tourne autour. Il veut oublier son cœur malade pour le moment.

« J'ai quand même quelque chose pour toi. » Fit-il fièrement du ton de celui qui refuse de venir à l'anniversaire de son ami le plus cher les mains vides. Tant pis pour la tarte : il refuse de remettre le nez dehors. Et Kirk ne le laisserait pas faire de toute façon. Il ne veut pas non plus prendre le risque de faire une nouvelle attaque en cherchant plus d'information sur le cadavre dehors. Pas pour le moment. Il a besoin de penser à autre chose. Mais un anniversaire sans cadeau? C'est mal le connaître. Bien qu'il puisse à nouveau marcher, il prend quand même l'épaule de Kirk pour s'assurer de sa stabiliser pour retourner au canapé. Il a encore un peu les jambes qui tremblent à la nouvelle dont il a fait l'objet. Et il se retient de ne pas s'en voir diminué et humilié. Kirk est peut-être la seule personne à laquelle il peut s'autoriser d'être aussi faible, il sait que jamais il ne le jugera. Il n'a pas besoin de briller de façon perpétuelle devant lui, et Kirk est de toute façon une des personnes les moins sensibles à ses prouesses. Du moins un des rares qui ne s'extasie pas sur à coup d'émoji sur son instagram. Kirk n'avait d'ailleurs même pas instagram. C'est dire.

Ils finissent par atteindre le canapé, et, bon Prince, Byron lui tend son gilet avant de se saisir de son t shirt pour se rhabiller sommairement. Il doutait de sa capacité à attraper froid sans l'appartement, mais il n'avait pas envie de contredire le charpentier. La soirée avait été assez éprouvante pour les deux sans encore plus de raisons de se prendre la tête pour rien. Et d'une manière générale, Byron était de toute façon assez obéissant.

Il attrape son sac non loin du canapé, et grimace un peu. « Bon... euh... ça avait plus de sens avant cette soirée. » Il rigole un peu, l'ironie du sort était un peu amusante, si on omettait le fait qu'il avait manqué d'y passer. Mais il lui tend la main en souriant gentiment « Passe moi ton bras gauche. »

Il attend que Kirk y consente, probablement un peu mi figue mi raisin, et prend son bras sans le brusquer. Il y passe avec douceur le bracelet de force qu'il vient de sortir de son sac. Un beau bijou de très bonne facture, en cuir d'excellente qualité. Simple et sans fioriture mais élégant. Ingénieusement placé pour couvrir le tatouage Epsilon sur son poignet gauche. Byron s'explique. « Je sais qu'on a pas du tout les mêmes visions sur tout, et surtout sur ce sujet. Mais c'était juste ma façon de te dire que je comprends. Que t'as pas à te presser, ou à faire comme moi. C'est ton choix, et ta façon de faire, mais que si tu as besoin de soutien, je suis là.»

Il l'a toujours compris, il n'a jamais forcé. Mais cette révélation restait quand même fraîche sur toute la durée de leur relation. Jamais il n'avait eu le loisir de voir ce tatouage en deux ans d'amitié fusionnel. Il comprenait tout le poids d'un tel fardeau, compte tenu de l'histoire personnelle de Kirk, du moins le peu que ce dernier avait bien voulu lui dire. Et Byron aurait volontiers attendu que Kirk soit prêt de lui en parler ouvertement. Maintenant il savait les tenants et les aboutissants de sa mutation, enfin, vaguement, mais ça ne changeait rien au final. Kirk avait besoin de temps pour assumer sa mutation. Et peut-être qu'il ne le pourra jamais. Mais Byron serait à ses côtés, et le soutiendra. Il cachera son secret, comme Kirk cacherait les siens. Il respectera sa discrétion là où Byron veut irradier. Au final peut-être qu'il avait besoin d'un garde-fou, mais au fond, Byron ne voulait qu'une chose : que Kirk soit heureux. Quoique son bonheur puisse être. Et il voulait s'assurer qu'il sache qu'il était là, qu'importe le destin peut leur réserver.

Il lui serre le bras pour lui assurer justement de sa présence, et ponctue : « On est dans cette histoire tout les deux. Quoique ça peut donner.»

Et plus que jamais, il en était immensément rassuré.

© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Lun 23 Avr - 0:47

Don't you dare being on your own.
Cette étreinte est nécessaire, presque vitale après ce qu’ils ont vécus ce soir et Kirk n’a pas envie de le lâcher. Si ça ne tenait qu’à lui, il irait jusqu’au canapé comme ça et irait s’y lover avec Byron pour ne plus en bouger de la nuit ; jusqu’à ce que son réveil dans l’autre pièce ne sonne à une heure indécente pour lui rappeler que, même si ça le débecte, il a un boulot auquel il doit aller, histoire de payer les factures et rester indépendant. Mais pour le moment, c’est si loin de son esprit tout ça. Il a Byron, vivant, dans ses bras, c’est plus qu’il ne pouvait l’espérer ce soir aux vues des circonstances. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, il sent Byron bouger dans ses bras et il retient l’envie qui le prend de serrer un peu plus ses bras autour de son ami, le laissant s’éloigner à la place. Certes, il ne va pas loin, mais il aurait voulu le garder tout contre lui, éternellement.

Il a envie de rire, son sourire amusé le trahit sûrement, ou la lueur dans son regard, au choix. De toute façon le danseur connaît Kirk par cœur et probablement plus encore. Il a envie de rire parce que c’est tellement Byron de vouloir revenir sur le sujet principal de la soirée, à savoir : l’anniversaire du charpentier, qu’il aurait dû s’y attendre. En cet instant, on pourrait croire qu’il ne s’est rien passé de terrible ce soir. Presque. Mais d’une part, eux le savent, et d’autre part, l’état du téléporteur et sa façon de se déplacer, instable, cherchant encore ses appuis sur certains pas, témoignent de l’épreuve qu’il a traversée il y a quelques instants à peine, emportant son meilleur ami dans le tourbillon de la terreur et de l’angoisse. Mais Kirk ne commente pas, ne juge pas, l’aide autant qu’il le peut que Byron lui laisse la possibilité, sachant au plus profond de son âme qu’il serait là autant que faire se peut pour aider son meilleur ami, quelle que soit la situation.

Finalement, ils s’installent sur le canapé, et la demande surprend un peu Kirk, autant que le rend nerveux. Son bras gauche est celui où se trouve son tatouage, celui qui affiche aux yeux du monde ce qu’il est sans équivoque, alors que lui n’aspire qu’à vivre sa vie sans faire de vagues, certainement pas pour cela. Ce tatouage qui lui a coûté sa famille et qui lui pourrit la vie depuis des années, avant même que l’encre ne tâche sa peau. Mais c’est Byron qu’il a devant lui, pas un étranger. Byron. Celui qui s’est montré plus qu’excité en découvrant que l’hémokinésiste est un mutant, comme lui, qui lui a ouvert les portes de sa maison sans se poser plus de questions, chose qui laisse encore un goût amer dans sa bouche, le goût de l’hypocrisie. Pas celle du danseur, non, la sienne. Finalement, il le lui tend, nerveux de montrer à nouveau ce tatouage, plus que de ce que lui réserve Byron.

A quoi il s’attendait, exactement, est une excellente question. Mais quand il voit le bracelet de cuir, juste assez large pour couvrir son tatouage sans effort, simple mais d’un beau cuir travaillé pour garder sa souplesse et dont l’odeur lui assaille les narines de sa familiarité, Kirk ne sait pas quoi dire. Tant mieux, parce que Byron a des choses à dire, lui. Et le brun l’écoute avidement, alors que sa main droite inspecte du bout des doigts le cadeau qui vient de lui être fait. Oh, comme il aimerait l’embrasser, là, tout de suite, rien que pour avoir eu un geste aussi sensible, aussi significatif pour son anniversaire. Il a l’impression de retomber amoureux de lui comme la première fois (si tant est qu’il puisse définir un moment précis…), et il préfère détourner les yeux, de peur que son ami n’y lise plus que Kirk n’est confortable de lui partager.

"Merci." Il serre son poignet et le bracelet s’y trouvant, de son autre main "Ca me touche beaucoup, merci"

Il ne sait pas quoi dire d’autre, alors il le serre contre lui à nouveau, inspirant son odeur par la même occasion, s’intoxiquant un peu plus à celui qui est son meilleur ami.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Mar 24 Avr - 16:30

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever •••Le visage hagard de son meilleur ami le fit quelque peu douter. Faut dire que ce présent changeait largement des figurines Star Wars hors de prix – dont le magnifique K-2SO qui les dévisageait sur une des étagères de l'appartement. Byron aimait la symbolique, rien de surprenant pour un amateur d'art pareil. Et il n'était pas certain de la portée de son geste. Le sujet était sensible pour Kirk, et si il le connaissait bien, la peur de le blesser restait sincère. Difficile de savoir quel pied danser dans une situation pareille. Et pourtant il avait tenté sa chance, juste une humble manière de faire part de son état d'esprit. Tout aussi muet qu'il pouvait l'être à ce sujet, Kirk était sincèrement atteint par sa mutation. Il suffisait de voir la lueur inquiète dans son regard quand Byron lui demanda de lui offrir son bras gauche. Il savait qu'il lui faisait confiance, et il s'en serait sincèrement voulu de lui faire du mal après un tel acte de sa part.

Mais il fut rapidement soulagé par la réaction de son ami, malgré son regard qui n'exprima pas grand chose, presque fuyant a vrai dire. Il ne savait pas toujours ce que cela voulait dire, mais il savait que sa déception, sa colère et pire : son méprit, n'avait décemment par ce regard là. Byron lui répondit pas un franc sourire, quoique fatigué par une soirée qui fut mouvementée, pour faire dans l'euphémisme.

« C'est normal, Bro. »  

Il accueillit, sans rien ajouter, les bras qui se refermèrent sur lui. Deux câlins d'un coup, c'était assez rare pour être noté sur le calendrier, voir prévenir l’église protestante pour en faire un jour férié. Il en aurait probablement plaisanté si il avait été d'humeur, mais Byron ne s'en sentait sincèrement pas la force. Il pouvait très bien prétendre tout ce qu'il voulait, il restait encore la douleur qui lui lacérait l'intérieur sans autre forme de procès : il était cardiaque. Il allait mourir. Ou du moins devoir affronter une vie sans danse, sans sport, sans moyen d'exprimer tout ce qui sommeil en lui et que sa famille et sa destiné refuse de le laisser s'exprimer. Il n'avait pas demandé grand chose pourtant : mais il semblerait que ce soit quand même trop. Il ne savait même pas qui blâmer. Il n'avait même plus la fantaisie de s'en remettre à une puissance supérieure qui pourrait supporter tout son désarrois, et sa colère même. Surprenant de la part de quelqu'un d'aussi rêveur, mais il avait céder d'espérer grand chose en ce sinistre jour. Le jour où Annabelle lui avait dit adieu pour disparaître dans cette horrible boite laide.

« Elle me manque... »  Souffle-t-il, le nez dans l'épaule de Kirk, ignorant que ce dernier est en train de se repaître de son odeur. Lui non plus n'arrive pas à le lâcher. Il se détestait d'avoir essayé de remettre un peu d'ambiance bon enfant en ce jour qu'il aurait préféré célébrer avec lui, pour tout de suite retomber dans de sombres pensées. Mais c'était plus fort que lui. Il n'y avait pas un jour sans que son sourire se voit altéré -même une demi seconde- par le souvenir douloureux de sa sœur a peine reconnaissable dans un lit d’hôpital. Il n'avait jamais oublié, tourner la page, ou en parler à quelqu'un. Il ne vivait qu'entre son rôle de grand frère, celui d’aîné Saberhagen par défaut, et la névrose de sa mère a détester humain et consorts. Il avait dût revétir une armure d'enthousiasme parce que c'était la seule chose qu'il pouvait offrir à ses parents, parce que c'était clairement pas de la fierté qu'il avait en réserve. Il se sentait gauche, minable, malade, indigent, détestable, pathétique, et surtout incroyablement triste.

Il espérait sincèrement que Kirk ne le lâcherai pas tout de suite, parce que les mots viennent tout seuls. Ceux qu'il n'a jamais osé dire à quiconque, et qui auraient dût mourir avec lui, prématurément.

« Depuis qu'elle est née, ça l'a toujours rongé. Mais elle a commencé à se faner plus tard, quand c'était devenu trop dur pour elle. Elle a finit toute grise et traversée de tuyaux sur un lit d’hôpital. J'avais cinq ans, et je n'ai rien pu faire. Personne n'a rien pu faire. » 

Les larmes viennent toutes seules, à peine pour perler ses yeux, il les retient tant qu'il peut pour ne pas s’embarrasser un peu plus de cette situation qu'il estime particulièrement lamentable, mais pourtant : rien à faire. Il parle. Toujours. Il faut que ce qu'il avait en lui sorte, quitte à envahir tout autour d'eux. Il se blotti un peu plus dans les bras de son meilleur ami, son odeur familière et rassurante autour de lui. Il ne sait même plus si il est en colère, fatigué, ou juste triste. Il sait juste que ce qui lui arrive est terriblement injuste, et qu'après avoir passé cette porte, il devra derechef intérioriser ses doutes. Maintenant plus que jamais.

« Je lui ai promis de m'occuper du rôle d’aîné à sa place, mais même ça je vais le foirer. Ça me rassure qu'elle ne soit pas là pour voir le désastre... » 

Même mourir ne lui faisait pas si peur. C'est le champ de ruine qu'il allait laissé autour de lui en se faisant. Il ignorait le temps qu'il lui restait. Deux jours, trois semaines, quatre mois, dix ans? Il n'en avait pas la moindre idée, il n'était même pas certain de ce qu'il avait. Les Saberhagen? Ils survivraient très bien sans lui. Ils avait dépassé le départ d'Annabelle, le plus agé de sa fratrie après lui ne se souvenait même pas d'elle. Mais était-il capable de reprendre le rôle après son départ? Il n'en avait aucune sombre idée. La seule chose qu'il savait, c'est que sans Kirk, il serait déjà tombé en morceau, au sens propre du terme.

Pauvre Kirk. Il avait traversé tellement, méritait-il en plus d'avoir comme ami le seul mec cardiaque a des kilomètres à la ronde? Il ne doutait pas de la capacité de résilience de son meilleur ami, mais il n'était pas aveugle au point de ne pas voir que ça allait l'atteindre, d'une façon ou d'une autre. Et il s'en voulait grandement pour ça. Si il avait su, il ne serait pas entré dans sa vie de cette façon aussi arbitraire. Et bizarrement il n'arrivait même pas à regretter ça.

« Je suis tellement désolé...»  Il ne sait même pas pourquoi il s'excuse. Il entends juste sa voix se casser et préfère se taire sur le champ. C'était largement assez embarrassant pour les deux.

© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Mar 24 Avr - 23:38

Don't you dare being on your own.
« Bro ». Ce mot qu’il est venu à adorer autant que détester. Adorer car c’était une preuve de plus de l’attachement que lui témoignait Byron ; détester car ça montrait aussi terriblement bien la limite qui s’est fixée entre eux, d’une façon aussi arbitraire que cruelle alors que son propre cœur n’a cessé de vouloir plus, égoïstement. Lui qui a fait monter des murs aussi épais et haut qu’il le pouvait, gardant à l’extérieur toute personne qui tenterait de s’approcher de lui, aussi bien parce qu’il a peur de leur faire du mal que de souffrir lui-même, après tout, comment peut-il donner son amour à quelqu’un alors qu’il ne s’aime déjà pas lui-même ? Et pourtant, pourtant, Byron est arrivé et a traversé ses barrières comme si elles n’étaient rien. Il s’est approché au plus près, plus près que même ses parents ou même son frère ne sont arrivés en presque dix-huit ans de vie commune. Kirk sait pourtant, depuis longtemps, qu’il est voué à souffrir avec de tels sentiments envers son meilleur ami. Que ce soit parce qu’il se trouvera quelqu’un avec qui partager sa vie, l’obligeant inexorablement à partager sa présence avec cette personne ; ou bien parce qu’il se lassera de devoir toujours tirer derrière lui un Kirk qui est un tel opposé de lui-même ; ou encore, depuis ce soir, parce qu’il partira bien plus tôt que le charpentier ne l’aurait cru, et cette fois, il n’est pas sûr d’arriver à s’en remettre. Mais tout cela ? Ce n’est pas pour tout de suite. Demain, peut-être, mais pas ce soir. Non, ce soir, il est là, avec lui, dans ses bras, et Kirk compte bien profiter de tout le temps qu’il leur reste ensemble.

Les mots qui parviennent à ses oreille le sortent de sa contemplation silencieuse et il fait un léger son inquisiteur, l’incitant à continuer s’il le souhaite, ou à se taire si parler est trop difficile pour lui (ce qui serait probablement une première en deux années d’amitié, mais tout arrive un jour). Les mots viennent, sortent peut-être trop vite, ou trop humides, mais ça n’a pas d’importance. Byron a besoin de vidé son sac un peu et Kirk serait toujours là pour l’écouter s’il en avait besoin. Son histoire lui brise le cœur. Cinq ans…Comment peut-on appréhender de perdre un être aussi cher que sa sœur quand on a cinq ans ? Sa vie n’a peut-être pas été toute rose, mais il n’a jamais vécu la douleur de perdre quelqu’un définitivement, bien qu’étant passé pas très loin.

"Oh Byron…"

Une de ses mains vient à l’arrière du crâne de son ami, se perdant dans ses cheveux pour essayer de le réconforter, alors qu’il est bien la dernière personne apte à ce genre de chose. Ici, cependant, il refuse de laisser tomber, de laisser Byron livré à lui-même avec ses émotions qui partent dans tous les sens. Mais autre que les émotions omniprésentes dans son discours, Kirk note une chose bien plus pratico-pratique et de façon bien trop clinique : ça semble être un mal qui court dans la famille. Le savait-il ? Ou bien l’a-t-il découvert seulement aujourd’hui et aurait fait le rapprochement avec sa propre condition sur le moment ? Il n’en sait rien, mais il ne va pas lui poser de telles question maintenant ; peut-être plus tard, quand il sera calmé et même après qu’il se soit reposé après une telle soirée. Ses derniers mots lui serrent le cœur si fort de tristesse pour lui…

"Ne dis pas ça…Tes frères et sœurs t’adorent et te respectent." Il l’avait vu de ses propres yeux quand il était invité chez les Saberhagen "Je ne peux pas imaginer ce que ça fait de vivre une chose pareille à cinq ans…Mais je suis désolé." Sa main passe et repasse dans ses cheveux, tentant de le rassurer, de le calmer, allant murmurer à son oreille "Tu n’es pas un désastre Byron. Jamais. Je ne veux pas t’entendre dire cela, c’est compris ?"

Une chose est sûre dans l’esprit de l’hémokinésiste : il va tout faire pour épargner à Byron la douleur de sa maladie, aussi longtemps que faire se peut. Il aimerait pouvoir faire tellement plus pour le rassurer, mais il ne sait pas quoi faire, il n’a jamais eu quelqu’un qui pleurait (même figurativement) sur son épaule...Alors plutôt que de tenter un peu plus de mots réconfortants qui ne sont pas son forté, le brun détourne le sujet, maladroitement et probablement va-t-il passer pour un sans-cœur, mais il n’a pas d’autres idées. Alors, doucement, calmement, il va poser une question à Byron.

"Est-ce que tu veux manger quelque chose ? Je comprendrais que tu te sentes pas, mais je pense qu’avaler quelque chose te fera du bien…"
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Byron G. Saberhagen le Jeu 26 Avr - 5:30

Don't you dare being on your own.
They burn you with their radiant smiles, trap you with their beautiful eyes, they're broke and shamed or drunk or scared. But I hope they live forever •••Les émotions vont croissantes, et Byron n'a aucune sombre idée de comment les refréner. Le deuil n'a jamais été franchement vécu, les plaies étaient à vif, purulentes, et régulièrement arrosées de gros sel. Un des rares sujets sur lequel il était muet, parce qu'il était plus facile pour lui de faire abstraction de sa douleur plutôt que de la confier. A qui? Ses parents, qui lui mettaient une pression monstre sur le dos? Ses frères et sœurs qui ne se souvenaient même pas d'Annabelle, pour les rares l'ayant connu un jour? Ils avaient besoin d'un modèle, d'un roc sur lequel s'appuyer, et il en était déjà un bien piètre. Loin d'être l'exemple de diligence, studieux et brillant, il était juste l'idiot de la famille qui avait au moins comme mérite d'être obéissant et serviable pour ne pas être trop embarrassant. Il n'avait jamais eu personne avec qui partager son immense peine, son petit fantôme blond qui le suivait chaque jour. Celle qui le dévisageait dés qu'il ouvrait son portefeuille, parce qu'il avait le besoin pathétique et brûlant de s'imaginait qu'elle jugerait tout ses faits et gestes. Parce que c'était la seule façon à ses yeux de se souvenir du poids sur ses épaules : celui du nom des Saberhagen. Elle avait dût lui offrir, alors même qu'elle n'avait probablement pas conscience de tout les enjeux d'une telle responsabilité. Comment les avoir à huit ans? Elle lui avait fait promettre qu'il s'occuperait du reste de la famille, et il avait été depuis son obligé et quelque part son esclave. Un petit moyen de préserver le souvenir d'elle, quand bien même elle était depuis longtemps enfermée dans une boite sans lumière.

Il sent la présence de Kirk, qui l'écoute en le dorlotant comme il peut. Il sait que ce n'est pas un exercice facile pour lui. Rien n'était facile pour Kirk, socialement parlant, mais ça ne l'empêchait pas d'être un des êtres humains les plus compatissants et ouverts que Byron eut rencontré un jour. Et quand il senti la main qui se perdit dans ses cheveux, ce fut la fin. Il craqua. C'était beaucoup trop lui demander ce soir. Il devait encore gérer les tremblements suite à son attaque, la peine, la terreur, l'incompréhension, la douleur, le regret, et l'insécurité que pouvait surgir après cette annonce ô combien difficile à entendre. Les larmes s'écoulèrent toute seule, en même temps que les sanglots étouffés montèrent. Il n'avait même plus honte de son état, parce qu'il savait que Kirk ne le jugeait pas. Il ne l'avait jamais fait. Il s'écroule petit à petit, lâche ses épaules, se ratatine contre lui. Lové contre le pull de son meilleur ami qu'il tâche de ses grosses larmes. Misérable, et pourtant, en pleine libération. Il semblait en avoir cruellement besoin.

Kirk l'avait déjà vu pleuré, mais uniquement devant des tableaux, dans les salles obscures de cinéma, ou devant une pièce quelconque. Mais dans ce genre de situation, jamais. C'était une première pour les deux, comme tant d'autres choses ce soir. Mais qu'importe. Si il pouvait faire confiance à une seule personne dans ce monde, bien devant les Saberhagen, c'était lui. Et si il en fut le premier étonné, maintenant le contraire lui aurait semblé parfaitement aberrant désormais. Alors il se laisse glisser dans ses bras, une main accrochée a lui, et l'autre qui se berce. Il doit faire le deuil de sa sœur, de ses rêves, et de tout ce en quoi il avait un jour investi quoique ce soit. Il nage en plein brouillard, et si demain il se lèvera comme si de rien n'était -parce qu'il ne sait pas faire autrement- ce soir, il n'est pas sûr de pouvoir faire un pas devant l'autre, aussi bien littéralement que métaphoriquement. C'est comme si plus rien n'avait le moindre sens.

Il entend Kirk lui parler, avec douceur, essayé de le rassurer avec ses mots peu habitués, un peu gourds, un peu pâtaux, mais sincèrement attentionnés. Et c'est peut-être tout ce dont il a besoin cette nuit. Il n'est pas certain de complètement l'entendre, mais il hoche la tête, en enterrant ses larmes encore une fois dans le pull usé. Quand il lui parle de manger quelque chose, il renifle un peu, et finit par lui saisir une main, incapable d'ouvrir les yeux pour le moment, il la cherche a taton avant qu'elle ne vienne naturellement se loger dans la sienne.

« Pas tout de suite... » Réplique-t-il, un peu calmé, mais pas encore en état de le laisser partir. Même si c'est jusqu'à la cuisine. Il sent aussi les poils de son chat qui s'est assit à ses côtés, sans savoir si son ingrat de félin veut juste lui faire part de sa présence réconfortante, ou si il n'en a tout simplement rien a cirer. Mais dans tout les cas, les ronronnements participent à le détendre, en douceur.

« Reste un peu, s'il te plaît... » qu'il supplie à mi-voix. Il ne se sent pas d'être seul pour le moment. Même la pizza pouvait attendre -c'est dire. Combien de fois, les mois qui suivirent la mort de sa sœur, avait-il pleuré seul en silence dans sa chambre? Grandir n'avait pas altéré la douleur, il avait juste apprit à la maquiller. Et ce soir, il ne se sentait plus d'être seul. Plus seul face au fantôme blond.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 309
Date d'inscription : 14/01/2018
Crédits : EXORDIUM pour l'avatar
Marelle pour la sign

Métier : Lycéen, Danseur influent sur les réseaux sociaux, Élément moteur de son petit groupe de Théâtre.
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Kirk H. Abberline le Lun 30 Avr - 0:16

Don't you dare being on your own.
Les raisons d’un tel effondrement peuvent être multiples. Le décès, si tôt, de sa sœur ainée, la pression immense que ses parents applique sur lui ; une accumulation de petites choses qui finissent par devenir trop encombrantes, allez savoir. Mais une chose est sûre : Kirk ne va pas quitter Byron de sitôt. Pour tout ce qu’ils ont pu traverser ensemble, jamais le brun ne se serait cru un jour spectateur d’un tel déballage émotionnel. Le danseur était certes expansif envers les autres, souvent à parler, à partager ce qu’il pense (plus ou moins), à s’intéresser aux autres, mais surtout, toujours positif, ou presque. Toujours à montrer une face avantageuse de sa vie. Refusant de montrer le moindre signe de véritable faiblesse aux autres. Est-ce par orgueil ? Il en doute fortement, ce n’est pas son genre. A cause de la pression qu’il subit ? Peut-être. Ou peut-être est-ce simplement parce qu’il n’a pas envie de décevoir, qui que ce soit, de se faire exclure à cause d’une possible (et illusoire) faiblesse ? La réponse n’arrivera peut-être jamais et dans le fond, le charpentier s’en fiche bien.

Alors que Byron s’enfouit un peu plus dans son pull, que les larmes traversent la laine synthétique pour s’échouer sur son t-shirt puis sa peau, et il s’en fiche. Vu leurs états respectifs, peu de choses peuvent le pousser à lâcher Byron. Au contraire, plus il se fait petit, plus les bras de Kirk se resserrent autour de lui, l’entourant d’un cocon de douceur, tentant de le rassurer en lui murmurant des mots rassurants mais sans queue ni tête à l’oreille, espérant que cela suffise. Il voudrait faire plus, tente même, en réfutant ses dires néfastes, mais il ne sait pas comment faire. Il ne s’est jamais retrouvé dans cette situation, avec qui que ce soit. Et puis…il y a aussi le fait qu’il y a des limites qu’il ne peut pas franchir et ça l’enrage en un sens. Pourtant, il ravale cette rage et l’enferme très loin, car ce n’est pas de cela dont il a besoin en cet instant.

Sa proposition trouve porte close, mais ce n’est pas grave. Plus tard, si tout allait bien. Ou demain midi, au pire.

"Aussi longtemps que tu le souhaite Byron…Ne t’en fais pas."


Ce qu’il aimerait pouvoir lui dire qu’il sera là jusqu’à la fin s’il le lui demandait, lui dire « pour toujours »…Mais quelle garantie a-t-il de cette déclaration ? Rien, aucune. Alors il se tait, mais il le sert un peu plus contre lui, le berçant toujours. Il faillit déposer un léger baiser dans ses cheveux, l’envie le titille et l’interpelle, mais il ne peut pas faire cela, il n’en n’a pas le droit…Alors à défaut, il détache un bras se trouvant autour de Byron pour attraper le plaid un peu plus loin et manœuvre comme il peut pour couvrir les épaules et le dos de Byron, Batman se retrouve lui aussi un peu pris dans les couverture mais peu importe. Ainsi installé, avec le danseur dans les bras, Kirk se sent enfin complet. Il aurait tant aimé que ça soit dans de meilleures circonstances, mais tant pis.
© 2981 12289 0
avatar
Messages : 157
Date d'inscription : 23/02/2018
Crédits : angel180886 pour l'avatar.
Métier : Charpentier
Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Don't you dare being on your own. [Byron&Kirk]

 par Contenu sponsorisé

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum