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[Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

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[Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Louciane J. Howard le Mar 6 Fév - 1:11


I’m not fucking old, thinks otherwise…
Kaisa ft. Louciane



En voyant le papier sur son bureau, le sergent grimaça d'abord en voyant l'intitulé. Il crut d'abord que c'était une erreur. Puis il vit son nom inscrit dessus et du le relire au moins trois fois, pour être sûr qu'il s'agissait bien de lui. Il y avait bien un Jayden au poste, cependant il ne portait pas le triste nom de Howard.
Non, cet saloperie de papelard lui était bel et bien destinée, et lui semblait quelque peu vexant pour son ego. Ok, il avait passé quelques visites médicales, c'était la loi. Juste ces visites qui font perdre une heure, occupé par quelques questions, ne révélant à chaque fois qu'un peu de tension. Trop de stress qu'ils disaient. Pas de cholestérol, pas de mauvaise graisse, même pas de poignée d'amour auxquelles s'accrocher. Pas de problème cardiaque ou pulmonaire, du à la cigarette - qu'il arrêtait et reprenait de façon intempestive - ou même de problème de foie, à cause de sa consommation parfois excessive d'alcool. Non, Louciane était en parfaite santé, et bien plus capable que des gamins ayant la moitié de son âge. Alors ce foutu papier le conviant à une évaluation physique complète, avec test d'effort, et de tir, lui semblait des plus mal venu. Il tombait carrément de haut.
- « Qu'est-ce que c’est que cette connerie ? Lâcha-t-il contrarié, en éjectant le papier sur le bureau.
- Bonjour à toi aussi. Bien sûr que tu entrer, c'est gentil d'avoir frappé. Répondit l'Inspecteur en levant le nez vers lui, déjà agacé. Attrapant la feuille, il la jeta de l'autre côté de son clavier. Félicitation, tu es vieux. C'est ça qui te dérange ? On l'a tous passé ce test…
Ses sourcils se froncèrent un peu plus qu'ils ne l'étaient déjà, marquant profondément ses traits.
- Très drôle… T'as quoi toi ? Cinquante quatre piges ? Tu l'as passé y a quatre ans peut être ?
L'homme réfléchit quelques instants, puis secoua la tête.
- Non. Mais moi je suis ton supérieur, et je ne sors plus trop d'ici.
- C'est vrai. J'avais oublié que tu risque la crise cardiaque, rien qu’en soulevant un stylo. Répondit Louciane avec sarcasme.
- C'est vrai que toi, courir, faut pas trop t'en demander… Soupira son interlocuteur. "A lâché un chien civil sur un suspect", "A arrêté la fuite d'un prévenu avec sa voiture, alors qu'il fuyait à vélo", "A appréhendé un suspect avec… un couvercle de poubelle"… Je continue ou si ça te suffis ?
Ses doigts laissèrent retomber le coin du dossier, qu'il avait du intituler "casserole". Le brun soupçonnait même son supérieur de garder ce genre de dossier sous la main chaque fois qu'on venait le voir. Surtout le siens.
- Je suis parfaitement capable de courir… Je suis même plus capable que ces gamins de vingt ou trente ans, déjà gras du bide parce qu'ils sont casés.
L'homme leva les yeux aux ciels, agacé par cette conversation sans but ni fondement.
- Et quoi ? L'expérience t'as rendu malin ? Si je juge ton dossier, ça t'as surtout rendu con. C'est quoi ton problème, concrètement, avec cette putain d'évaluation ?
- J'ai rien à prouver, ils me fouetteront pas au placard ! S'emporta son vis à vis, en pointant d'un geste accusateur la porte du capitaine.
L'inspecteur leva les mains en signe de capitulation, et recula quelque peu sa chaise, afin de marquer un peu de distance.
- Ok, stop ta paranoïa. Sont pas nés ceux qui te cloueront derrière un bureau. Ecoute, t'es pas le seul à la passer. Ça te fait chier, je le conçoit. C'est la hiérarchie qui décide. Et si tu les envois se faire voir à base de : "chsuis trop vieux pour ces conneries", bah ouais, t'es trop vieux pour le service. Et tu pourras dire bonjour à la brioche. Il tendit une main vers la convocation. Maintenant tu vas poser un mouchoir sur ton ego blessé, retirer tes couilles de mon bureau, et aller la mette bien profond à ces jeunots. Puis tu seras mignon de me laisser bosser.
Le foudroyant du regard, le Howard ramassa la feuille, puis la fourra dans la poche interne de sa veste. Pour une fois, il ne trouvait rien de plus à dire. Avec lui, son supérieur avait vite apprit qu'il fallait se placer à son niveau, voir au dessus, pour avoir la paix.
- Au faite Louciane, le rattrapa-t-il à la volée sur le pas de la porte, ça avance ton enquête ?
Le brun tourna vers lui un visage des plus contrariés.
- Cette peau de vache de juge s'en mêle. Je comprends pas bien pour qui elle nous prend. Mais si elle nous met tous dans le même sac de lâche démissionnaire, elle va voir qui fait dans son froc. J'aime pas qu'on marche sur mes plates-bandes.»
A ces mots, il ferma brusquement la porte, sans attendre s'il avait quelque chose à ajouter. C'était donc ça l'objet de sa colère… Il était vrai que les arrêts maladies de masse qui tombaient, pesait beaucoup sur ceux qui assuraient encore leur poste. Et il n'était pas très appréciable d'être considéré comme moins que rien à cause de ces hommes là. L'affaire des overdoses en série mettait tout le monde à cran. La presse était déjà sur le dos de la police, alors si les juges se mettaient à estimer qu'ils pourraient mieux faire qu'eux leur boulot, ça n'allait pas apaiser les tensions entre service. L'inspecteur se demandait souvent pourquoi le Howard n'avait jamais tenté d'être chef de la police, lui qui n'appréciait pas qu'on lui tienne tête.

Louciane avait finit sa journée profondément contrarié. Sur le chemin du retour, il avait été fortement tenté d'appeler sa sœur. Lui proposer un entraînement au dojo familial. Cependant, il l'entendait déjà d'ici se moquer. Lui rappelant que oui, à cinquante ans pour un flic, on est un vieux. Et un vieux con dans son cas. Il la voyait déjà lui briser le dos et les reins sur le tatami, bien trop énerver pour oublier qu'il ne fallait pas lui foncer dessus. Il l'entendait lui dire qu'il n'apprenait jamais. Et lui, lui répondre qu'il était trop vieux pour ça…
Non, appeler Cassi n'était pas une bonne idée. L'homme s'adresserait plutôt à sa colocataire éternelle. Depuis combien de temps n'avait-il pas fait quelque chose avec sa fille ? Trop longtemps, à son sens.

En passant la porte, Louciane signifia sa présence, puis fut instantanément accueillit par Yron, qui lui fit la fête de façon plus discrète que son homologue canin. Se mettant à sa hauteur, il lui flatta la tête avant de le renvoyer. En ça le Veilleurs préférait les chiens aux êtres humains. Inconditionnel dans leur affection, ne gardant jamais rancœur. Pas de prise de tête ou de prise de bec. Mieux qu'un mariage en somme. Il ne s'étonna pas vraiment de ne pas voir Vane fondre vers l'entrée, comme à son habitude. C'est que Kaisa devait être rentrée, bénéficiant de la compagnie de son éternel gardien. Jetant son manteau sur le patère, il la retrouva dans la cuisine. L'homme la salua, et lui serra affectueusement l'épaule en passant à côté d'elle. Louciane se montrait que très rarement affectueux envers elle, mais sa fille avait l'habitude de ça, elle l'était pour deux.
Ouvrant le frigo, il se sortie une bière. Une habitude quasi quotidienne, qu'elle ne voyait pas toujours d'un très bon œil, bien qu'elle n'en disait rien. Néanmoins, il avait besoin d'évacuer sa contrariété. Décapsulant la bouteille, le brun s'autorisa une gorgé, puis retira sa veste, qu’il posa sur le dossier de la chaise. Le flic se délesta de son holster de torse sur la table, étirant son dos et ses épaules endoloris, avant de soupirer en sortant ce maudit papier de la poche interne du vêtement.
- « J'ai un scoop pour toi, ton père est un vieux...»
Louciane n'en dit pas plus, se contentant de tirer la chaise en face d'elle pour s'assoir. Il n'en dira rien de plus, attendant simplement qu'elle le demande par elle même, ou ne lise le papier. Il n'était pas du genre loquace, ou à demander de l'aide, la jeune femme ne le savait que trop bien. Il ne lui demandera jamais rien à moins qu'elle ne le fasse.

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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Kaisa H. Howard le Jeu 22 Fév - 23:25


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La jeune femme profitait pleinement d’une de ses rares après-midi de repos, surtout que celui-ci tombait un vendredi, juste avant un week-end sans garde. De quoi la mettre d’excellente humeur, il fallait bien l’avouer. Elle en avait profité pour une petite sieste, pour une fois que Morphée ne l’avait pas boudée. Au final, elle était restée chez elle tout le long, Isaac étant à la caserne. Quelques épisodes d’une série, avec les chiens pour peluches personnelles.

La seule raison qui la poussa à sortir de son état de larve fut pour préparer le dessert du soir. Un millefeuille maison. Le tout sous le regard attentif d’Yron et de Vane qui attendait patiemment que quelque chose d’appétissant ne tombe sur le sol. Elle secoua la tête en ricanant. Sa maladresse s’était effacée des années plus tôt, et elle refusait tout bonnement de leur donner quoi que ce soit qui pourrait nuire à leur santé. Déjà qu’elle était pire qu’une mère poule pour son père, les deux animaux de la maisonnée n’y échappait pas non plus.

-N’y songe même pas Vane, tu n’auras pas droit au chocolat du glaçage.

L’intéressé se contenta de s’allonger, les yeux toujours rivés sur sa maîtresse, mais restant loin de ses jambes alors qu’elle s’afférait dans la cuisine. Tout comme le malinois de Louciane qui s’était installé près de la porte. Il ne leur manquait que la parole, et ces derniers auraient pu faire des rapports complets sur le moindre de ses faits et gestes.

Elle finissait tout juste le glaçage lorsqu’Yron fila vers l’entrée. Sans aboyer ni grogner. Son père rentrait du travail. Un coup d’œil vers la pendule lui apprit qu’il était relativement tôt. Son regard clair se dirigea ensuite vers son père, vérifiant par automatisme s’il ne présentait aucune blessure apparente. Une fois satisfaite, elle revint à son expression particulièrement renfrognée. Raison pour laquelle elle le laissa prendre une bière dans le frigo sans la moindre protestation. Tout juste un petit froncement de nez.

-Bonjour ‘pa.

Un sourcil se haussa alors qu’elle prit le papier pour le lire. Cela ne pouvait pas être si terrible que cela, n’est-ce pas ? Un test d’aptitude physique. Elle secoua doucement la tête, amusée.

-Mais non, tu n'es pas vieux. On en reparlera quand tu auras plus de 85 ans, d'accord ?  C’est juste un test qu’ils font passer à tout agents de terrains non ? Tu n’as qu’à leur prouver que tu es plus en forme qu’une bonne partie de tes recrues. Ca ne devrait pas être si difficile que cela.

Elle reposa la lettre sur la table, et rangea rapidement le reste des ustensiles. Un sourire félin étira ses lèvres alors qu’une idée lui traversait l’esprit.

-Je peux même t’aider à arriver premier, si tu veux.

L’étincelle qui brillait dans son regard ressemblait bien trop à celle de son père lorsqu’il prévoyait un entraînement particulièrement intensif. La digne fille de son père. Malgré son métier qui ne nécessitait pourtant pas une condition physique parfaite, la jeune Howard ne lésinait pas sur le sport. Et elle devait facilement égaler les prouesses des jeunes collègues de son père. Et même du groupe d’amis d’Isaac. Le tout, avec une carrure de crevette comparé à ses comparses masculins. Ce qui lui donnait encore plus de satisfaction lorsqu’elle finissait avant eux.

-Va enfiler de quoi courir, on va sortir les chiens. On se retrouve dans dix minutes dans la cours.

Et non, elle ne posait pas la question. Mais vu la façon dont il avait emmené le sujet, il ne serait pas contre un peu d'entraînement. Comme s’il la comprenait parfaitement, Vane se redressa rapidement et suivit la jeune femme à la trace alors qu'elle filait vers sa chambre pour mettre des vêtements de sport et retrouver la laisse de son chien.  


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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Louciane J. Howard le Sam 10 Mar - 2:13


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Trop dramatiser… Louciane savait parfaitement qu’il accordait bien trop d’importance à ce bout de papier. Cependant, ça le mettait quand même hors de lui, de façon quelque peu irrationnelle. Si pour certain ça ne voulait rien signifier, pour lui ça pointait un peu trop la direction du placard. Et une chose était sûr, pour ce flic de carrière, c’est qu’il faudrait au moins lui briser les vertèbres pour le coller dans un placard.
Rien que la paperasserie suffisait presque à lui filer des boutons, alors rester visser sur sa chaise jusqu’à la retraite… Même pas en rêve. Pour lui ce papier voulait dire "vous avez fait votre temps, laissez la place". Mais la place à qui ? Il les voyait tous ces jeunes qui débarquaient, sans aucune expérience. De la chair à canon, comme les troufions qu’on envoi sur le front après six mois de formation. Ce n’était pas pour rien que le Sergent préférait travailler seul. Ce n’était pas tant parce qu’il avait une réputation de connard asocial, mais il avait déjà perdu deux coéquipier par le passé… C’était déjà deux de trop. Ses vieilles blessures se trouvaient là pour le lui rappeler, de façon plus ou moins sentit. L’homme préférait encore mourir en service que d’être mis au rebus.
Certains pourraient aisément se laisser à penser, qu’il se trouvait en pleine crise de la cinquantaine. C’était sans doute ça. Lui n’y pensait même pas. Il était un peu à l’image de ces soldats revenant de la guerre et ne pouvant s’empêcher d’y retourner, malgré leurs traumatismes.

C’est pour ces raisons que la réflexion de sa fille le fit sourire. Elle lui arracha même un très léger rire, qui aurait pu plus s’apparenter à un soupir. Se rendait-elle seulement compte qu’il ne se voyait pas vieux ? Quatre-vingt cinq ans… Oh non ils n’en reparleront certainement pas à ce moment là. Il boufferait les pissenlits par la racine depuis longtemps !
- « On verra… Lâcha-t-il simplement, peu enclin à rentrer dans ce genre de débats avec elle.
Retenant l’amer « j’ai rien à leur prouver », coincé derrière ses dents.
Son regard suivit ses mouvements, surtout du dessert qu’elle prévoyait pour ce soir. Vin Dieu… Avec ça, elle s’étonnait encore qu’il tenait à se tenir en forme. Rien que de regarder le plat, il venait de prendre dix kilos. A ce train là, s’il devenait incapable de se mouvoir sur ces deux guitares, il finirait comme ces gonzes gagnant leur vie dans des concours d’avaleur de bouffe. Barrique à bière et caisse à donuts. Très peu pour lui…
- De toute façon, vu comment tu m’entretiens, j’ai intérêt à être plus en forme qu’un gamin de vingt ans. » Qu’il plaisanta, en s’octroyant une nouvelle gorgée de bière.
Le brun croisa son regard et s’enfonça d’instinct un peu plus dans son siège. Ce regard il le connaissait que trop bien : il avait exactement le même quand une idée lui passait par la tête. La sienne il ne l'aima pas. Si bien qu'il manqua s'étouffer en l’entendant.
Sortir courir ? Maintenant ? L'avait-elle bien regardé ? Sans doute pas assez. L'homme savait qu'elle ne plaisantait pas, elle n'était pas sa gosse pour rien. Cependant, il était son père et lui plaisantait encore moins. Il venait tout juste de rentrer du travail, il était épuisé, son agacement faisait poindre le début d'une migraine sous son crâne et sa crispation, quasi quotidienne, lui bloquait un peu plus les cervicales. Alors non, à part pour mouvoir sa carcasse de la cuisine au salon, il ne bougera pas d'un pouce.

Son regard croisa celui d'Yron, qui lui avait parfaitement compris. Mais son maitre pouffa un « Dans tes rêves » des plus équivoques. L’animal émit un faible couinement, avant de se résigner et de repartir dans le couloir, sans doute à la recherche de Kaisa.
Louciane le suivit, mais ne monta pas pour se changer. Ça non. Tout à l’heure peut être… Voir demain… Ou après demain… Mais maintenant, fallait même pas y penser. Ramassant son arme, ainsi que sa plaque, l’homme se traina jusqu’au salon et jeta le tout sur la table basse, puis se laissa tomber dans le fauteuil. Encore un vieux réflexe de flic : ne jamais rester loin de son arme. Puis c’était jamais une très bonne idée de laisser ce genre de chose sans surveillance.
Sirotant sa bière, le brun fit sauter ses chaussures une à une, sans se préoccuper de là où elles pouvaient bien atterrir. Ses talons trouvèrent leur place sur le repose pied, dans un soupir d’aise et son dos coula complètement dans le dossier. Kaisa n’allait pas être très contente, mais papi faisait de la résistance. Si elle comptait vraiment le faire sortir dans la seconde, faudra qu’elle l’entraine de force. Pour l’heure, il n’avait que deux envies : finir sa bière et dormir un peu. Voir même se coucher maintenant et sortir demain. Ou pas…
Ses paupières se firent lourdes et Louciane ne lutta pas vraiment contre sa fatigue. Il se faisait vraiment vieux…

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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Kaisa H. Howard le Lun 19 Mar - 21:48


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La jeune femme dévala les escalier quatre à quatre, prête en un temps record. Sauf qu’elle s’arrêta net, face à ce qu’elle découvrit dans le salon. Elle haussa un sourcil critique en voyant son père affalé dans le fauteuil, une bière à la main. Monsieur se plaignait qu’on lui imposait un contrôle sur son état de santé, sur ses capacités physiques, pour finalement s’échouer, tel un phoque, sur le divan ? Mais il se moquait d’elle ? Il s’agissait d’une mauvaise blague, n’est pas ? Un sourire bien trop sucré étira ses lèvres. Celui qu’elle destinait à ses patients particulièrement capricieux. Celui que son paternel ne connaissait que trop bien, lui aussi.

-Oh que non. Tu viens courir avec moi. Maintenant. Pour toutes les fois où tu m’as réveillée à quatre heures du matin pour effectuer un entraînement digne des commandos parce que j’avais eu le malheur de revenir avec une malheureuse égratignure…


Raison pour laquelle elle était sûrement plus en formes que les nouvelles recrues d’ailleurs. Et ce, en faisant deux tête de moins que ces derniers. Un nombre d’heures de sommeil perdues qu’elle déplorait malgré tout. A croire qu’il avait toujours attendu les nuits ou Morphée l’acceptait au pays des rêves, et non à celui des cauchemars. La brune se planta devant lui, attendant tout juste qu’il finisse sa bière.

-Mais bon, si tu préfères la télé à l’aide de ta propre fille, soit. Je n’aurais qu’à aller m’entraîner avec tante Cassie. Ou bien avec Isaac tien. Puis on en profitera pour aller manger quelque chose à l’extérieur.

La jeune femme savait bien que Louciane ne supportait pas ses amis masculins. Combien de fois avaient-il fait fuir ses petits-amis ? Elle avait cessé de compter, à vrai dire. Son regard dériva sur Yron qui avait bien compris le manque de motivation de son maître. Pauvre chouchou… Il aurait droit à sa balade. La jeune femme ne savait que trop bien que mentionner Isaac le ferait réagir. D’autant plus le brun se faisait une place de plus en plus importante dans l’existence de l’interne, et qu’elle n’hésiterait pas le moins du monde à le rejoindre pour passer sa soirée avec lui. Elle alla jusqu’à sortir son portable de sa poche. Elle avait de grande chance pour ne pas courir seule, malgré la paresse que son père affichait.

-Ce serait juste dommage de leur donner raison et qu’un des bleus te battent à la course.

Voilà qu’elle continuait de le titiller, appuyant sur chacun des boutons qui le ferait réagir. Et surtout qui le pousserait enfin à mettre ses baskets.

-Moi aussi j’ai eu une longue journée, ça va nous faire du bien. Et en plus, on profitera pour bien manger ce soir. J’ai même préparé ton plat préféré.

Ce n’était qu’après qu’elle ressortait la douceur. Comme pour appliquer du baume sur son ego qu’elle venait de piquer. Ca devrait plutôt bien marcher. Du moins elle l’espérait.

-Et ça nous permettra de passer du temps ensemble… Pour une fois que nos emploie du temps concordent… S’il te plaît ?

Ses yeux s’écarquillèrent légèrement, adorable. Vane, lui, attendait sagement son humaine, sans bouger d’une oreille. Toujours obéissant lorsqu’elle se trouvait à proximité.


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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Louciane J. Howard le Sam 24 Mar - 16:17


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Ce qui l’empêchait, très certainement, de tomber dans un sommeil profond et total, se trouvait dans sa main droite. Ce ne serait pas vraiment la première fois, qu’une bière finirait sa course sur le plancher. Cependant, si ça ne pouvait pas être une fois de plus, ça l’arrangerait. De toute manière, dormir en étant observer, il n’avait jamais su le faire le Howard.
Il pouvait le sentir, le regard de ce maudit cabot, installé non loin de là, n’attendant qu’une chose : sa promenade quotidienne. Qu’il sorte donc dans le jardin et lui fiche la paix… Pourquoi avoir décidé de prendre un chien déjà ? Ces créatures étaient comme des gosses, si ce n’est pire. A la différence, c’est qu’on pouvait plus facilement se débarrasser d’un animal de compagnie, sans trop de conséquence qu’une amende – et encore – alors qu’un gamin… Il fallait attendre au moins vingt et un ans. Et encore…
Cependant, Louciane ne pouvait pas trop se plaindre de sa fille. Elle s’occupait parfaitement bien de lui, qu’il le lui demande, ou pas d’ailleurs. Elle avait toujours été volontaire et prompt à l’entre aide. Parfois un peu trop, pour son propre bien. La gamine avait un caractère assez affirmé. En ça, elle ressemblait à son père. Pour le reste… tout semblait vouloir les opposés. Cependant, il pouvait s’estimer heureux, qu’elle ne lui ressemble pas sur tous les plans. La pauvre aurait eu de sérieux problèmes… Son altruisme, elle le tenait bien de sa mère.
Son semblant de relation sociale, il le conservait uniquement parce qu’elle vivait encore sous le même toit que lui. Le brun ne lui demanderait jamais de partir, bien qu’à son âge, beaucoup de parents l’auraient souhaité. Lui non. Même s’il savait qu’elle le ferait à un moment ou à un autre. Surtout si elle comptait avoir une vie sentimentale…

En l’entendant débouler dans le salon, le somnolant ouvrit une paupière lourde, puis renifla sous ses râleries. Considérant sa tenue d’un œil fatigué, il eut tout le loisir de constater que non, elle ne plaisantait pas. Enfin… où avait-il la tête ?! C’était sa fille, rien que ça aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Mais il fallait encore rivaliser avec le model original.
- « Plains-t-en... Souffla-t-il en se redressant quelque peu, légèrement pâteux. Au moins t’as besoin de personne pour te défendre. »
L’homme bougonna sans vraiment articuler, se contentant d’une simple gorgée de bière. Il la regarda se planter face à lui, comme si elle attendait quelque chose. Si c’était qu’il finisse sa boisson, faudrait qu’elle revienne dans quelques heures pour ça. La bière, c’est fait pour être siroté, savourée – surtout quand elle est vraiment très bonne – ça ne se boit pas cul-sec. D’abord parce qu’il n’y avait bien que les alcools forts qui se trouvaient destiné à cet effet, et il était trop tôt pour ça. Ensuite boire trop rapidement ça enivre bien plus vite, et pas toujours de la meilleure des façons.
A la place, il l’écouta simplement parlé, silencieux. Observant son manège d’un œil critique, ne réagissant pas une seconde à un seul de ses arguments, se contenant de quelques haussements ou froncement de sourcil. Lorsque ce cher Isaac fut mentionné, sa réaction ne fut qu’une simple et pure coïncidence, due au fruit du hasard, ainsi qu’à un timing vraiment involontaire. Un léger rôt s’échappa de ses lèvres closes, dont il ne s’excusa même pas. A la place, l’homme jeta un regard à sa bouteille, comme si le son venait de là, et non de lui. Un autre inconvénient de vouloir boire trop vite : les gazes…

Quand Kaisa eut finit son speech, Louciane laissa tomber ses jambes de chaque côté de repose pied, puis glissa au bord du fauteuil. La bouteille à peine entamée finit sur la table, et il se massa les yeux entre le pouce et l’index, poussant un très long soupir. Secouant légèrement la tête, le flic la regarda d’un air dépité.
- « Comment je t’ais élevé ma fille ? J’serais bien curieux de voir comme tu t’en sors face à un patient violent, si t’es même pas capable de profiter de la situation, en te vengeant de ton vieux père. »
Ce n’était absolument pas un reproche, mais compte tenu des griefs qu’elle semblait encore lui tenir, à sa place il en aurait honteusement profité et l’aurait tiré par les pieds. Lui l’avait fait. C’était l’occasion de lui rendre la pareille. Mais non… elle jouait sur l’affectif.
Si elle s’imaginait que ses petites tentatives de piquer son égo avait joué… Il était flic depuis trente ans, ça n’équivalait même pas à un pet de mouche. La carte du pseudo petit copain ? Elle était adulte… Après tout, elle faisait bien ce qu’elle voulait. Tant qu’elle prenait ses précautions, et que ces sales merdeux ne venaient pas se pavaner sous son nez. Bordel… Le jour où elle serait mère – jamais – elle comprendra ses réactions. Pour l’heure… Le Howard s’en fichait pas mal qu’elle aille courir avec lui. Surtout si elle emmenait Vane, elle n’avait pas besoin de son cher père, pour saboter cette entrevue. Le husky se trouvait être un très bon expert en la matière.
Non, ce qui avait fait réagir le père qu’il était, se trouvait dans sa dernière phrase : Et ça nous permettra de passer du temps ensemble… Pour une fois. Comme si elle lui balançait, de manière plus ou moins subtile, toutes ces fois où il avait été absent de sa vie. Bien sûr, ça ne devait pas être intentionnel, Kaisa n’était pas de ce genre. C’était plus son style à lui…
Claquant ses mains sur ses genoux, l’homme se désincarcéra du fauteuil, sans rien ajouter de plus et ramassa ses effets. Faisant un crochet par la cuisine, le flic s’apprêta à mettre sa boisson au frigo, puis changea d’avis et la vida dans l’évier.
Résigné, il partit dans sa chambre, enferma sa plaque, ainsi que son arme, puis redescendit quelques minutes plus tard, en bermuda de sport, refermant d’un coup sec la fermeture de sa veste par-dessus son t-shirt. Ça paraissait un peu léger pour ce mois de janvier, cependant le froid saurait stimuler son sang. Et sa motivation. Parce qu’il ne l’était pas pour un sous. Enfilant ses baskets, il écarta les bras en observant sa fille.
- « Bon. On y va ou quoi ? Je t’attends moi ! » Qu’il lui lança, d’un ton légèrement impatient.
C’était ironique bien sûr. Elle le savait parfaitement. Surtout qu’il leur manquait quelque chose d’essentiel. A savoir des bouteilles d’eau, et les laisse des chiens. Chiens qui réagirent de façon assez significative à la formule « on y va ».

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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Kaisa H. Howard le Dim 5 Aoû - 19:39


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Le tirer par les pieds ? Ca lui avait traversé l’esprit. Sauf qu’au final, il aura fini le derrière sur le plancher, sa bière renversée. Pour l’entendre râler tout au long de la course ? Non, vraiment, elle préférait s’épargner ce traitement. Toutefois, elle se ferait un plaisir particulier à lui faire un programme corsé. Peu importait si elle devait rentrer en se faisant tirer par Vane, assise sur un skate et crevée, mais elle comptait bien lui faire un entraînement aussi sympathique que ceux qu’il lui  avait concoctée. Elle le traînerait par les cheville un autre jour. Ca, ça pouvait très bien arriver. Dommage que Stormy ne soit plus là, cette dernière se montrait terriblement efficace pour taquiner son paternel. Mais elle n’aurait peut être pas eu la meilleure relation possible avec Yron…

-Ne t’en fais pas, tu m’as très bien éduquée. File mettre une tenue de sport, et je pourrais te le montrer.

Le tout avec un sourire adorable dessiné sur ses lèvres. Et lorsqu’il changea d’avis elle sourcilla. Qu’est-ce qui l’avait motivé ? Et ces dernières paroles rejouèrent dans son esprit. La brune se mordit la joue, comprenant que cela aurait pu être perçu comme un reproche. Alors qu’en fait non. Elle ne jouait pas sur les mots de cette manière. Pas avec Louciane.

Aux heures de balade, une simple phrase, comme il venait de prononcer, ferait toujours réagir les chiens. Et Kai ne put que soupirer face à Vane qui devint surexcité. Presque à trépigner sur place, comme pour dire à sa jeune maîtresse d’aller plus vite. Histoire qu’il puisse se défouler un peu. La brune secoua la tête et attrapa la laisse d’Yron qu’elle lança à son père. Elle avait déjà sa boule de poil à gérer, elle lui laissait l’autre. Mais avant d’annarcher le husky, elle fit un détour par la cuisine.

-Tu voudras une barre chocolatée ?

Sans attendre de réponse elle en glissa deux dans son petit sac avec deux bouteilles d’eau. Elle revint au salon, Vane sur les talons.

-Arrête de bouger dans tous les sens Vane. Calme toi, on y va bientôt.

Le Husky s’immobilisa lorsqu’elle s’accroupit pour lui enfiler son harnais. Malgré son énergie sans fin, l’animal savait se montrer obéissant. Avec elle. De quoi donner envie de s’arracher les cheveux pour les autres. Elle ouvrit la porte, et s’avança dans l’air froid. L’été lui manquait, vraiment.

-Prêt ?

Puis elle s’élança, d’abord doucement, histoire de s’échauffer un peu. Ils accéléreraient après, au niveau du parc. La, le parcours deviendrait plus amusant, et difficile aussi. Mais au moins, cela ferait bouger les deux chiens de la maison. Et cela lui ferait un bien fou, à elle aussi, tout en lui permettant de discuter avec son père.

-Dis… Dans tes collègues, il y aurait-il un Camden Baxter ?

Histoire qu’elle en sache plus sur son curieux patients. Un humain, d’après le lambda qu’elle avait aperçu.

-C’est peut être rien du tout. Mais… Il m’a montrer le mauvais bras en parlant de sa blessure, lorsqu’il est entré dans la salle d’auscultation. Comme pour tester mes souvenirs.

Si elle ne parlait jamais des gens qu’elle soignait, là, elle faisait une exception. Car il avait éveillé son instinct de veilleuse. Suffisamment pour qu’elle estime qu’en parler à Louciane soit important.

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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

 par Louciane J. Howard le Sam 1 Sep - 19:36


I’m not fucking old, thinks otherwise…
Kaisa ft. Louciane



Louciane avait bien remarqué que sa fille se demandait ce qui avait put le faire réagir aussi rapidement, sans qu'elle n'ait besoin de le trainer par les chevilles, ou bien de lui voler sa boisson. Bien entendu qu'il ne lui tiendrait pas rigueur de ces paroles, qui avait été prononcées sans aucune arrière pensé. Venant de sa part, le contraire l'aurait grandement étonné. Cependant, il régnait au fond de lui une culpabilité tenace, qui entrait en totale contradiction avec ses choix. Ceux qu'il avait fait par le passé et ceux qu'il continuait à prendre aujourd'hui. La fuite de ses responsabilités familiales, toujours consacrer bien plus de temps à son travail qu'à sa propre fille. Ou même sa propre vie. Cependant le Howard ne s'était jamais vu marier, et encore moins père. Et il avait été ces deux choses qui l’avaient toujours fait fuir. Aujourd'hui encore, lorsqu'il regardait Kaisa, il avait toujours cette boule au ventre, puis cette envie de déguerpir. Lui qui brisait tout ce qu'il touchait, il craignait sans cesse d'apporter plus de malheurs à sa gosse qu'autre chose. La preuve en était, par ces trois mots. Inconscient ou non, ils sonnaient à ses oreilles et se faisaient sentir dans ses trippes, comme un reproche amplement mérité.
Et comme souvent les actes son bien plus percutant que les mots, bouger ses fesses lui semblait plus approprier que d'ajouter quoi que ce soit. Que pouvait-il dire de plus de toute façon ? Il n'y avait rien à ajouter, puisqu'elle avait raison.

L'excitation des chiens le sortit de sa torpeur, observant Yron qui mirait avec un grand intérêt, comme s'il l'exhortait à aller plus vite, pour mettre ses chaussures et prendre la porte. Se tournant vers Vane, qui semblait s'être transformé en sauterelle, le malinois se dressa sur ses antérieurs, puis lui flanqua un coup de patte derrière les oreilles. Non sans grande méchanceté, seulement pour mettre fin à un jeu qui venait à peine de débuter. Cet animal était décidément un parfait model d'asociabilité. Tout comme son maître. C'en était parfois perturbant.
L’homme attrapa la laisse au vol, lorsqu’elle lui lança mais n’attacha pas son chien pour autant. L’animal détestait être tenu en laisse et le maître détestait avoir à tenir une laisse à bout de bras, puis être gêné dans ses mouvements. De toute façon Yron, contrairement à son homologue canin, avait une éducation plus que militaire. Alors il ne risquait pas de partir au loin, ou de courir après un chat, si l’envie lui en prenait.
Le brun ne lui répondit pas lorsqu’elle lui proposa la barre de céréale. Parce qu’il savait bien que même s’il lui disait non merci, elle en prendrait quand même. Serviable comme elle l’était. L’observant faire, il l’attendit patiemment, son chien venant se placer à côté de lui, lui flanquant de grand coup de nez dans les cuisses pour le hâter, lui signifiant son impatience d’aller faire cette promenade tant promise.
- « Nous n’attendons que toi, ma chère fille. » Qu’il lui répondit, comme une gentille moquerie, faisant totalement l’impasse sur le fait que c’était elle qui avait fait des pieds et des mains pour le tirer de son fauteuil.
Ouvrant finalement la porte, le malinois s’élançait dans l’air frais du soir, cavalant jusqu’au portail dans l’attente d’être enfin lâcher sur le circuit.

L’échauffement lui avait quelque peu fait cracher ses poumons, bien qu’il n’en montra rien. Depuis combien de temps n’était-il pas sortit courir comme ça ? Quelques mois… Puis en ayant recommencé à fumer, ça n’aidait pas non plus. Puis il n’avait pas le temps. Disons qu’il ne le prenait pas non plus. Du moins plus aussi souvent qu’avant, préférant perdre son temps au bar, au stand de tir… Mais avec le retour de Camden dans les parages, le flic en avait de nouvelles raisons de courir. En plus de cette affaire, du Poison Prince qui piétinait un peu trop à son à gout, lui prenant des heures et des heures pour rien du tout. Ça le rendait dingue. C’était sans doute pour ça que sa tension lui jouait des tours d’ailleurs. Encore une chose dont il avait bien prit soin de ne pas alerter Kaisa. Elle se serait inquiétée et aurait insisté pour lui faire passer pas mal de test. Ce dont il n’avait aucune envie. Préférant attendre que ça passe, se persuadant que ce n’était dû qu’au surmenage. La raison pour laquelle il avait également passé sous silence la "crise" passagère, qui l’avait prit le matin de son retour. Un mal qui ressemblait bien plus pour lui à une crise de nerfs, ou une crise d’angoisse. Deux choses auxquelles il ne voulait prêter aucune espèce de considération.
Se calant sur le rythme de sa fille, Louciane souffla quelque peu lorsqu’elle accéléra le rythme en arrivant au parc. Il devait se l’avouer que ça lui faisait du bien. Malgré l’air frais qui lui mordait les joues, la gorge et les mollets. Ce n’était rien, par rapport à toutes les pensées qui tournaient sans cesse dans sa tête et qui semblaient s’envoler à chaque foulée. Il faudrait qu’il songe à laisser de nouveau tomber la clope, puis laisser de côté le verre du soir, pour la tenue de sport et ressortir courir. Sans ou avec Kaisa. Même si avec la jeune femme semblait mieux. Partager avec elle quelque chose de plus sain, que ce qu’il daignait lui inculquer de la Veille. Il lui proposerait quand ils s’arrêteraient pour s’étirer. Bien que le Howard lui faisait assez confiance pour qu’elle ne le lâche pas, jusqu’à la date de son évaluation, au moins.

Alors qu’il s’apprêtait à rappeler Yron, qui s’éloignait un peu trop rapidement à son gout, il fut coupé dans son élan par la question de la jeune femme. Fronçant les sourcils, ça le surpris tellement qu’il buta brusquement dans une racine qui dépassait. Se réceptionnant comme il put, une douleur transperça son genou, le forçant à s’arrêter. Remontant sa jambe, il porta une main à son articulation meurtrit, lâchant un juron peu catholique. Repoussant Yron, qui s’était approché l’air inquiet, l’homme s’assit sur le banc, devant lequel ils étaient en train passer, puis étendit sa jambe pour la détendre un peu. Son regard se posa sur sa fille, à la fois inquiet, troublé et profondément contrarié.
- « Déjà, je vais faire comme si tu ne venais pas de trahir le secret professionnel. Commença-t-il en tentant de retrouver son souffle.
Normalement les médecins n’étaient pas censé parler de leurs patients, comme il n’était pas censé parler de ses affaires en cours. Cependant, avec ce qu’elle venait de lui dire, il n’était pas mécontent qu’elle le lui ait dit. Bien qu’il aurait préféré ne pas en entendre parler. Et se souvenant de ce que lui avait dit Camden, sur le fait qu’il avait été occupé à se renseigner sur les mutants de la ville, son palpitant fit un bond dans sa poitrine. S’il prenait sa môme pour une mutante et s’en prenait elle… Bordel, il allait le tuer ! Restait à savoir ce qu’il allait dire à sa propre fille, et ce qu’il valait mieux passer sous silence.
- Mais oui, je connais bien un Camden Baxter. Je le connais plus que bien d’ailleurs. Soupira-t-il en se massant le genou. Je l’ai revu au début du mois, il fait partit du NCA. Ses supérieurs l’on mit sur l’affaire du Poison Prince. On a fait l’école de police ensemble, ça fait plus de trente ans que je ne l’avais pas vu. Nous étions… amis… à l’époque.
Il valait mieux pour l’heure dire une partie de vérité, que toute la vérité tout court. Et si Kaisa voulait en savoir plus, elle n’aura qu’à lui poser des questions. Bien que ce ne soit pas garantit qu’il réponde.
Regardant autour de lui pour vérifier qu’il n’y avait pas d’oreilles indiscrètes dans les parages, il se pencha un peu plus vers sa fille.
- Mais fait très attention s’il te plait. Il m’a dit se renseigner sur les mutants de la ville. Donc il se pourrait qu’il fasse partit des traqueurs. Prenant quelques secondes pour prendre la peine de calmer la colère qui lui montait des tripes, le flic flatta en même temps la tête de son chien pour se calmer les nerfs. S’il te refais des problèmes, n’hésite pas à dire qui est ton père. Et quelque soit notre passif, s’il cherche à s’en prendre à toi, je le tue !
A cet instant, le regard qu’il planta dans le siens était inexpressif, tout comme son visage. Seulement emplit d’une détermination sans pareil. Le Howard n’était peut être pas le père des plus présent qui soit, seulement si quelqu’un se targuait de vouloir faire du mal à sa famille, il en devenait assez irrationnel.
- Maintenant est-ce que tu voudrais bien me donner de l’eau, s’il te plait ? »
Bien sûr qu’il voulait en savoir plus sur ce qu’il lui avait dit, sur ce qu’elle lui avait répondu. Mais il n’en dit rien. De toute façon à quoi bon poser la question. Elle le savait très bien.

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Re: [Kaiciane] I’m not fucking old, thinks otherwise…

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