Une petite place pour moi ?

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Une petite place pour moi ?

 par Invité le Dim 11 Fév - 13:02

Une petite place pour moi ?

Réveil en sursaut, Hedwige est en sueur. Le haut de son pyjama est trempé, tout comme la base de ses cheveux et son visage, qui ruisselle de longues traînées salées. Précipitamment, elle allume sa lumière de chevet pour essayer de se rassurer. Son rythme cardiaque et sa respiration sont chaotiques, et pendant plusieurs minutes, elle fixe le mur en face de son lit en essayant de reprendre confiance en son environnement. Elle tremble toujours un peu, quand elle se saisit de son petit carnet arc-en-ciel et d’un stylo violet. Le dernier cauchemar remonte à deux semaines et demi, d’après la dernière date inscrite. Ecrire la date est difficile, l’écriture est désordonnée. Elle ferme les yeux quelques instants, tout en essayant d’avoir un contrôle sur sa respiration. Elle a un besoin viscéral de retranscrire ses cauchemars dans ce carnet ; à la fois comme pour en garder une trace et comme pour les sortir de son esprit. Quand elle se sent un peu mieux, très légèrement, elle reprend son stylo et s’installe en tailleur pour commencer à rédiger.

/!\ « Il était trois, le visage cagoulé. Nous étions dans une sorte de ruelle, on entendait le bruit de la circulation de l’autre côté des bâtiments, mais j’étais incapable d’appeler à l’aide. L’un des trois cagoulés m’a saisie à la gorge et m’a collée au mur, pendant que les autres riaient. Ils ont dit que je faisais du mauvais travail et que le boss en avait marre de couvrir mon incompétence, qu’ils avaient perdu un gros client à cause de moi. Celui qui me tenait à la gorge m’a mis un coup dans l’estomac, j’avais envie de vomir, tout en suffoquant à moitié. Je les ai supplié, je leur ai dis que je ne ferai plus d’erreurs, mais ils ont continué à me frapper. J’ai fini par tomber. Je pensais qu’ils allaient juste me laisser là, mais ils m’ont maintenue au sol. Ils ont enlevé mon pantalon, je n’avais plus la force de me débattre, et tous les trois sont passés sur moi à tour de rôle. J’avais envie de mourir, mais ils m’ont juste laissée là, à moitié nue et passée à tabac. » /!\

Hedwige déglutit un peu, et referme le carnet sans prendre la peine de relire ce qu’elle vient d’écrire. C’est encore parfaitement frais, dans son esprit, et elle ne veut pas y revenir. Elle jette un coup d’œil à son réveil ; il est cinq heures et demi du matin. Elle sait qu’elle n’arrivera pas à se rendormir, alors elle se lève, ébouriffant sa crinière rousse en lâchant un long bâillement. Sa première destination, la douche, lui permet d’effacer les derniers stigmates de son cauchemar. Son rituel matinal commence dès sa sortie de la salle de bain ; faire le lit et ranger les peluches selon un ordre précis dessus. Prendre son petit-déjeuner selon un ordre tout aussi défini. Elle sait que le fait d’être aussi maniaque relève du trouble obsessionnel compulsif, lui-même probablement lié au fait qu’elle subisse des cauchemars d’une rare violence depuis l’âge de 14 ans. Mais elle a apprit à vivre avec, et ça ne l’empêche pas de faire son travail. C’est le principal.

Vers huit heures, son téléphone sonne. Le numéro d’un de ses employés s’affiche, et elle s’empresse de répondre. « Pardon, je sais que c’est ton jour de congé… Mais tu devrais jeter un œil aux petites annonces du journal ! » Hedwige sourit légèrement, avant de rire doucement. « Ou alors, tu peux me dire ce que je suis censée trouver dans ce journal, plutôt que de me teaser comme ça ! » Echo de rire de l’autre côté du téléphone. « Tu connais le Cocktail Colors ? C’est un bar plutôt sympa, au centre ville. Le genre de bar qui laisse entrer tout le monde sans problème, en plus. Bref. Le type qui gère cette affaire, Anakin Hawk, il met à disposition des encarts publicitaires gratuits sur ses cartes. On sait tous qu’on a besoin d’un peu de visibilité pour l’association, et ça peut conduire à du bouche à oreilles. Surtout que les clients de ce bar, ça peut aussi toucher notre public ; tu trouveras pas un bar moins cher dans tout Killingworth, ma belle, alors je te laisse deviner où vont ceux qu’on pas grand-chose… » L’idée est clairement brillante, et Hedwige prend tous les renseignements dont elle a besoin. Au diable sa journée de repos…

En début d’après-midi, elle se retrouve devant le Cocktail Colors, espérant pouvoir y trouver le gérant. Elle a tout pris avec elle ; la plaquette de présentation de We Are One, les exemples anonymes de missions réalisées par l’association et le bilan annuel de 2017. Elle veut montrer que son association est utile et qu’elle ne prendra pas un encart publicitaire pour rien. Qu’elle a besoin de cet encart publicitaire. Elle fini par passer la  porte, pour se retrouver dans la salle du bar, en se mordillant la lèvre. Ce n’est pas un endroit qui lui est familier, et elle ne sait même pas à quoi ressemble le gérant de l’endroit. Finalement, elle s’approche de la seule personne présente derrière le comptoir ; peut-être est-ce le patron lui-même, et si c’est un employé, il saura lui dire où trouver le dénommé Anakin. Et s’il n’est pas là aujourd’hui, elle pourra toujours demander à prendre rendez-vous pour une date ultérieure. Ainsi, Hedwige s’approche du comptoir, lâchant sa légère anxiété au profit d’un grand sourire chaleureux.

« Bonjour ! Je… Mon nom est Hedwige Nelson, je suis la fondatrice de l’association We Are One, tenez… » Elle pose sur le comptoir une petite carte récapitulative, avec le nom, le logo et les missions principales de l’association. « J’aurais… J’aurais apprécié pouvoir discuter avec Mr Hawk, à propos de son annonce concernant des encarts publicitaires. Je serai très intéressée par cette annonce, si Mr Hawk a le temps de me recevoir… » C’est le regard pétillant d’espoir qu’elle regarde son interlocuteur, dont elle ignore toujours l’identité. Elle espère avoir un entretien dès à présent, mais elle s’empresse néanmoins d’ajouter ; « Je peux revenir à un autre moment, si ça convient mieux. Vraiment. N’importe quel autre moment ! »

ft. Anakin
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Re: Une petite place pour moi ?

 par Anakin Hawk le Mar 13 Fév - 11:16

Hedwige
&
Anakin
Une petite place pour moi?

La soirée de la St Valentin me prenait tout mon temps libre. Mais qu'importe, j'aimais vraiment faire des tests de nouveaux cocktails qui finirons sûrement sur la carte. J'avais déjà une liste complète de mélanges donnant la couleur rouge, rose, bleu et violette. pour faire des Cocktails féminins et masculins, je sais que c'est très représentatif, mettre le rose pour les filles et le bleu pour les garçons, certaines filles détestent le rose ! Mais là il s'agit plus du goût d'un cocktail. En réalité, j'essaye de faire deux cocktails dans une même présentation, mêmes verres, même style, autant de glaçons, pas de glaçons... Et de faire ainsi des paires de cocktails. Mais après tout, si les amoureux veulent échanger leurs verres, ou prendre un cocktail hors carte de St Valentin, qu'à cela ne tienne, au Co-co, on fait ce qu'on veut. J'avais déjà posté sur facebook une photo d'un cocktail en préparation qui était plutôt réussit, et dont j'étais pas mal fier ! Soho, jus de citron, lait de cooc et sirop de fraise, il avait une texture à mis chemin entre le liquide et le crémeux, il avait un goût qui rappelait beaucoup le bonbon, je l'ai appelé le Candy Pink. Oui pour nommer les Cocktails je n'avais pas énormément d'imagination, généralement je demandais à ma serveuse, elle trouvait toujours des noms vraiment cools, la plupart des cocktails de la carte ont été nommés par elle. En revanche, mon cuistot, n'avait aucune imagination. Cela pouvait se comprendre, il n'avait jamais eu à inventer de nom pour ses plats, lui il fait des donuts, des muffins, des pancakes... Et ils les appelle donuts, muffins et pancakes... Mais j'ai vraiment une fine équipe, le Co-co tourne grâce à nous trois et sans eux je serais bien démunis. Je n'aurais aucun mal à maintenir le Cocktail Colors à flot, mais je ne pourrais plus proposer de petit déjeuner ni d'encas, et les soirs de foule si je devais être seul en cuisine et en salle, je serai bien embêté.


 
En ce début d'après midi, Fred allait quitter le Co-co pour avoir son après midi tranquille chez lui. Il avait été là de 8h à 14h30 comme tous les jours, pour faire le petit dej et les encas du midi. C'était Jessy qui n'allait pas tarder à arriver pour prendre le relais. Fred bossait le matin pour la nourriture, et Jessy l'après midi pour le service. C'était la façon la plus logique je j'avais trouvé de les faire venir. Le matin il n'y a pas grand monde au bar, et l'après midi il y a très peu de monde qui demande un petit dej... Même si cela m'ait déjà arrivé ! Heureusement que Jessy était là à ce moment, parce que je ne sais absolument pas faire les cheesecake. En bref, j'étais encore dans ma cuisine à en mettre partout, et à me laver les mains entre chaque essai - il faudra que je pense à recommander du savon - Lorsque j'entendis la porte se pousser. Fred était au comptoir en train de faire un brin de ménage, la client n'allait pas se retrouver seul. J'entendais vaguement ce qu'il se disait de l'autre côté, sans pour autant pouvoir discerner entièrement la conversation. J'entendis juste parfaitement la voix roque de Fred dire au client "Bougez pas." Il passa la tête par l'arrière boutique avant d'élever la voix pour m'appeler. "Hey Any ! Quelqu'un pour toi !" Quand Fred appelait quelqu'un, il était impossible de le rater. Très pratique pour les commande de l'autre bout de la pièce ! Je me lavais les mains encore une fois, lançant un "J'arrive !" Prenant un torchon pour m’essuyer, puis un deuxième car le premier était trempé et que j'avais horreur de m'essuyer sur mon pantalon, je pus enfin débarquer derrière le comptoir. Je croisais Fred qui retournait en cuisine, j'en profitais pour lui dire "Tu peux y aller Fred, tu m'as déjà bien aidé" Il me fit un léger signe de la main avant de défaire son tablier et de disparaitre dans l'arrière boutique.

 
Je pus enfin me consacrer à ma cliente, car oui c'était une jeune femme aux cheveux d'une couleur qui me rappelait mes tequila sunrise. "Bonjour madame, je suis Anakin Hawk le gérant" baissant les yeux sur le comptoir je vis la carte de l'association We Are One dont j'avais déjà eu quelques échos, une association visant à prôner l'égalité entre les humains et les mutants. Une cause très noble qui était déjà appliquée dans mon bar où tout le monde peut rentrer, tatoué ou non, gène X ou non. Mon cerveau recolla instantanément les morceaux de conversation que j'avais vaguement entendu depuis la cuisine. "L'encart publicitaire ! Bien sûr ! Aucun problème, et si nous allions nous asseoir pour en parler?" Nous étions en début d'après midi, il n'y avait que très peu de clients à cette période de la journée, et Jess n'allait pas tarder. Donc même si quelqu'un arrivait elle le prendrait en charge sans soucis. "Vous voulez boire quelque chose? Un petit café peut-être? C'est la maison qui offre." La maison offrait beaucoup à vrai dire, entre les prix très bas que je pratiquais et les boissons souvent offertes pour les très bon clients, il était normal que le bar attire du monde. Alors que nous nous déplacions vers les banquettes et les tables rondes pour nous asseoir confortablement, je pris sous le coude la carte sur laquelle l'encart publicitaire aurait le plus de visibilité. C'était la carte principale avec les boissons chaudes, les boissons commerciales connues, et même le petit dej et les encas. Je n'avais pas encore reçu les exemples de cartes avec encart pour les autres cartes, mon designeur traînait un peu. Mais celle-ci était prête alors autant qu'elle serve immédiatement. D'autant plus que l'annonce est très récente, cette femme n'a pas mis longtemps à sauter sur l'occasion. J'avais hâte d'en savoir plus sur cette fameuse association.

CODAGE PAR AMIANTE


Spoiler:

plan du bar:
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Carte du matin avec l'encadré en haut à gauche pour la publicité:
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Re: Une petite place pour moi ?

 par Invité le Lun 26 Fév - 13:55

Une petite place pour moi ?

L’homme au comptoir lui demande de ne pas bouger, et Hedwige acquiesce, avec un grand sourire radieux. Elle trépigne lorsqu’elle entend l’employé appeler quelqu’un dans l’arrière boutique, sans pouvoir s’empêcher de pianoter sur le comptoir. Curieuse, la jeune femme pose son regard un peu partout sur ce qui est donné à voir. Elle trouve cet endroit plutôt agréable ; y revenir pour se détendre pourrait être une bonne idée. Et pourquoi pas venir avec Rosamund, même ? Son sourire se fait plus radieux encore lorsqu’une nouvelle tête apparaît dans son champ de vision. L’homme a l’air chaleureux, indéniablement aussi agréable à regarder que le bar qu’il tient. Hedwige laisse l’interaction entre les deux hommes du comptoir se faire, sans pour autant perdre une miette de ce spectacle. Chaque interaction sociale est, pour elle, aussi intéressante que le meilleur des blockbusters hollywoodiens. Elle patiente, sans pouvoir pour autant s'empêcher de bouger. Puis, enfin, l’homme paraissant chaleureux lui porte de l’attention, et la rouquine lui offre un grand sourire heureux, répondant à son bonjour par un « Bonjour ! » enjoué, presque enfantin, avant de se mordiller la lèvre en se rendant compte qu’elle ne doit pas paraître très professionnelle. Pourtant, à peine quelques secondes plus tard, elle éclate spontanément de rire en acquiesçant aux mots du dénommé Anakin. « Avec plaisir. J’espère que je ne vous dérange pas ? » Autant de politesse que de véritable intérêt pour ce qu’elle demande. Elle ne voudrait pas s’imposer dans l’emploi du temps du gérant. Mais il lui propose quelque chose à boire. « Est-ce que vous auriez du chocolat chaud ? Avec de la chantilly ? Et du sucre ? S’il vous plaît… »  

Peut-être abuse-t-elle un peu sur la demande. Mais les choses sucrées restent son péché mignon, et quoi de mieux qu’un bon chocolat viennois pour combler ce petit caprice, qui ne fera qu’accentuer son hyperactivité latente ? Ils partent s’installer, vers les places qui paraissent les plus confortables. Très naturellement, ça aurait été à l’un de ces places que la rouquine se serait installée d’elle-même ; autant dire qu’elle est ravie de pouvoir mener cet entretien informel ici et que cela se ressent. Hedwige n’a jamais vraiment su cacher ce qu’elle ressent ; ses émotions ont toujours été très visibles aux yeux des autres. Elle s’installe, appréciant chacune des sensations ressenties à cet instant très précis. Puis, elle s’empare de la carte. Son regard est tout d’abord attiré par le nombre de desserts qui sont proposés. Regard qui se met à pétiller en lisant des mots clés, comme chocolat, sucre, tarte et autre cookie. Mais elle se mobilise de nouveau sur l’objet de sa présence dans ce bar. Elle aura tout le temps de faire le tour de la carte des desserts lorsque le logo de l’association y apparaîtra. « Elle est jolie, votre carte. » ne peut-elle s’empêcher de dire, se sentant soudainement très maladroite. Elle toussote légèrement, avant de poursuivre. « Les logos vont être placés en haut, ici, c’est ça ? » Ce qui est sûr, c’est que cela ne manquera pas de visibilité. Faisant signe à Anakin de patienter quelques secondes, Hedwige s’empresse de sortir de son sac la plaquette de présentation de l’association, pour la lui tendre. « We Are One est basée sur un principe de tolérance et de non-discrimination. C’est une association qui relève du champ de l’insertion sociale, c'est-à-dire que nos actions ont pour objectif de réintégrer socialement des individus isolés, socialement ou économiquement, voir les deux. Dans notre association, nous nous sommes concentrés sur la réinsertion de mutants défavorisés, souvent en rupture familiale et amicale, mais l’accompagnement n’est bien sûr pas fermé aux lambdas. Tout dossier est étudié, sans distinction, ni discrimination. L’association ne veut pas profiter de la possibilité d’une visibilité gratuite si votre établissement n’est pas en accord avec ce principe de non-discrimination. Chez nous, nous ne regardons ni les tatouages, ni les certificats de dépistage pour les accompagnements, et c’est quelque chose qui nous tient très à cœur. »

En parlant de cœur, celui d’Hedwige bat à tout rompre dans sa poitrine. Elle n’est probablement crédible que lorsqu’elle parle de son association. C’est probablement le seul moment où, dans ses conversations, elle fait réellement ses 28 années. « Je… J’ai une carte, avec le logo de l’association, que je peux vous laisser. Je peux aussi vous fournir le logo et notre slogan… Et, il me semblerait également très équitable d’avoir quelques tracts de votre bar à l’association pour faire de la pub à votre commerce. » Elle déglutit un peu. Elle a l’impression d’avoir beaucoup parlé. Ce n’est probablement d’ailleurs pas qu’une impression. Le stress commence à monter. A-t-elle été convaincante ? Avait-elle besoin de l’être ? Anakin sera-t-il réceptif aux valeurs de l’association ? Elle essaie de cacher son anxiété, mais sa lèvre est mordillée sans même qu’elle ne s’en rende compte. Elle ne touche même pas à son chocolat chaud, trop focalisée sur le gérant du Cocktail Colors.

ft. Anakin
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Re: Une petite place pour moi ?

 par Anakin Hawk le Jeu 8 Mar - 17:05

Hedwige
&
Anakin
Une petite place pour moi?

Et d'un chocolat chaud sucré, avec sa chantilly, je lui fis son verre avant de partir nous assoir, alors que pour ma part, je m'étais fait un simple café. Une fois tous les deux assis sur les banquettes, Hedwige complimenta la carte, ce qui me fit sourire, je l'avais designée moi-même alors forcément, que l'on me dise qu'elle est jolie, cela me faisait plaisir. "Je vous remercie, la publicité sera dans cet encadré marron qui est vide pour l'instant. Les autres cartes avec les places pour les encarts ne sont pas encore arrivées, alors je ne puis vous proposer que celle-ci pour l'instant, mais c'est la plus vue." Même si la carte des cocktails, bières et autres étaient souvent consultées, celle-ci était consultée du matin jusqu'au soir contrairement aux alcools. Le matin pour le petit déjeuné, la journée pour les boissons tels que le thé ou le café, et même à 3h du matin quand on me demande une barquette de nuggets parce que les jeunes alcoolisés finissent toujours par avoir faim, et que le Sam de la soirée préférera prendre un soda. Cette carte est passe-partout.



 
Lorsque Hedwige se mit à me parler se son association, je me coupais de toute interférence et l'écoutais attentivement. « We Are One est basée sur un principe de tolérance et de non-discrimination. C’est une association qui relève du champ de l’insertion sociale, c'est-à-dire que nos actions ont pour objectif de réintégrer socialement des individus isolés, socialement ou économiquement, voir les deux. Dans notre association, nous nous sommes concentrés sur la réinsertion de mutants défavorisés, souvent en rupture familiale et amicale, mais l’accompagnement n’est bien sûr pas fermé aux lambdas. Tout dossier est étudié, sans distinction, ni discrimination. L’association ne veut pas profiter de la possibilité d’une visibilité gratuite si votre établissement n’est pas en accord avec ce principe de non-discrimination. Chez nous, nous ne regardons ni les tatouages, ni les certificats de dépistage pour les accompagnements, et c’est quelque chose qui nous tient très à cœur. » Waow. C'est la première chose qui me vient à l'esprit, et aussi la première que je puis dire. "Waow... C'est... impressionnant mademoiselle. C'est une très noble cause que vous défendez ici, et je ne peux que vous féliciter de votre labeur. J'imagine que cela de doit pas être facile tous les jours avec les préjugés de certains." Entre ceux qui pensaient que tous les mutants étaient dangereux, ceux qui ne voulaient même plus mettre leurs enfants à l'école parce qu'un jeune mutant s'y trouve... Tout cela était aberrant selon moi. Et cette association semblait redonner un peu de justice à cette cause. "Je ne peux, bien évidemment, qu'épouser vos idéaux..." Dis-je en relevant délicatement ma manche droite, laissant apparaitre au milieu de mon avant bras, un tatouage du symbole phi, signe que j'étais un mutant de catégorie "créateur". Ce n'était pas quelque chose que j'exhibais, mais je ne m'en cachais pas non plus. Je n'ai aucunement honte de ce que je suis, mais il me parait évident que certaines personnes n'apprécient pas. Voilà pourquoi je n'en fais pas étalage. Mais devant cette femme, je n'avais aucune crainte à avoir. Du moins c'est ce que ma naïveté m'ordonne de croire, elle pourrait très bien être une chasseuse de mutant me tendant un piège, dans lequel j'aurais sauté à pied joint. Mais ma sensibilité me disait de faire confiance à cette jeune femme engagée. Je pense Miss Nelson, que nous sommes fait pour nous entendre !" lui dis-je en lui adressant un sourire heureux. Car je l'étais, heureux, heureux d'apprendre que cette association donnait sans nul doute beaucoup de bonheur à des personnes perdues, et seules. Heureux de faire la connaissance d'une personne aussi charmante et d'une empathie profonde, heureux de pouvoir aider à faire passer un message positif aux gens. Je prendrais volontiers votre Logo et votre Slogan pour les inscrire ! Et bien sûr si vous insistez, je vous donnerais quelques flyers du Cocktail Colors." Je n'étais pas difficile à convaincre c'est vrai, surtout avec quelque chose comme cette association et cette demoiselle qui donnait l'impression de parler avec son coeur plus qu'avec sa voix. Je ne faisais pas ça non plus par besoin de reconnaissance, c'était très gentil à elle de proposer de mettre des publicités pour le Co-co chez eux, je ne m'attendais pas à ce retour à vrai dire, je n'y avais même pas penser. Cela prouve à quel point cette femme est quelqu'un de bien.


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Désolée du temps de réponse :waii:


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Re: Une petite place pour moi ?

 par Invité le Ven 9 Mar - 14:58

Une petite place pour moi ?

« C’est parfait. » répond Hedwige, face à l’explication donnée par Anakin sur l’emplacement du logo et le fait que les autres cartes ne soient pas encore arrivées. C’est parfait, en effet, voilà ce que pense la jeune femme. Dans un pur esprit de gourmandise, voir son logo si proche des choses sucrées la réjouit ; mais elle garde cela pour elle, souriant juste de sa bêtise intérieure, comme si elle venait de se faire une blague de très bonne qualité. Puis, Hedwige s’emballe. Elle s’emballe toujours lorsqu’elle parle de l’association à laquelle elle a donné naissance. Elle est fière de cette association. Elle est fière de ses convictions et de ses valeurs personnelles ; celles qu’elle a mis dans We Are One. Même le choix du nom de l’association n’est pas innocent. En grande fan de Disney, Hedwige a tout simplement repris le titre de l’une des chansons les plus familiales du Roi Lion. Celle qui dit que tous ensemble, nous ne faisons qu’un. Certaines paroles sont percutantes pour Hedwige ; « Toi et moi sommes pareils, tout comme la terre et le ciel. ». Pareil, mais aussi différent que puissent l’être la terre et le ciel. Mais doté d’une même chose fondamentale ; l’humanité. Voilà ce que défend We Are One. L’humanité, dans toute sa diversité. Lorsqu’elle termine son monologue, elle ne s’attend pas à la réaction qui lui ait donnée par Anakin. Et, très vite, elle devient aussi rouge que ses cheveux, et baisse la tête en se mordillant la lèvre. « Je… Euh… Me… Merci. » Balbutie-t-elle. Elle redevient la femme-enfant qu’elle est : adieu les 28 ans, d’un coup, elle semble en avoir à peine 18. Mais, dans un petit rire presque gêné, elle relève les yeux sur Anakin. « Je crois qu’il y aura toujours des personnes avec des préjugés. Mais je crois aussi que tant qu’il y aura des personnes qui croient à l’égalité et à l’équité, tout sera possible et les préjugés n’auront pas tant d’importance que ça. »

Le regard d’Hedwige est attiré par la manche relevé, après qu’Anakin lui ait assuré qu’il ne pouvait qu’épouser ses idéaux. Un tout petit sourire se dessine sur les lèvres de l’éducatrice spécialisée. « Oooh. Oui, je vois. » et avec un petit rire amusé, elle remonte elle-même sa manche droite pour laisser voir son Lambda au creux de son poignet. « Je trouve drôle que les valeurs de mon association se retrouvent jusque dans cette rencontre, vous voyez ? » Elle baisse sa manche une fois cet échange établi. Etre humaine n’est, pour Hedwige, ni une honte, ni une fierté. Elle est simplement ce qu’elle est. Et cela lui convient parfaitement. C’est ce qu’elle défend : le droit pour chacun d’être ce qu’il est, sans jugement, sans essayer de vouloir projeter sur l’autre ce qu’on attend qu’il soit à nos yeux. Le sourire heureux d’Anakin trouve écho dans celui d’Hedwige, et elle acquiesce vivement. « J’en ai l’impression, oui. Et votre chocolat chaud est tellement bon que je risque de revenir souvent par ici. » Peut-être pas que pour le chocolat chaud, d’ailleurs. Hedwige a envie de connaître Anakin ; c’est un fait qu’elle ne se cache même pas. Dans son empressement naturel, un peu maladroit, Hedwige fini par donner à Anakin ce dont il a besoin ; le logo, et le slogan « Une chance pour tous » ; certainement un peu bateau, mais Hedwige est une personne simple. Puis, une fois cela fait, Hedwige déglutit un peu. C’est certainement l’heure de partir, pourtant, elle n’en a pas la moindre envie. « Euhm. Est-ce que… Euh. » Elle se mordille la lèvre. Il faudra vraiment qu’elle arrête avec ce tic, un jour. « Vous accepteriez de boire un verre avec moi ? » Hein ? Hedwige se mord la lèvre un peu plus fort. Les mots lui ont légèrement échappés. « Enfin, non… Enfin, je veux dire, si, mais… Euh… Je… » Rire très gêné. « C’est mon jour de repos aujourd’hui… Et puis vous êtes aussi charmant que vos cartes… Et comme on est dans un bar… Votre bar, je veux dire… Je… Euh… Je… » Elle est clairement rouge pivoine. Et sa maladresse commence doucement à lui faire dire tout ce qui lui passe par la tête. « Je m’enfonce, n’est-ce pas ? » Oh oui, clairement. « Je… Je devrais peut-être y aller… Ou… Il faut signer quelque chose ? Ou… Je… Pardon, je suis désolée… »

Elle a clairement envie d’aller se cacher sous la table. D’ailleurs, elle ramasse ses affaires un peu nerveusement. En reprenant la feuille avec le logo et le slogan bêtement, sans même s'en rendre compte. Draguer, ce n’est vraiment pas pour les gens comme elle. D’ailleurs, elle n’a même pas voulu draguer, en réalité, juste faire connaissance avec une personne qu’elle juge intéressante. Ironique comme les contacts sociaux échappent à cette jeune femme qui a fait le choix d’être travailleuse sociale…  

ft. Anakin


Hors jeu:
T'en fais pas pour le temps de réponse  :flirt:
Et je crois qu'Anakin plait à Hedwige, je suis désolée.  :hm: J'ai tendance à vraiment laisser mes personnages faire leur vie quand je rp, et ça donne des trucs vraiment rigolos parfois. Comme la tentative d'invitation de Hedwige  :haha: Mais Anakin peut clairement lui mettre un vent, hein, je t'en voudrais pas xD
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Re: Une petite place pour moi ?

 par Anakin Hawk le Ven 9 Mar - 22:43

Hedwige
&
Anakin
Une petite place pour moi?

Hedwige Nelson, un nom que je ne risquais pas d'oublier de si tôt ! Hier en mettant l'annonce dans le journal pour les encarts publicitaires, je m'attendais à recevoir la boulangerie du coin de la rue, le fleuriste du centre-ville ou même les pompes funèbres. En réalité je n'avais pas pensé à une association ! Mais je suis tout enjoué de voir que quelqu'un y a pensé pour moi ! Et puis comme elle venait de le confirmer, nous avions tout l'air d'être fait pour nous entendre ! J'étais ravi d'avoir en face de moi une personne aussi impliquée avec peu de moyens. Si elle venait profiter d'un encart publicitaire gratuit, c'était selon moi, qu'elle avait peu de moyens. Quand on pense que je suis millionnaire, et que j'ai quand même mis un certain temps à m'investir dans ce que j'appelle l'humanitaire... Avant c'était surtout mon père qui s'en chargeait, les galas de charité en faveur des association de protection des animaux, les dons à la mairie pour refaire les routes, la générosité fait partit des valeurs de la famille. Comme disait mon père, l'argent ne fait pas le bonheur de ceux qui l'ont, mais de ceux qui ne l'ont pas. A comprendre que quelqu'un qui n'a pas ou peu d'argent en ferra toujours meilleur usage qu'un bourgeois si on lui en donnait. C'est pour ça que mon père me disais tout le temps que l'argent que nous avons, nous le devons. Oui mon père avait beaucoup de phrases philosophiques sur l'argent. A leur mort j'ai hérité du manoir, et de tous les biens immobiliers de ma famille, continuant sans cesse à faire rentrer de l'argent sans avoir à bouger le petit doigt... La vie est facile pour moi. Mais pour le SDF en bas de la rue, elle n'est pas tendre.  c'est pour cela que tant que je n'habitais pas le manoir, je laissais la femme de ménage accueillir les SDF qui voulaient passer une nuit au chaud. Il est arrivé parfois, que je compte un chandelier disparu, mais qu'importe. Si j'avais du fermer les portes à cause d'un voleur, beaucoup de gens honnêtes auraient été punis pour rien. Aujourd'hui je continue de mettre à disposition des bâtiments pour les sans abris, mais il est vrai que je ne m'étais pas engagé dans une association depuis longtemps...

 
Quand Hedwige me demanda maladroitement si je voulais bien boire un verre avec elle à l'occasion, cela me fit sourire. Elle semblait extrêmement gênée de se propre demande, et ne savait plus où se mettre. Cela faisait bien longtemps que personne ne m'avait proposé de boire un verre. En général on me propose plutôt de les servir si je puis dire. Je tentais de la rassurer. "Et que diriez-vous d'aller boire un chocolat liégeois tout en me faisant visiter les locaux de votre association?" Lui dis-je avec le sourire pour la faire revenir parmi nous. J'avais grandement envie d'en apprendre plus sur eux et leur activité, et de m'intégrer dans le projet. "D'ailleurs, puis-je me permettre de vous demandez si vous avez déjà un parrain?" Mon père avait été parrain d'une association luttant contre la déforestation, et incitant au recyclage. Cette association était grande et avait plusieurs parrains et marraines, voilà pourquoi je n'ai pas spécialement renouvelé le contrat avec eux, voulant aider les plus petites structures. Et j'avais aujourd’hui devant moi, exactement ce type d'association. "J'aimerai beaucoup voir la façon dont vous organisez tout ça !" Je pourrais éventuellement financer des travaux s'ils ont des soucis ou des besoins fondamentaux. Je pris la carte sur laquelle s'inscrivait le logo et le slogan, que je ne manquerais pas de faire apparaitre sur ma carte, en lui faisant le plus large sourire que je pouvais faire. J'avais vraiment hâte d'en apprendre d'avantage.


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C'est partit pour la visite guidée ^^
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Re: Une petite place pour moi ?

 par Invité le Sam 10 Mar - 16:42

Une petite place pour moi ?

Gênée de sa propre audace, l’éducatrice spécialisée est visiblement mal à l’aise. Inviter quelqu’un à boire un verre n’est pas quelque chose d’habituel pour elle ; disons qu’elle a décidé de tenter sa chance, et qu’elle ne s’en remet toujours pas. Hedwige n’est pas timide, c’est un fait ; néanmoins, lorsqu’il s’agit de ses relations, elle peut être d’une maladresse infinie. A l’image d’une enfant, les relations adultes la laissent perplexe, et elle se surprend elle-même à avoir voulu boire un verre avec quelqu’un, même sans avoir d’arrières pensées particulières, si ce n’est le fait de pouvoir faire plus ample connaissance avec le gérant du Cocktail Colors. Elle rit doucement lorsqu’Anakin répond à cette singulière demande, et acquiesce vivement. « Je crois que c’est une très bonne idée, oui. » Puis, elle secoue la tête, spontanément, face à la question de l’homme. Non, l’association n’est pas officiellement parrainée. « Pas encore, non. Nous avons quelques donateurs réguliers, car vu les problématiques du public accueilli, nous ne pouvons pas forcément imposer une cotisation. L’état est un peu frileux en ce qui concerne nos subventions, et c’est ce qui nous bloque principalement, pour être honnête. » Elle lui sourit, un peu plus détendue et bien moins rouge que quelques minutes auparavant. « L’association n’est pas très loin. » ajoute-t-elle, tout en se levant après fini de rassembler ses affaires.

Il n’y a pas vraiment besoin d’utiliser une voiture, et marcher est toujours un plaisir pour Hedwige, qui entraîne Anakin dans les rues de la ville. « Nous sommes une toute petite association, mais nous avons quand même réussi à monter quelque chose qui tient la route. Nous sommes sept professionnels, et nous accueillons également des stagiaires et des bénévoles. Notre équipe est composée de plusieurs éducateurs spécialisés, mais également d’une assistante sociale et d’un conseiller en insertion professionnelle, et nous disposons de 4 places en hébergement d’urgence, dans un immeuble à quelques minutes du local de l’association. D’ailleurs deux nouvelles places vont bientôt ouvrir. Nous avons aussi une capacité de prise en charge de 18 usagers, qui peut s’étendre à 25 selon les demandes. Nous y voilà. » Éclairée d’une certaine fierté, Hedwige montre la devanture d’un local modeste, sur lequel le logo de l’association est bien visible. Entrant dans l’établissement, c’est avec un grand sourire que la jeune femme salue ses collègues, qui rient bien vite du fait de la voir là alors qu’elle est en repos. D’un bond, un jeune homme se lève du siège qu’il occupait jusque là, pour venir serrer la main d’Hedwige. « Oh, bonjour Oscar ! Vous avez rendez-vous, aujourd’hui ? » Le dénommé Oscar acquiesce. « Oui, pour finaliser ce qu’il faut pour mon apprentissage. J’ai trouvé un patron qui est prêt à me prendre ! » Le sourire d’Hedwige est si sincère qu’il semble éclairer soudainement la pièce. « Je suis tellement contente pour vous ! Je suis certaine que tout se passera bien pour vous, vous êtes capable de grandes choses et votre patron aura de la chance de vous avoir dans son entreprise. Dites-moi, est-ce que vous seriez d’accord pour que je montre votre dossier à Mr Hawk ? » Elle montre Anakin, sans perdre son sourire. « Il voudrait pouvoir se rendre compte du travail que l’on fait ici, et je pense que prendre connaissance du dossier de l’un des adhérents de l’association pourrait être une bien meilleure explication que toutes celles que je pourrais donner. » Oscar acquiesce. Il est évident qu’il a confiance en Hedwige, cela se ressent profondément. En lui serrant chaleureusement la main, la rouquine le remercie, avant d’emmener Anakin vers le bureau réservé au personnel.

« Nous suivons Oscar depuis sept mois. Je vais vous montrer son dossier, attendez. » Elle farfouille parmi les documents, et fini par mettre la main sur un classeur rouge. « Voici. Les dossiers se composent toujours d’une feuille de renseignements, qui est remplie par l’usager avant la prise en charge. Là, vous voyez, avec l’identité, une éventuelle adresse s’il y a lieu, ainsi qu’une ligne de contact. L’usager remplit également lui-même les raisons de sa demande de prise en charge, et a le choix de nous indiquer sa mutation et de nous joindre son certificat de dépistage. Ce ne sont pas des pièces obligatoires. Oscar nous a fournit ces informations, mais ce n’est pas le cas de tous les usagers, qui ont souvent un rapport particulier avec leur statut de mutant, et qui peuvent même en avoir honte. Là, voilà. Lorsqu’Oscar est arrivé, il avait 18 ans. Son dépistage positif avait fragilisé ses liens avec sa famille, qui ont fini par totalement voler en éclat quand il leur a annoncé son homosexualité. Dès ce moment, c’est un schéma malheureusement habituel ; il a été considéré comme un monstre, une aberration et il a été mis à la porte par ses parents. Il a été très précis sur les faits. Son quotidien a été un enfer suite à son dépistage, il n’avait pas le droit de manger en même temps que le reste de sa famille, il n’avait que le strict minimum au niveau des vêtements, de la nourriture et des fournitures nécessaires, et ses parents ne voulaient pas lui payer une quelconque formation car ils étaient convaincus que de toute façon, Oscar n’était qu’une erreur de la nature. En somme, il était traité comme un animal au sein de sa propre famille. Lorsqu’il a annoncé qu’il aimait les hommes, ça a été la goutte de trop et Oscar s’est retrouvé chez nous. Nous avons réussi à contacter l’une de ses tantes, qui a accepté de le loger gratuitement, mais les relations avec elle sont tendues et elle nous précise régulièrement qu’elle ne le gardera pas éternellement sous son toit, et qu’elle a parfois peur de lui. Oscar est capable d’altérer la réalité, et il ne contrôle pas toujours sa mutation, ce qui pose parfois quelques soucis au domicile de sa tante. Oscar veut devenir pâtissier, mais faute d’avoir pu faire une formation adéquate, nous avons travaillé avec lui pendant ces derniers mois pour une remise à niveau scolaire, et pour l’aider dans ses démarches administratives. Il a été accepté en alternance, sous réserve de trouver un patron, et comme vous avez pu l’entendre, c’est chose faite. Normalement, sa prise en charge devrait se terminer lorsqu’il aura les moyens de subvenir seul à tous ses besoins, ce qui implique une situation socioprofessionnelle et un logement stable. »

Après avoir fini son monologue, Hedwige relève la tête vers Anakin et lui sourit. Elle avait presque oublié sa présence. « Le reste du dossier est composé de rapports éducatifs, et des différentes observations, faites dans le cas d’Oscar essentiellement par notre assistante sociale et par notre conseiller en insertion. Ça nous permet de garder une trace de son parcours, et de pouvoir établir avec l’usager un projet personnalisé. Dans le cas d’Oscar, son projet s’oriente essentiellement autour d’une insertion professionnelle, qui lui permettra d’accéder à une indépendance financière et à un logement. Nous avons aussi travaillé avec lui sur la construction d’un réseau social, car il commençait à être en isolement social avéré, par le biais notamment d’activités au sein de l’association avec d’autres usagers. Oscar est aujourd’hui presque prêt à prendre son envol, mais c’était un jeune homme vraiment perdu et mal dans sa peau à son arrivée dans l’association. » Elle s’arrête enfin de parler, pour laisser de l’espace à Anakin. Hedwige est passionnée lorsqu’elle évoque son travail, et pouvoir le présenter à quelqu’un qui s’y intéresse est toujours un moment qu’elle apprécie.  

ft. Anakin
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Invité

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Re: Une petite place pour moi ?

 par Anakin Hawk le Ven 30 Mar - 11:06

Hedwige
&
Anakin
Une petite place pour moi?

Arrivés sur place, je remarquais que les locaux étaient fonctionnels mais mériteraient des travaux. Il y avait quelques personnes, sans doute ses collègues, et un jeune homme qui annonça a Hedwige qu'il avait trouvé un patron. Cette journée avait tout l'air d'être formidable pour elle ! Après être entrés dans son bureau, Hedwige me présenta le dossier du jeune Oscar. Un parcours bien malheureux pour ce pauvre homme. J'ai appris ma mutation après le décès de mes parents, je ne sais donc pas comment ils auraient réagis, mais mes parents étaient aimants et je suis persuadé qu'ils n'en auraient eu que faire. Ma mutation fut un véritable don pour moi, une bénédiction. Mais ce n'est pas le cas de tous, comme ce pauvre Oscar qui semblait avoir une mutation pouvant se révéler dangereuse pour son entourage. Quant à son homosexualité, je pense que nul ne peut juger quelqu'un sur ses sentiments. Quand je vois des gens capable de détester quelqu'un, tout ça parce que lui, aime quelqu'un d'autre... Je me demande si ces personnes ont évolué depuis l'âge de pierre... Je trouve quand même formidable que ce jeune n'ai pas été seul au moment de sa descente aux enfers, We Are One lui a lancé une corde et il a du s'accrocher pour remonter mais aujourd'hui c'est chose faite. Cette association me touche énormément.

 
Hedwige parlait beaucoup quand il s'agissait de son association, mais je trouvait ça tout à fait charmant. Elle était passionnée et cela se voyait, s'entendait. Comment ne pas céder face à une telle motivation de faire le bien ? "Tout ce que vous me dites là est formidable. Je serais vraiment très heureux de porter ma pierre à l'édifice si vous le voulez bien. Un encart publicitaire c'est une chose, mais je voudrai réellement devenir votre parrain. Vous êtes une jeune association qui mérite de grandir, et malgré les difficultés financières vous arrivez à mettre à disposition des locaux, et des logements pour les personnes dans le besoin. Cela me donne une bouffée d'espoir pour l'humanité !" Je marquais une légère pause, considérant une idée qui venait de germer dans mon cerveau. "J'ai remarqué en arrivant que la boutique mitoyenne à vos locaux était à vendre, peut-être pourrais-je en faire l'acquisition pour vous permettre de vous agrandir en cassant ce mur ? Et par la même occasion permettre de faire les travaux nécessaires dans les locaux déjà en place ?" Avec la boutique qu'il y avait à côté, il y aurait sans doute la place de faire deux ou trois bureaux, ou bien de faire une salle des archives ou de classement de dossier. En plus de cela, les boutiques sont toujours munies d'un espace vital avec toilettes et lavabo, soit une arrivée d'eau supplémentaire ce qui peut être très pratique. "L'entreprise à laquelle j'ai fait appelle pour les travaux dans mon bar est très efficace et surtout rapide quand c'est moi qui signe au bas de page. Il ne leur faudrait sans doute pas plus d'une semaine pour tout terminer." C'est toujours compliqué de fermer pendant une semaine, mais il est toujours possible de laisser l'association ouverte même avec les travaux sur une moitié du bâtiment. De ce que j'ai vu, ils ont déjà des bureaux bien fonctionnels qui permettrait de continuer à recevoir même s'il devait y avoir du chantier dans la pièce d'à côté. Je suis persuadé que cela peut se faire. J'étais d’ors et déjà prêt à dégainer mon téléphone et à chercher dans mes contacts l'entreprise en question. De plus comme se serait des travaux en intérieur, ils ne subiront pas les caprices du climat et ne seront pas obligés de s'arrêter s'il se met à pleuvoir dehors. J'ai presque hâte de voir ce que ça pourrait donner, alors que je viens juste d’émettre l'hypothèse et que j'attends la réponse d'Hedwige.



CODAGE PAR AMIANTE
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